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23° Régiment d'Infanterie de Forteresse

(23° RIF)






Généralités


Le 23° RIF est l'héritier d'une longue histoire militaire, prenant sa naissance avec le Régiment Royal au 17° Siècle. Il s'illustre à la bataille de Fontenoy en 1745 face aux Anglais sous le règne de Louis XV, ce qui lui vaut sa devise. Devenu le 23° Régiment d'Infanterie en 1791, puis la 23° Demi-brigade, il est dissous en 1815 puis recréé en 1820.

Le régiment participe à la guerre de 1870, impliqué dans les batailles de Forbach puis le siège de Metz, où il est capturé.

Recréé en 1872, il stationne dans le nord de la France puis à Bourg-en-Bresse. Avant la première guerre mondiale, il participe aux combats de la guerre franco-chinoise de 1881-85 dans le Tonkin qui permit la colonisation de l'Indochine.

Régiment de la 41° DI lors de la grande guerre - avec le 133° RI qui deviendra lui aussi un régiment de forteresse plus tard -, il participa aux batailles du Hartmannwillerskopf (1915), de la Somme (1916) et du Chemin des Dames, Soissons et Chateau-Thierry (1917) puis enfin aux batailles de l'Aisne, la Lys et Escaut en 1918. Le régiment monte ensuite la "garde au Rhin" à Düsseldorf en Allemagne jusqu'à l'été 1919 puis retourne à Bourg-en-Bresse. En Mars 1923, suite aux difficultés mises par l'Allemagne à régler ses dommages de guerre à la France, le régiment retourne en Allemagne à Coblence dans le cadre d'une occupation renforcée de la Rhénanie. Le régiment est finalement rapatrié en 1928 et dissous. Un mois plus tard, devant les protestations soulevées par la dissolution, le 166° RI basé à Mayence reprend le nom de 23° RI et le drapeau du régiment. Le nouveau 23° RI demeure dans la Ruhr et à Coblence jusqu'en Octobre 1929, date de son retour en France pour s'installer à Haguenau et Wissembourg.


Insigne du 23° RI de RF





Insigne du 23° RI de RF
Insigne créé en 1935, avec la devise "Ce ne sont pas des hommes, ce sont des lions". Il en existe deux versions, l'une avec l'indication "Regt. de la Lauter", l'autre avec "Alsace" simplement, datant de la re-création du régiment entre 1945 et 1948.


En Avril 1933, le 23° RI est transformé en 23° RI de Région Fortifiée (RI de RF) et se voit doté d'un 4ème et d'un 5ème bataillon, tous deux de campagne. Il constitue avec le 153° RI de RF l'ossature de la RF de la Lauter . La réorganisation des troupes de forteresse d'Aout 1935 entraine la dissolution des IV et V/23° RI de RF, basés à Wissembourg et Mutzig, et entraine le changement de structure de la nouvelle unité, qui devient le 23° RIF, à trois bataillons, et prend le nom de "Régiment de la Lauter". Un 4ème bataillon est recréé en Avril 1936 et basé à Oberhoffen.

Cette structure de temps de paix demeurera peu ou prou la même jusqu'à la guerre, à la création près des six CEO (Compagnies d'Equipages d'Ouvrage) au 1er Janvier 1938. Les trois premières CEO sont affectées au I/23° RIF de Drachenbronn, et les trois autres aux trois bataillons suivants basés à Oberrödern, Soufflenheim et Oberhoffen.




Organisation de temps de paix : 1938-39


Le 23° RIF est un régiment à quatre bataillons, trois de type forteresse et un de type mitrailleurs. Il occupe la totalité du SF de HAGUENAU , entre le 37° RIF ( SF des VOSGES ) et le 172° RIF ( SF du BAS-RHIN ).

Le régiment est commandé de 1936 à 1939 par le Col L. SENSELME, qui prend à la mobilisation le commandement de l'infanterie du SF de HAGUENAU. Sous les ordres du colonel, on trouve dans l'état-major:
- Lt-Col RETHORE, qui commande le sous-secteur de HOFFEN et prendra à la mobilisation le commandement du 79° RIF.
- Lt-Col BLANLOEIL, qui commande le sous-secteur de SESSENHEIM et prendra à la mobilisation le commandement du 68° RIF.


