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MONT des WELCHES - A21

( Ouvrage d'artillerie )









Secteur Fortifié
SFT - SF Thionville

Sous Secteur
Hombourg-Budange

Quartier

Maître d'ouvrage
MIL - CORF

Constructeur
Entreprises civiles

Année
1935

Commune
KEMPLICH (57920)

Lieu-dit / Parcelle
Welschenberg

Coordonnées
49.318675 - 6.408143

Validité information
Verifié

Niveau de réalisation en 1940
Construit

Etat actuel
Incomplet





Notes et informations



CONSTRUCTION, Cout


Le marché de construction (gros oeuvre) a été attribué à la Sté Gianotti de Nice pour un montant de 49 millions de Francs


CONSTRUCTION, Description


L'ouvrage du Mont des Welches est un gros ouvrage d'artillerie CORF comportant sept blocs, dont deux entrées.

Bloc 1:
- 1 tourelle de mortier de 81mm (n° 306)
- 2 cloches G.F.M. type A (FM et mortier de 50)

Bloc 2:
- 1 tourelle de 2x 75mm R32 (n°402)
- 1 créneau pour jumelage mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un un canon antichar 47 mm monté sur bi-rail
- 1 créneau pour jumelage mitrailleuses Reibel MAC 31
- 2 cloches G.F.M. type A (FM et mortier de 50)

Bloc 3:
- 1 tourelle de mitrailleuses Reibel MAC 31

Bloc 4:
- 1 tourelle de 2x 75mm R32 (n° 407)
- 2 créneaux de mortier de 81 mm
- 1 créneau pour jumelage mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un un canon antichar 47 mm monté sur bi-rail
- 1 créneau pour jumelage mitrailleuses Reibel MAC 31
- 2 cloches GFM type A (FM et mortier de 50)

Bloc 5: (Observatoire)
- 1 cloche V.D.P.
- 1 cloche G.F.M. type A (FM et mortier de 50)

Bloc 6: (Entrée munitions, plan incliné)
- 1 créneau pour jumelage mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un un canon antichar 47 mm monté sur bi-rail
- 2 cloches G.F.M (FM et mortier de 50).

Bloc 6 Bis: (Entrée des hommes, en puits)
- 1 créneau pour jumelage mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un un canon antichar 37 mm monté sur bi-rail
- 1 cloche G.F.M. type A (FM et mortier de 50)
- 1 cloche lance grenades.

Les deux tourelles de 75 mm remplacent deux casemates d'artilleries prévues dans les plans initiaux de l'ouvrage.

L'ouvrage du Mont des Welsches présente la particularité d'être construit sur une colline de dimensions réduites. De ce fait, son plan est extrêmement ramassé et l'ensemble des blocs sont directement greffés sur l'ensemble compact des locaux souterrains formé du casernement et de l'usine électrique.


CONSTRUCTION, Fresques ou peintures, grafitis


L'ouvrage ne présente que peu de marquages muraux.

On peut toutefois noter :

Un nombre de "jours au jus" gravés discrètement dans le crépi du bloc observatoire, signés "Razeuback", et datés "1939".

Un portrait féminin, situé dans un local à proximité de l'usine, au dessus d'un établi. Le graphisme et la technique employée pour sa réalisation, ne laissent que peu de doutes sur la période de sa réalisation, vraisemblablement voisine de la fin des années 30. Cette oeuvre est dépourvue de la signature de l'artiste l'ayant réalisée.


DENOMINATION, Dénomination officielle


L'ouvrage est connu sous deux dénominations (hormis son numéro, 'A21'), à savoir 'Mont des Welches' mais également 'Welschenberg', du nom de la colline ou il est construit et intégré.


Durant l'occupation allemande, l'ouvrage sera dénommé Werkgruppe 295 - Welschenberg
Les blocs étaient repérés de a à g


DENOMINATION, Indicatifs et n° d'abonné


Les numéros d'abonnés de l'ouvrage au réseau téléphonique de la fortification Maginot étaient :
- Central principal : 657
- Central de tir : 658
- ...
Source(s) :
SHAT - Carton 33N14



EFFECTIF, Commandement et/ou unité


L'équipage théorique de l'ouvrage du Mont des Welsches était de 522 hommes dont 16 officiers. Il est principalement issu des 164° RIF, 153° RAP et du 202° Bon du Génie.