I° Bataillon du 23° RIF - Sous-secteur de PECHELBRONN

- Commandant : CB Pierre DAVID
Intègre les CEO n°1, 2 et 3


II° Bataillon du 23° RIF - Sous-secteur de HOFFEN

- Commandant : CB Marie HENRY. Le bataillon est basé à Haguenau, caserne Aimé jusque début 1939, puis rejoint le casernement de OBERROEDERN.
Intègre la CEO n°4


III° Bataillon du 23° RIF - Sous-secteur de SOUFFLENHEIM

- commandant du bataillon et du sous-secteur : CB Bernard LECOT, bataillon caserné à Haguenau, caserne Aimé.
Intègre la CEO n°5


IV° Bataillon du 23° RIF - Sous-secteur de SESSENHEIM

- Commandant : CB Clotaire CANNET.
Intègre la CEO n°6




Organisation de temps de guerre : 1939-40


Le régiment de temps de guerre est formé le 21 Aout 1939 à partir du III/23° RIF d'active, et de réservistes mobilisés par le CMI 202 (Mutzig, Pouxeux, Haguenau - 20° Région Militaire). Au même moment, les I, II et IV° bataillons du 23° RIF de temps de paix donnent naissance respectivement aux 22°, 79° et 68° RIF. Le 23° RIF est un régiment à deux bataillons, occupant les deux quartiers du sous-secteur de SOUFFLENHEIM. A sa gauche se situe le 79° RIF, et à sa droite le 68° RIF.

Le PC régimentaire est installé à SOUFFLENHEIM , au camp de sureté.

Commandement : Lt-Col Maurice LEFEVRE, nommé le 22 Aout 1939.

Chef d'Etat-Major : CB Frédéric de GUAY de NEXON jusqu'au 15 Avril 1940 puis CB Bernard LECOT.
Officier de renseignement : Lt Armand GRILLOT à partir du 16 Novembre 1939.
Officier Z : Lt FALLOT puis Lt Bernard COCHON de LAPPARENT a/c du 18/01/1940
Officier transmissions : Lt Robert MERCERON
Officier de renseignements : Lt JACQUEMET puis S-Lt Lucien LENFANT (adjoint : Asp Roger BROGGI)
Officier de liaison : S-Lt (TT) Alexis ORNAC
Médecin chef : Médecin-Cdt Paul DUHART
Pharmacien : Pharmacien-Lt Henry BERTRAND
Vétérinaire : Vétérinaire S-Lt Charles REICHENSHAMMER

- Cie de commandement : Cne André HOCHARD (avec le Lt MERCERON)
- Groupe Franc de régiment : Lt GUILLET, puis Lt Jean RATHERY (tué le 23 Mai 1940), puis Lt JEANDET (grièvement blessé lors d'un accrochage le 5 Juin 1940) et enfin, Lt Michel BERTRAND. Ce groupe-franc est créé le 18 Janvier 1940, conformément aux ordres du 12° Corps d'Armée (Gal DENTZ).

Le Régiment est composé de deux bataillons à 3 CM et une CEFV. A ceci se rajoute deux CEC/CEO et un bataillon d'instruction, le XXI/23° RIF.


I° Bataillon du 23° RIF - Quartier de HATTEN


- Commandant : CB Pierre PARIS, puis Cne Ernest MACHERE à partir du 24 Mai 1940, avec PC à l'abri CORF de HATTEN.

- Adjudant-Major : Cne de FELICONDE jusqu'au 26 Janvier 1940 (muté au 24° CA), remplacé le 16 Février par le Cne Ernest MACHERE du XXI/23° RIF, qui restera jusqu'au 24 Mai 1940.

- Officier de détail : Lt Louis SCHWAB
- Officier approvisionnement : Lt Jules VIRY
- Officier Z : Lt Pierre VALENTIN
- Officier pionniers : Lt ESMELIN puis Sgt MASSIOS le 17/11, puis Lt Maxime BOEGLEN à partir du 19 Mars 1939, transféré depuis le 39° Pionniers avec sa section.
- Officier transmissions : Lt MAZILLY jusqu'au 6 Novembre 1939 puis Lt Pierre JAQUEMET
- Officier renseignements : Lt GUTTER puis S-Lt Jean MESSY
- Médecin chef : Médecin-Lt Louis STERVINOU

- CM1 : Lt Jean-Louis GOYAUX, qui occupe le sous-quartier de HATTEN (Nord) (chefs de section : Lt Jean DEFRESNE - SM1, Lt LUX - jusqu'au 4 Avril, muté à la Courtine ensuite - et Bernard de LAPPARENT. Ce dernier quitte la CM1 le 18 Janvier 1940 pour l'EM du RIF, S-Lt Pierre Le VEZO, Asp Antoine COLONNA d'ISTRIA - SM3, Sgt-C CARFIS).
- CM2 : Lt Armand GRILLOT, qui passe le 16 Novembre 1939 officier de renseignement du RIF, puis Cne (TT) André ESMELIN (chefs de section : Lt CHARTON - jusqu'au 2 Avril 1940 -, Lt Michel BERTRAND, Jean JACOBERT, S-Lt MENASSE, Adj-C Jean GOURIOU), occupant le sous-quartier de la SAUER (Sud).
- CM3 : Cne (TT) Louis FROMONOT (chefs de section : Lt BARTHELME, Jean RATHERY +, VIRY, S-Lt MESSY puis S-Lt (TT) Alfred RIETH), occupant le sous-quartier d'ASCHBRUCH (Centre).
- CEFV n°1 : Lt puis Cne (TT) HENRY, muté au HOCHWALD le 18 Mai 1940 et remplacé par le Lt Armand GRILLOT (chefs de section : Lt Marcel BERGER, Maurice BRIQUE, Rémy RONTCHEVSKY - envoyé comme instructeur à Mutzig le 7 Mars 1940 -, Marie-Joseph MEYER - jusqu'au 16 Février 1940, date de son transfert à l'EM du II/23° RIF - et Asp Eugène MULLER), avec PC à la maison forestière de Rittershoffen.

- CEC n°5 : Cne Jean BERTRAND, avec PC à l'bri CORF d'HATTEN (Lt FERRASSE qui sera muté le 27 Novembre à la CEC n°6 et promu capitaine TT, commandant de la CEC n°6. Lt Herbert GILGER, S-Lt BARTHELD).

- CHR n°1 : Cne Victor DESHAYES (Lt Jean MESSY, Pierre VALENTIN, Pierre JAQUEMET)


II° Bataillon du 23° RIF - Quartier de SOUFFLENHEIM


- Commandant : CB Bernard LECOT puis CB Frédéric de GUAY de NEXON au 15 Avril 1940, avec PC à l'abri CORF de SOUFFLENHEIM.

- Adj-Major : Cne Maurice BETTON, commandant l'EM du bataillon

- Officier de détail : Lt Pierre ANDRE
- Officier approvisionnement : Lt Pierre CAGNIART
- Officier Z : Lt Pierre BROISTEDT
- Officier pionniers : Lt FRIBOURG puis S-Lt Basile BOUDIER
- Officier transmissions : Lt Marie Joseph MEYER à compter du 16 Février 1940.
- Officier renseignement : Lt Jean WEILL
- Médecin chef : Médecin-SLt Jean MILOT

- CM5 : Cne Gérard ZIMMERMANN (Lt GUILLOT, Jean ALTORFFER, Ernest TERRISSE, Jean VIRION - muté le 22 Décembre 1939, S-Lt (TT) Roger MAZETIER)
- CM6 : Cne GAZEAU jusqu'en Décembre 1939, puis Cne Ernest MACHERE jusqu'au 16 Février 1940 puis Cne Albert MENS (Chefs de section : Lt Antoine KOPP, Laurent DUPRE-LATOUR, Marie Joseph STURZER)
- CM7 : Cne André HOCHARD puis Cne Jean GUTTER (chefs de section : Lt Charles BESNARD, Jean-Paul STREICHER, Rodolphe SCHNEIDER)
- CEFV n°2 : Cne de FELICONDE, puis Lt JEANDET (chefs de section : Lt Albert MENS - qui passera capitaine (TT) et chef de la CM6 au 16 Février, Lt Pierre MATTE, Gérard ZIEGEL, Lucien DOUVIER, S-Lt BECK, Asp Alfred BIPPUS)

- CEC n°6 : Cne HOUDOY, puis au 27 Novembre 1939, Cne Henri FERRASSE (officiers : Lt Herbert GILGER jusqu'au 27 Novembre puis muté à la CEC n°5, S-Lt Octave JOLY, S-Lt (TT) Emile RATELADE)

- CHR n°2 : Cne Louis MAGNARD


XXI° Bataillon du 23° RIF (bataillon d'instruction)


- Commandant : CB Edouard RAUGEL.

Le bataillon est positionné en arrière de la LPR, entre le HOCHWALD et Hoffen.


Autres officiers listés à l'effectif du RIF :
- Sous-lieutenants, chefs de section : Henri BURTHELD, Raphael MENASSE
- Aspirants, chefs de section : MONT, SAUER




Histoire 1939-40


La mobilisation se déroule du 21 Aout 1939 (arrivée Echelon A) au 10 Septembre 1939 (arrivée sur site de la CHR1). A cette date, le régiment comporte 368 sous-officiers et 2430 caporaux et hommes. Il dispose de l'équipement suivant :
- 236 chevaux, essentiellement de trait.
- 114 remorques hippo.
- 40 camionnettes et 7 camions.
- 13 chenillettes
- 2 side-cars et 31 motos.
- 87 bicyclettes...

La période post déclaration de guerre est calme et est principalement dédiée à l'organisation et au développement des positions fortifiées. Peu d'événements marquants en ce début de campagne, si ce n'est, le 22 Novembre 1939, la chute d'un Messerschmitt allemand abattu par la chasse qui s'écrase près de RITTERSHOFFEN 2. Le pilote, tué sur le coup, est enterré le lendemain.

Le reste de l'automne et de l'hiver est rythmé par les travaux sur la position et les descentes en arrière à Haguenau des sections du régiment à tour de rôle pour se reposer.