Le 18 Septembre 1939, l'effectif est de 403 hommes (14 Offs, 56 S/Offs et 333 Hommes). répartis en 133 pour l'infanterie, 185 pour l'artillerie, 82 pour le génie et 3 pour les services de santé. Début octobre 1939, l'effectif total oscille entre 400 et 410 hommes en fonction des relèves puis augmente brusquement à 450 (retour des permissionnaires et du personnel au repos à Kédange) suite à une alerte le 16 Octobre.

Au 21 novembre 1939, l'effectif réel de l'ouvrage est de 496 hommes (19 Off, 61 SO et 416 hommes) réparti comme suit :
- Infanterie :7 Off, 23 SO, 135 hommes
- Artillerie : 10 Off, 26 SO, 197 hommes
- Génie : 1 Off, 8 SO, 63 hommes
- Transmissions : 2 SO, 21 hommes
- Santé : 1 Off, 2 SO

Le décompte final d'effectif fait le 24 Juin 1940 donne 17 Offs, 65 S/Offs et 405 Hommes.


Cdt d'ouvrage : Cne (promu CB au 01 janv 40) TARI.
Officier Adjoint : S-Lt puis Lt TOCABENS
Major d'ouvrage : Lt HOUOT

ARTILLERIE :
- Cdt l'artillerie : Cne REIBELL jusqu'au 01 janv 39, Cne AGOSTINI
- Cdt le SRA : SLt COLMET-DAAGE
- Lt DARAMY, Lt SINGLE, Lt GITTARD,
- Adj SEGUIN, MDL DUPONT

INFANTERIE :
- Cdt l'infanterie : Cne WILLOTTE puis Lt SCHNEIDER à partir d'aout 39
- Lt ROHMER, Asp MICHAUD
- AdC SCHMIDT, Sgt JEANDIN

Blocs de combat
- Cdt le Bloc 1 : SLt WALLON
- Cdt le Bloc 2 : SLt MANGIN
- Cdt le Bloc 3 : ?
- Cdt le Bloc 4 : SLt BARBIER - Lt LASSERRE puis Asp DUCHENE à compter du 25 mai 40
- Cdt le Bloc 5 : Lt TEYSSEIRE
- Cdt l'EH : ?
- Cdt l'EM : S/Lt TOCABENS puis Lt JANISZENSKY

Santé :
- Médecin : Médecin Lt puis (au 01/09/1939) Med-Cne PIERRON, Médecin Auxilliaire MONOD
- Pharmacien : WERNER, Pharmacien auxilliaire DUPUY

Génie :
- Cdt le Génie: SLt VINRICH
- AdC CAMUS, Sgt REPLINGER(Usine), Sgt DENIS (Transmissions)

Autres officiers ayant fait partie de l'équipage à diverses périodes :
- Lt HOLLANDE, Lt PASQUIERS,


EQUIPEMENT, Electrique


En temps de paix, l'ouvrage maginot du Mont des Welches est alimenté par le réseau civil. Un poste de transformation extérieur situé prés de l'entrée hommes assure l'alimentation nécessaire à l'entretien et la surveillance de l'ouvrage.

En temps de guerre, l'alimentation est assurée par une ligne haute tension enterrée réalisée en 1939 par le 435° Rgt de Pionniers. Cette ligne alimente un poste de transformation installé dans les locaux souterrains de l'ouvrage à proximité de l'usine. Ce poste est un rajout fait dans le cadre du programme 'd'alimentation des ouvrages par l'arrière' entrepris à la fin des années 1930.

Une usine électrique dotée de quatre groupes électrogènes à moteur diesel trois cylindres SGCM type GVU 33 d'une puissance de 120 CV assure la fourniture électrique en cas de disparition du réseau civil.

Un groupe auxiliaire diesel mono-cylindre CLM 1PJ65 assure l'éclairage de l'usine et la production de l'air comprimé nécessaire au démarrage des groupes SGCM.

En raison de la relative compacité de l'ouvrage sur le plan occupation des sols, il est dépourvu de traction électrique pour le matériel ferroviaire intérieur, à l'exception du treuil du plan incliné.


GENERALITES, Spécificités


L'OS A MOELLE

Lors de la visite que Georges VI fit dans le SF de Boulay au mois de décembre 39, il a entre autres visité l'ouvrage du Mont des Welches où il était invité à manger.

En arrivant à l'entrée de la salle à manger, Georges VI marque un léger temps d'arrêt et fixant d'un regard surpris le mur qui lui fait face, demande en français :
- A quoi sert cette chose ?

La chose en question est un énorme os à moelle que les officiers du Mont des Welches, admirateurs du chansonnier Pierre Dac, ont accroché au mur de leur popote avec ces mots ' Viens-y donc, tu verras que c'est un os trop dur à croquer '

Le Capitaine Tari commandant l'ouvrage lui répond: '
- 'C'est le fétiche de l'ouvrage, Majesté. En france, lorsque l'on échoue dans une entreprise, on dit être tombé sur un os.
Dans le même esprit, les Allemands sauront qu'en attaquant le Mont des Welches, ils tomberont sur un os'

Source : Roger Bruge 'Faites sauter la Ligne Maginot', page 95-96

NDR : Le 13 mai 1938, Pierre Dac crée le journal satirique L'OS À MOELLE qu'il présente alors comme 'l'organe officiel des loufoques'. Ce journal tirant chaque vendredi à prés de 400 000 exemplaires paraitra jusqu'au 31 mai 1940,


ETAT ACTUEL , Etat - utilisation actuelle


L'ouvrage à vu, avec l'accord de l'état défense, certains de ses équipements prélevés au bénéfice d'associations de sauvegarde du patrimoine fortifié 'Maginot'.

Par la suite, l'ouvrage ayant subit de nombreux actes de pillages et vandalisme, les entrées ont été merlonnées (remblai de terre) dans les années 1990 par l'état défense afin d'en interdire l'accès.


HISTORIQUE, Chronologie


- Le 21 Aout 1939 au soir, l'échelon A de l'effectif de l'ouvrage se met en place (172 offs, ss-offs et hommes). Le Cne TARI rejoint l'ouvrage le lendemain matin et en prend le commandement, tenu par le Cne AGOSTINI par intérim. Les échelons B1 et B2 arrivent à l'ouvrage entre le 24 et le 26 Aout.

- 3 Septembre 1939 : déclaration de guerre. L'ouvrage est en ordre de combat. Des travaux de dégagement des champs de tir, d'achèvement du réseau de barbelés et de débroussaillage des blocs sont menés.

- 14 Septembre 1939 : visite d'inspection du Gal SIVOT, commandant la RFM, suivie de deux jours plus tard de celle du Col BESSE, commandant le SF de Boulay.

A partir de septembre 1939 et jusque début mai 1940, l'ouvrage sera visité à de nombreuses reprises par des personnalités politiques et militaires étrangères.

- 2 Octobre 1939 : visite d'un groupe d'officiers et journalistes américains à l'ouvrage. Ils repartent fort impressionnés.

- 8 Octobre 1939 : le Lt-Col VALTAT (chef du 2° Bureau de la 3° Armée) et le commandant Félix PEUPION arrivent à l'ouvrage et annoncent au capitaine TARI qu'il va recevoir la visite de 11 journalistes anglais, ce qui sera fait le 11 octobre. Un diplôme d'honneur est remis à Mrs SHERCLIFF, journaliste et 1ère femme à entrer dans l'ouvrage, qui est nommée pour l'occasion Brigadier d'Honneur par le Cne TARI et inscrite (pour la forme) à l'effectif de l'ouvrage...

- 9 décembre 1939 à 12h50, le roi d'Angleterre Georges VI visite l'ouvrage, guidé par le Cne TARI.

Au mois d'avril 1940 Mrs. Clara Boothe-Luce, épouse du directeur de Life et future ambassadrice des Etat-Unis à Rome visite à son tour l'ouvrage.

- le 10 Mai 1940 au matin l'ouvrage est mis en alerte et les permissionnaires et hommes détachés aux travaux agricoles sont rappelés. le CB TARI rentre de permission le lendemain.

- 15 Mai 1940 : l'ouvrage - ainsi que le 164° RIF - repasse sous contrôle du SF de Boulay, dépendant du 6° CA.

- 16 mai 1940 : L'ouvrage effectue ses premiers tirs à partir de 19h15. La tourelle de 75 du B2 a pour cible des allemands repérés au niveau de la gare de Waldweistroff et tire 46 coups.