- 5 Mars 1940 : deux blessés dans des échanges de coups de feu à la frontière : le Sgt-C Henri DESHAIS à Lauterbourg, et le soldat J. BOGNER à Niederlauterbach.

- 4 et 20 Avril 1940 : Comme plusieurs RIF à la même époque, le 23° doit échanger avec des RI locaux (307° et 290°) une bonne centaine de jeunes soldats des classes 37-38 contre un équivalent d'hommes provenant de classes plus anciennes, qui sont à former aux spécificités des troupes de forteresse.

- 10-11 Mai 1940 : Attaque allemande en Belgique, Luxembourg et Pays-Bas. Ordre d'occuper les positions de combat et montée en ligne des éléments de renforcement (56° RI). Rappel des permissionnaires et troupes au repos à Haguenau.

- 14-16 Mai 1940 : Bombardements de la position par l'artillerie ennemie (lisières N de Hatten, etc). Les positions frontières sont abandonnées sur ordre, avec repli sur la ligne d'AP. Le 16, le pont du Seltzbach à Niederroedern est détruit sur ordre.

- 19 Mai 1940 : des PA de la position sont mitraillés par l'aviation allemande. Au PA2, le soldat BARTONMEYROUX et le Sgt-C DAMOISEAU sont blessés. Les bombardements se poursuivent sur les AP.

- 20 Mai 1940 : la CM3 du I/23° RIF (Lt Louis FROMONOT) relève le 223° RI sur les avant-poste du Seltzbach. Ces AP seront régulièrement attaqués et bombardés jusqu'au 25 Juin mais résisteront jusqu'à l'armistice.

- 23 Mai 1940 : le corps-franc du régiment, tenant les alentours de la ferme de Neugartenhof, est violemment attaqué par l'ennemi. Le Lt Jean RATHERY, commandant le CF et issu de la CM3, est tué lors de ces combats par suite de blessures d'éclats d'obus au côté droit, et remplacé par le Lt Marc JEANDET.

- 24 Mai 1940 : un petit bataillon de marche supplémentaire est créé pour occuper l'avancée du Seltzbach (lisières nord de la forêt de Haguenau) à partir d'éléments des 23° et 68° RIF. La composition de ce bataillon est la suivante :

- commandement : CB Pierre PARIS (remplacé par le Cne MACHERE au I/23°), avec pour adjoint le Lt RONCHEVSKY, avec PC à l'Eichelgarten.
- 1ère CM : Cne Louis FROMONOT, avec 2 sections de mitrailleuses issues des CM1 et CM2 du 23° et 2 sections FV des CEFV n°1 et CM3
- 2ème CM : Cne Albert MENS, avec 2 sections de mitrailleuses et 2 sections FV du II/23° RIF
- une section de 25mm de la CEFV n°1 et un groupe mortiers du II/23° RIF


Ce nouveau bataillon, représentant 300 hommes, occupe un quartier créé spécifiquement (Quartier Niederroedern) à 3 sous-quartiers : Côte 194 (CM FROMONOT), Niederroedern (CM MENS), Geriethmuhl et est appuyé par le groupe-franc du régiment. Le lendemain, le retour en ligne de deux compagnies du 223° RI permet à la CM FROMONOT de se décaler vers l'est est créer un 4ème sous-quartier aux lisières de la forêt de Seltz, partiellement armé avec des 25mm d'une CEFV du 68° RIF.

- 31 Mai 1940 : le poste avancé de Schaffhouse-près-Seltz repousse à la grenade une patrouille allemande. Le soldat DURRENBACH de la CM1 est blessé par des éclats et un assaillant est capturé.

- 2 Juin 1940 : tentative ennemie de coup de main sur la Neugartenhof, repoussée par les éléments de l'avancée du Seltzbach.

- 5 Juin 1940 : Le Corps-franc du régiment est envoyé en reconnaissance offensive de Niederroedern vers Eberbach. Il est attaqué par l'ennemi alors qu'il patrouille au nord-ouest de Schaffhouse-près-Seltz. Lors du repli, son chef, le Lt Marc JEANDET, est blessé sérieusement à la jambe. Il peut être évacué grace à l'action retardatrice déterminante du Sgt-C Joseph ALLEGRE et du Sgt Emile BISSUTIL, lui-même blessé dans l'affaire avec le Sgt DUBUISSON et le soldat VIARD. Le soldat Jean CUNY, de la CHR1, est tué par balle lors de l'échange, et une dizaine d'hommes sont faits prisonniers. Le corps franc est finalement dégagé par une action de la section du Lt DUPRE-LATOUR (CM6).

- 11 Juin 1940 : la casemate de SELTZ, sur le Rhin est attaquée par le Nord au petit matin et prise à partie par l'artillerie ennemie et le feu des blockhaus allemands depuis l'autre rive du Rhin. Attaque sans succès : l'ennemi se retire avec des pertes et la liaison avec la casemate est rétablie.