Les jours qui suivent sont relativement calmes et consacrés à l'amélioration de la défense des dessus de l'ouvrage.

- 23 Mai 1940 : les avant-postes du SF se replient progressivement vers la LPR. La ligne avancée devant l'ouvrage s'établit maintenant aux lisières Est des bois en avant de Chémery.

- 25 Mai 1940 : le bloc 2 de l'ouvrage bombarde par 66 coups de 75 la lisière Est du bois de Kallenhofen vers Halstroff. Le lendemain, visite d'inspection du Gal BESSE, commandant du SF de Boulay.

- 28 Mai 1940 : tir de 137 coups par les blocs 2 et 4 sur une crête à l'Est de Ste Marguerite. A partir de cette date, les pièces de 75mm de l'ouvrage tireront pratiquement tous les jours jusqu'au 2 Juin.

- 1 Juin 1940 : l'ouvrage est ravitaillé de 1503 coups de 75mm.

La période en suivant est relativement calme (2-6 Juin). Le 6 Juin, les tirs des 75mm de l'ouvrage reprennent.

- 12 Juin : l'ennemi prend sérieusement contact avec les avant-postes aux lisières Est des bois en avant de Laumesfeld, Waldweistroff et sur la côte de Rodlach. Les ouvrages A19 et A21 ouvrent le feu de manière coordonnée… Près de 200 coups sont tirés. Cette même nuit, la tourelle de mitrailleuse effectue ses premiers tirs vers l'Est de Monneren (bois de Zap).

- Le 13 Juin, l'ordre de décrochage du 164° RIF - sauf les équipages d'ouvrage et un section FV par Quartier - est donné. Le décrochage s'effectue dans la nuit suivante sous protection de l'ouvrage. A21 prend en charge les blockhaus B1, B38, B39 et B45. Le Chef d'Escadron EBRARD (Hackenberg) prend le commandement du sous-secteur.

- 14 juin 1940 : Des hommes de l'Artillerie d'ouvrage vont réoccuper une batterie de 120 L laissée sur place à Hombourg-Budange. L'alimentation électrique par l'arrière est interrompue à 23h du fait du départ des troupes d'intervalle dont les personnels du génie assurant la gestion du réseau électrique.

- 16 Juin 1940 : les ouvrages sont maintenant laissés à eux-mêmes et doivent vivre et opérer sur leur dotation et réserves. La section de FV restée sur place se replie sur ordre à son tour. L'ouvrage abandonne le blockhaus MOM B1 au profit de la prise en charge de l'abri X25-Mont des Welches. L'artillerie de l'ouvrage effectue de nombreux tirs de harcèlement pour faire "volume". Tous les documents secrets de l'ouvrage non strictement nécessaires au fonctionnement sont incinérés.

- 17 Juin 1940 : l'ennemi est au contact de l'ouvrage et l'avant et sur les arrières. Infiltrations dans le bois des Welches et vers les entrées, repoussées avec l'aide du HACKENBERG. A 16h la situation est rétablie et le calme revient. L'ouvrage soutient en contrepartie le HACKENBERG dans la soirée. Le lendemain, les blockhaus encore tenus par l'ouvrage sont sabotés et évacués. Les occupants rentrent à l'ouvrage sans difficultés, sauf trois soldats et un sergent qui seront ultérieurement portés déserteurs.

- 20 Juin 1940 : l'ouvrage est bombardé au gros calibre par l'ennemi, sans dégâts. La liaison téléphonique est perdue avec l'abri X25, mais celui-ci semble toujours tenu.

- 22 juin 1940 : l'ennemi est visible à Dalstein et pris à partie en conséquence. Le 37mm de l'EH (B6bis) détruit un canon AC ennemi abandonné au pont de la voie de chemin de fer. A 18h, l'explosion de l'un des tubes de mortier de la tourelle de 81 du bloc 1 fait 5 blessés légers (il y aura sept blessés au total dans l'ouvrage durant toute la durée de la campagne). Le B1 est temporairement inutilisable.

- 23 Juin 1940 : nombreux tirs de harcèlement sur les éléments ennemis infiltrés autour des ouvrages du sous-secteur. L'abri X25 (2 sous-officiers et 13 hommes) est considéré perdu, l'ennemi ayant installé des mitrailleuses là.