- 13 Juin 1940 : Ordre de repli, lié à la situation catastrophique du front à l'ouest et en Champagne, de l'essentiel de troupes de forteresse de la ligne Maginot. Dans la nuit du 12 au 13 Juin, toute l'artillerie de renforcement du régiment est retirée, puis le 279° RI qui tenait les AP de la position et qui sont repris par les sections du bataillon PARIS. Dans la journée, un bataillon de marche du 23° RIF est formé, à partir principalement du II/23° RIF, pour prendre part - avec le XXI/23° RIF, lui aussi retiré - à la division de marche REGARD. Cette division, composée d'éléments provenant de l'ensemble des régiments du SFH, doit se déplacer entre Nuits sur Ravières et Chaumont pour y bloquer l'avance allemande. Le bataillon de marche du 23° RIF - 1100 hommes - est commandé par le CB de GUAY de NEXON et se compose de la CM1 du I/23° RIF, du II/23° RIF sauf la CM6 qui reste sur place, et de la quasi totalité des canons de 25mm du régiment.

Le bataillon de NEXON quitte Soufflenheim vers 23h pour se rendre à la gare de Haguenau, où il doit rejoindre le XXI/23° RIF. Le train automobile du bataillon de marche, commandé par le Lt CAGNIART, part de son côté.

- 14 Juin 1940 :
* Sur la LPR: le front se réorganise suite au départ du II/23° RIF renforcé : la CM2 envoie des sections renforcer le front dans la forêt de Haguenau et garder les DMP laissés (2 à 4R6bis, 2R6 et 7R6). Le CR d'Aschbach, tenu par des éléments du I/23°, est abandonné faute de troupes pour le tenir. Enfin, le quartier de Niederroedern (Bataillon ad-hoc du CB PARIS) est ramené à deux sous-quartiers : Niederroedern et Bois de Seltz.
* Bataillon de NEXON : du fait du manque de trains de transport de troupe, au lieu de partir dans la nuit du 13 au 14 le groupement stationne à Haguenau toute la matinée et ne quitte la gare que vers 13h30. Une seule rame de 53 wagons est prévue, ce qui oblige à tout tasser et à laisser du matériel sur place. La première partie du voyage se passe cependant bien, St Dié est atteint à 21h.

- 15 Juin 1940 :
* Sur la LPR : l'ennemi attaque à l'aube la cote 194 au nord de Niederroedern, tenu par des éléments de la CM7. Plusieurs blessés sont à déplorer, ainsi que quatorze hommes portés disparus ou capturés. Cette même attaque entraine la capture d'une quinzaine d'hommes de la CEFV n°2 au Neugartenhof, juste à l'est de la cote 194. Ces AP se replient sur le Seltzbach autour de la Gerietmuhl, entrainant le repli partiel des AP à l'Est, vers Schaffhouse, pour garder la liaison. Les destructions du Kubelmuhl sont actionnées sur ordre après le retrait des derniers défenseurs de la cote 194. Dans l'après-midi, le village de Schaffhouse est partiellement pris par l'ennemi.
* Bataillon de NEXON : le train du bataillon de marche est bloqué à 5h de matin à Arches, dans un embouteillage indescriptible de trains de tous types et provenance. Avançant lentement, il atteint Epinal - 6 km plus loin... - à 10h. Plusieurs voies étant détruites ou bloquées, le train prend à 14h la direction Is sur Tille via une voie secondaire passant par Jussey. La rame est bombardée, occasionnant quelques blessés sans pour autant arrêter le mouvement, et atteint Darney à 18h.
* XXI/23° RIF : le bataillon, commandé par le CB RAUGEL, parvient enfin à embarquer dans deux dernières rames à Haguenau.