Le 24 Juin est relativement calme, et le cessez-le-feu intervient à 0h35 le 25 Juin. Le 25 à 14h, un groupe d'officiers de l'ouvrage, accompagnés d'officiers allemands, va à X25 pour vérifier la situation dans l'abri. On trouve l'abri proprement fermé, en parfait état intérieur, mais... vide d'occupants. Aucune trace de lutte, donc force est de constater là aussi la désertion de l'équipage temporaire.

A partir du 26 Juin, l'équipage est autorisé à sortir pour prendre l'air, mais sans sortir des limites du réseau barbelé. Tout le monde attend le résultat des discussions d'armistice. Le 29 Juin, énervés par la présence des drapeaux français bien en place sur les hampes devant les ouvrages du secteur, le commandement allemand demandera qu'ils soient retirés d'ici au lendemain, "...faute de quoi les soldats français seront tenus d'assister à la cérémonie de levée des couleurs allemandes sur les mêmes poteaux au moment de la prise de possession…". Les drapeaux français seront soigneusement rangés le lendemain juste avant l'heure d'expiration de l'ultimatum…

- 1er Juillet 1940 : l'ordre d'évacuation des ouvrages parvient au MONT des WELCHES. Les conditions sont claires : tout le monde part en captivité.

L'ouvrage sera finalement remis aux allemands le 02 juillet 1940 et son équipage partira en captivité le 4 Juillet vers Merzig. Une quinzaine des spécialistes, commandés par le S/Lt VINRICH, restent sur place pour apprendre aux allemands l'utilisation des équipements.

1940 - L'ouvrage étant très ramassé et compact, l'occupant allemand le réutilise donc en tant que depot de la Reichpost.

Années 50 - L'ouvrage est remis en état et partiellement modernisé dans le cadre de la guerre froide.

1967 - L'armée cesse définitivement l'entretien et la maintenance de l'ouvrage. L'alimentation électrique est coupée

1985 - En juin l'association AALMA récupère de nombreux matériels avec l'autorisation de l'état défense. Ces matériels ont trouvé une seconde vie dans le cadre de la restauration de l'ouvrage du Schoenenbourg

1987-88 - Des associations procèdent avec l'autorisation du Génie a la récupération de matériels en vue de la restauration d'ouvrages ouverts au public

1990 - 2000 L'ouvrage régulièrement ouvert subit les assauts des vandales et ferrailleurs. La quasi totalité de ses équipements sera dépouillée du cuivre qu'ils contiennent
L'armée procédera au merlonnage des entrées pour éviter ces visites indésirables.
Source(s) :
SHD - 34N156 - JMO de l'ouvrage du MONT des WELCHES
"Faites sauter la Ligne Maginot", R. BRUGE, page 97



HISTORIQUE, Construction


Le tracé du secteur Moselle-Nied défini par la CDF est affiné par la CORF avec le soutien de la délégation locale entre 1928 et fin 1929. Le tracé général discuté lors des 5° et 7° réunions CORF (Février et Mars 1928) prévoit au nord-est de la cote 291 un petit ouvrage, en liaison au nord-ouest avec le COUCOU et à droite avec une casemate double isolée placée sur les flancs sud-est du Welschenberg (cote 291).

La DTF, suite à reconnaissance, considère la position initialement prévue pour l'ouvrage comme défavorable. Avant d'émettre le premier plan de masse de l'ouvrage, le Lt-Col GRENET (DTF Metz) informe le général BELHAGUE de la CORF du fait qu'il va proposer un ouvrage sensiblement remanié, tirant partie de la colline 291 - Welschenberg - et se traduisant par la suppression de la casemate double isolée Sud-Est de WELSCHENBERG pour l'intégrer en casemate simple d'infanterie à droite dans l'ouvrage.

Le marché de gros-œuvre est adjugé le 20 Décembre 1929 à la société GIANOTTI de Paris, comme pour toute la tranche qui va du Mt des Welches au bois de Bousse. La part spécifique à l'ouvrage se monte à 25,9 MF.