- 16 Juin 1940 :
* Sur la LPR : Le régiment reçoit simultanément la note de la 5° Armée du 14 Juin aux troupes de forteresse leur demandant de se préparer à détruire les ouvrages et se replier et celle du 15 Juin donnant contrordre du fait de la percée allemande en Sarre. L'information de cette percée amène le 23° RIF à devoir envisager de se protéger sur ses arrières. La CHR n°1 et la section de pionniers sont placées à l'ouest de Hatten, en défense vers le Sud-Ouest et vers Rittershoffen. Dans la soirée, le village de Nierroedern est occupé par l'ennemi et l'AP de Kubelmuhle est progressivement encerclé.
* Bataillon de NEXON : le train du bataillon atteint enfin le triage de Port-Atelier à 5h et prend la voie de Chalindrey. Les informations annoncent les allemands à Chaumont et Langres. Le parcours initiale étant compromis, le train oblique vers le Sud. 7h : passage in-extremis à Port sur Saone, juste avant le début du combat de la prise de cette ville. Les polonais tenant Port sur Saone font sauter les ponts et l'un des trains derrière celui du 23° RIF est en feu.
Le train finit par rejoindre Vesoul après avoir été à nouveau bombardé à Vaivre. Il est suivi à faible distance par une train du 68° RIF sur lequel se trouve le Lt-Col BLANLOEIL. Le bataillon retrouve par hasard à 14h à la gare une partie (le reste s'est perdu à Lure) du train automobile, arrivé par la route avec le Lt CAGNIART. A 14h, le CB de NEXON est convoqué à la prefecture par le Cdt EON, de l'EM de la 8° Armée, pour y recevoir l'ordre de débarquer du train et de prendre part à la défense de la ville. Le bataillon débarque dans des conditions dantesques (la ville est déjà canonnée) et s'installe sur les abords nord-ouest de la ville.
Pendant le débarquement, le conducteur du train panique du fait des bombardements et profitant de la confusion, met toute vapeur et fait partir le train avec une grande partie de l'équipement du bataillon, ses vivres, et une centaine d'hommes et affectant gravement le potentiel de combat du bataillon alors qu'il se trouve déjà au contact.
Le bataillon est finalement placé sous le commandement du Lt-Col BLANLOEIL et regroupé avec le bataillon du 68° RIF et quelques éléments polonais se battant là, comme éléments du Groupement DULUC.
* XXI/23° RIF : les rames du bataillon arrivent dans la soirée à Schirmeck mais doivent stopper là du fait de la destruction de la voie ferrée. Le bataillon débarque et se met à disposition de la 54° DI (Gal CORADIN), déjà sur place, qui donne l'ordre d'aller prendre position au col de Ste Marie aux Mines, à 30 kilomètres de là.

Ailleurs au même moment : la 7° Armee allemande a franchi le Rhin la veille et débute son déferlement dans la plaine d'Alsace après avoir percé les défenses de la ligne des villages.

- 17 Juin 1940 :
* Sur la LPR : infiltrations ennemies à l'Est de Stundwiller et au Nord du Seltzbach, vers l'Ouest. Contact est pris à l'AP de Kubelmuehle. Sur ordre du commandement du SFH, le PC du régiment et la compagnie de commandement se transportent à l'abri de SOUFFLENHEIM .
* Bataillon de NEXON : les combats autour puis dans Vesoul durent toute la nuit, les allemands profitant de l'obscurité pour s'infiltrer et faire tomber les points de résistance. La colline surplombant la ville et ses flancs sud-ouest, tenus par les CM1 et CM5, est prise au petit matin. La CM1 est ainsi presque encerclée vers 7h. La CM7 organise les bouchons aux carrefours principaux menant au centre. Le 68° RIF, à bout de munitions, est capturé à l'ouest de la ville, et l'ordre est donné de décrocher sur Lure. La CM1, encerclée et qui déplore 10 tués et 15 blessés, est capturée permettant tout de même aux restes du bataillons (CM5 et CM7) de se replier vers le pont de Frotey. Les combats d'arrière garde sont cependant violents, occasionnant des pertes, dont le décès du Lt KOPP de la CM5. Une section de chars R35 restée en arrière permet cependant la protection du mouvement vers Calmoutier. Là, aidé par des éléments du 69° RA - lui aussi parti de Haguenau, mais par route - qui prête des camions, le bataillon - réduit à 300 hommes et 11 officiers - peut se replier sur Lure, atteint vers 13h. La situation est sérieuse : l'armement fait défaut, il ne reste qu'un canon de 25mm qui a pu être accroché à un char R35 et quelques FM. Le repos est de courte durée car les allemands arrivent sur Lure vers 19h : les restes du bataillon reprennent les armes et se placent en défense à l'entrée de la ville avec les 75mm du 69° RA.
* train isolé du bataillon NEXON : des rapports de prisonniers donnés au chef de bataillon montrent que le train, après avoir quitté Vesoul, a traversé Lure sans s'arrêter, puis Belfort, Montbéliard et enfin St Hippolyte. Le matériel et la centaine d'hommes sont récupérés par une unité de Spahis et passeront en Suisse où ils seront internés.
* XXI/23° RIF : le bataillon effectue à pied son mouvement vers le col de Ste Marie.

Au même moment : les blindés allemands arrivent à Besançon puis à la frontière Suisse. La nasse est refermée.

- 18 Juin 1940 :
* Sur la LPR : dans la soirée, attaque de l'AP de la ferme de Kubelmuehle (Adj-C MERIAUX) entre Niederrödern et Buhl. Un blessé à déplorer dans le bloc, et vingt hommes sont capturés ou disparaissent. L'AP est pris, et le pont de Gerritmuehl saute à 23h30.
* Bataillon de NEXON : l'ennemi débute le bombardement de Lure à partir de 8h du matin. Vers 10h le 23° reçoit l'ordre de repli avec les artilleurs vers Melisey (vallée de Servance). Ce mouvement se passe en bon ordre, mais sans réelle pression ennemie. En fin d'après-midi, un nouvel ordre de repli vers Servance est donné, pour permettre un rétablissement de lignes de défense avec l'autre colonne du Groupement DULUC, au nord de là à Faucogney.
* XXI/23° RIF : les positions au col de Ste Marie aux Mines sont installées dans la nuit du 18 au 19 Juin, sur la crête entre le col et les Chaumes de Lusse. La liaison à gauche est assurée avec le 307° RI et à droite avec le 330° RI. Le 18, Ste Marie aux Mines tombe aux mains des allemands.

- 19 Juin 1940 :
* Sur la LPR : à gauche du régiment, les casemates d'Oberroedern sont approchées. L'aviation ennemie bombarde les positions alors que la ligne de blockhaus des Vosges est percée, augmentant le risque d'attaque par l'arrière à terme.
* Bataillon de NEXON : Le bataillon est en défense à l'entrée de Servance côté Melisey, avec ordre de décrocher vers le col de Croix dés le contact pris. Les éléments de pointe allemands arrivent à midi, et sont repoussés. Ceci entraine cependant le nouveau décrochage du bataillon, qui se positionne sur le col de Croix et au fort de Chateau-Lambert mitoyen avec des éléments épars (chasseurs pyrénéens, pionniers, une section de R35...). La mission est de tenir là sans esprit de recul pour permettre le regroupement des troupes françaises dans la vallée de la Moselle.
Le combat débute par un bombardement au gros calibre et par des chars placés en contrebas du col. La destruction de la route est activée mais les trois chars de la section de R35 sont détruits. Entre repli incontrôlé de certaines troupes, capture des autres, infiltrations par la forêt, les défenseurs, rapidement réduits à une poignée, se regroupent dans la soirée sur un sommet au nord du col.
- XXI/23° RIF : les positions du bataillon sont attaquées par les allemands. Au nord, le 307° RI est enfoncé, entrainant le débordement du XXI/23°. Le bataillon demeurera cependant là pendant les jours suivants, encerclé et peu à peu repoussé vers le col par les infiltrations et attaques ennemies.

- 20 Juin 1940 :
* Sur la LPR : Attaque frontale sur les casemate d'Aschbach et d'Oberroedern. Le village de Hatten est bombardé violemment par l'artillerie. Les allemands sont à Haguenau. Un bataillon du 70° RIF remonté du sud, d'une compagnie du 81° BCP, et des éléments du 68° et 23° RIF se positionnent vers l'arrière sur une ligne Rhin-Soufflenheim-Niederbetschdorf au travers de la forêt de Haguenau. Le PC de ce groupement, commandé par le CB GERBET du 70° RIF, s'installe à l'abri de KOENIGSBRUCK .
* Bataillon de NEXON : Le Lt-Col BLANLOEIL est capturé avec l'EM du 69° RA dans la nuit du 19 au 20 sous le col de Croix, déjà débordé. Au même moment, sans liaisons, le groupe du CB de NEXON descend vers Ramonchamp, y passe le pont sur la Moselle juste avant sa destruction, puis se dirige vers le Thilliot, abandonné, puis vers le Menil. Passant ensuite par la montagne alors que les combats se déroulent au Ménil, la groupe atteint Saulxures à 16h. Les allemands en provenance du Rhin sont à Cornimont... à 5 km l'est de là. Quasiment encerclé, le groupe monte plein nord vers les sommet du Haut du Roc pour s'y retrancher. Il restera là jusqu'au 23 Juin, entièrement encerclé, mais ignoré par l'ennemi.

- 21 Juin 1940 :
* Sur la LPR : Dans la nuit du 20 au 21, le village de Rittershoffen est cédé au 23° RIF qui l'occupe avec des éléments du Génie. Les sections GOURIOU et JACOBERT, prélevées sur la Sauer, se regroupent à Hatten. L'ennemi est signalé sur les arrières et à 14h, il aborde Rittershoffen, qui est rapidement occupé dans l'après-midi, sans combats. Par contre, le poste de la Sandmuehle au sud du village résiste et interdit l'entrée dans la forêt. Les sections BRIQUE (CEFV n°1) et MASSIOS (Pionniers), envoyées sur les lisières du village, sont repoussées et partiellement capturées. Le village de Hatten est alors attaqué à partir de Rittershoffen et il faut le soutien d'une section du Groupement GERBET pour stopper la progression allemande. Les combats acharnés se traduisent par la capture d'un officier, trois sous-officiers et 25 hommes de la CEFV n°1 et de deux sous-officiers et 26 hommes de la CM2.
* XXI/23° RIF : les positions tenues sont désormais limitées à une ligne Wisembach-Col de Ste Marie, orientée vers le Nord. Le 330° RI assure toujours liaison sur la droite. Durant cette période de trois jours, du fait du contournement des positions par le Nord la CHR du bataillon est capturée par surprise en arrière du bataillon.