Le premier projet de plan de masse (22/S) concernant l'ouvrage du MONT des WELCHES (nommé WELSCHENBERG à cette époque) est présenté sur ces bases à la CORF le 15 janvier 1930. L'ouvrage envisagé doit comporter deux casemates d'artillerie pour 2 pièces de 75 chacune dont celle côté droit avec casemate d'infanterie, un tourelle de 75mm d'action frontale, une tourelle de 135mm, deux tourelles de mortier de 81mm et une tourelle de mitrailleuses en plus des entrées. Le Lt-Col GRENET propose même de débuter dés à présent l'étude de la tourelle de mitrailleuses, éventuellement à construire de façon isolée le temps que le reste de l'ouvrage soit défini.

Le 24 Janvier 1930, le général BELHAGUE valide le plan de masse et l'approche proposée (Note 35/ORF) sous réserve de remplacer la tourelle 81mm du bloc 4 (bloc gauche) par une casemate de mortiers de 81mm.

Le 13 Mai 1930, la DTF produit pour examen les plans d'implantation général de l'ouvrage et particulier du B3 (bloc tourelle mitrailleuses). L'ouvrage proposé est une construction très compacte autour du sommet du Welschenberg incluant :
- une entrée principale pour camions avec plan incliné descendant (bloc 6)
- deux blocs massifs contenant l'armement d'artillerie et infanterie de flanquement. Celui de gauche (bloc 4) est armé d'une chambre de tir pour mitrailleuses et mortiers de 81, un chambre de tir pour deux mortiers de 75mm. Celui de droite (bloc 2) contient une chambre de tir d'infanterie pour mitrailleuses, une chambre de tir pour mortiers de 75mm, une tourelle pour mortiers de 75mm. Ces blocs 2 et 4 sont équipés d'une poterne pour permettre la sortie de la section de défense des intervalles logée dans l'ouvrage.
- un bloc frontal pour tourelle de mitrailleuses (bloc 3)
- un bloc pour tourelle de 81mm en arrière (bloc 1)
- un bloc observatoire sur l'avant du sommet (bloc 5)
L'égout vers l'arrière est visitable sur une partie de son parcours et aboutit à une issue de secours en puits avec bloc réduit sommital (bloc 6bis). Il n'est pas prévu de magasin M1 au vu de la compacité de l'ouvrage, mais les M2 des blocs 2 et 4 sont sur-dimensionnés pour accepter la totalité des munitions. L'ouvrage revient au total à un budget prévisionnel de 38 millions de F.

Ces plans d'implantation arrivent trop tard pour être examinés en 37° réunion de la CORF. Ils seront commentés hors réunions plénières. Le plan de masse rectifié est approuvé par DM 1191 3/11-1 du 30 Mai 1930.

Comme le plan d'implantation de l'ouvrage n'est approuvé que le 16 Juin 1930 (DM 1440 2/4-S), les travaux démarrent à l'été 1930.

Un an plus tard, fin septembre 1931, l'état des lieux est le suivant :
- les puits des blocs 1 et 3 sont percés et maçonnés.
- les puits des blocs 2, 5 et 6bis (EH) sont percés, non maçonnés
- les travaux du B4 n'ont pas été entamés. Côté EM, la galerie est percée et partiellement maçonnée jusqu'en haut du plan incliné.
- les galeries souterraines entre B3 et B2 sont partiellement achevées. Un tiers des locaux du casernement sont percés à partir du pieds des blocs 1 et 5.

La conformation du terrain verra disparaitre en 1931 les casemates de 75 mm de la réalisation finale, celle ci étant remplacées par des tourelles de 75, ce qui permettra au passage d'économiser la tourelle de 75mm d'action frontale.

Un projet de réalisation d'une galerie permettant la liaison électrique entre l'ouvrage du Mont des Welches et celui du Michelsberg verra le jour en avril 1939 mais ne sera jamais réalisé. Cette galerie partait de l'entrée hommes du Mont des Welches, passait pas la casemate de Menskirch et aboutissait au niveau du bloc 2 du Michelsberg.

Durant l'occupation, le génie allemand étudiera comme pour nombre d'autres ouvrages maginot le retournement de l'ouvrage du Mont des Welsches. Ce projet ne sera pas réalisé
Source(s) :
SHD 2V244, 7N3810, 6V11100



SOURCES, Bibliographie ou documents de réference


Jours tranquilles et bruits de guerre au Mont des Welches - Aout 39-juillet 40
Jean Bernard WAHL - 2007 - ISBN 2-9507681-2-1



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