- 22 Juin 1940 :
* Sur la LPR : Toujours une forte pression ennemie sur Hatten à partir de Rittershoffen. A l'opposé du secteur, une forte colonne motorisée est arrêtée en forêt de Haguenau au niveau de la MF d'Eberbach. Une autre infiltration à 800m au S-E de la MF de Rittershoffen est stoppée dans l'après-midi. Une attaque en force dans la nuit du 22 au 23 et des infiltrations aux lisières de Hatten sont repoussées. Dans la soirée, le Groupement GERBET replie ses forces vers l'Est sur une ligne Hatten, Rd-point du Rendez-vous de Chasse, route Betschdorf-Soufflenheim. Les DMP de la ferme d'Eberbach et du pont de Schirrhoffen - interdisant les approches de Soufflenheim - sont actionnés.
- XXI/23° RIF : le bataillon reçoit l'ordre de déposer les armes (ordre général n°40 de la 3° Armée) et de redescendre dans la vallée pour se constituer prisonnier.

- 23 Juin 1940 :
* Sur la LPR : Les PA 1, 2 et 5 du village de Hatten sont bombardés. Attaque générale sur l'arrière du sous-secteur à partir de Rittershoffen et via des infiltrations en forêt de Haguenau. Ces attaque sont à nouveau bloquées et repoussées de justesse (quelques éléments ennemis atteignent les réseaux de l'abri de HATTEN mais sont repoussés par une contre-attaque des hommes abrités là. Une nouvelle tentative faite à partir de 17h est repoussée à nouveau.
* Groupe de NEXON : le chef de bataillon de NEXON libère ses éléments alsaciens et lorrains qui sont libres de regagner leurs foyers. Le bruit court que l'armistice est signé.

- 24 Juin 1940 :
* Sur la LPR : Nouvelle attaque vers Hatten, sans succès. Les PA de la gare, du cimetière et de l'église de Hatten sont bombardés. Par ailleurs, dans la forêt de Haguenau, le PA du Rendez-vous de Chasse est pris par l'ennemi et ne peut être dégagé. Les défenseurs à l'entrée Sud-Ouest de Soufflenheim repoussent une attaque venant de Schirrhoffen.
* Groupe de Nexon : Le groupe de NEXON se rend à Cornimont dans la matinée et dépose les armes. Les hommes sont conduits au Tholy le 26, puis Colmar le 27. La captivité débute.

- 25 Juin 1940 :
* Sur la LPR : Le cessez-le-feu entre en vigueur à 1h35. La position reste calme toute la journée, les différents points d'appui tenus étant simplement gardiennés. A ce jour, côté Nord les avant-postes du Seltzbach jusqu'à Schaffhouse sont toujours français, ainsi que la forêt de Haguenau et la plaine d'Alsace entre Seltz et Soufflenheim.

- 26-29 Juin 1940 :
* Sur la LPR : Les positions de combat sont rangées et nettoyées en attendant les ordres. Le départ se prépare dans le calme et l'inaction de l'ennemi.

- 30 Juin-1er Juillet 1940 :
* Sur la LPR : Confirmation est reçue le 30 Juin que les troupes encerclées sur la LPR devront partir en captivité. Le matériel est rangé et les munitions et vivres sont stockées. Le personnel encore dans les avancées est regroupé sur Hatten.

- 2 Juillet 1940 :
Les hommes (39 officiers, 135 sous-officiers et 1259 caporaux et soldats) sont regroupés à 9h30, rendent les armes individuelles et l'armement collectif restant, et sont escortés à partir de 11h vers Haguenau. Les officiers ont autorisation de conserver sabre, pistolet et jumelles... jusqu'à Haguenau où tout est récupéré par les allemands. Les officiers restent jusqu'au moins le 7 Juillet à Haguenau.

Durant la période Septembre 1939 - Mai 1940, le 23° RIF aura été couvert par les 3° RTM et 12° RAD (43° DI jusqu'au 15 Novembre 1939), puis les 126° RI et 41° RAD (23° DI, jusqu'au 15 Février 1940), puis par des éléments de la 16° DI pendant une semaine jusqu'au 23 Février, et enfin les 223° RI, 279° RI et 68° RA (70° DI, jusqu'en Mai 1940).





Rédaction initiale : Jean-Michel Jolas, 07/11/2017 - © wikimaginot.eu

Sources :
- voir bibliographie
- Divers documents du SHD - carton 34 N 52, en particulier document historique du régiment, rapports d'officiers (dont Cdt LECOT), JMO 1934-39 et 1939-40, registres nominatifs,...


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