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FOUR a CHAUX - FAC

( Ouvrage d'artillerie )


L'ouvrage est ouvert au public









Secteur Fortifié
SFV - SF Vosges

Sous Secteur
Langensoultzbach

Quartier
Sauer

Maître d'ouvrage
MIL - CORF

Constructeur
Entreprises civiles

Année
1935

Commune
LEMBACH (67510)

Lieu-dit / Parcelle

Coordonnées
48.994967 - 7.796417

Validité information
Verifié

Niveau de réalisation en 1940
Construit

Etat actuel
Complet





Plan sommaire








Notes et informations



ARMEMENT, Artillerie

Les tourelles de l'ouvrage furent détruites ou endommagées lors d'essais faits par les allemands en 1942. Elles furent réparées ou remplacées après guerre lors des travaux de remise en état de l'ouvrage.

La tourelle de 135 du bloc 1 fut laissée en l'état, le bloc étant considéré comme non réparable.

La tourelle de 81 mm du bloc 3 fut réparée à partir d'éléments provenant de celle prévue pour l'ouvrage de Plan-Caval qui était stockée dans le dépôt de Neubourg.

La tourelle de mitrailleuses du bloc 5 trop endommagée fut remplacée par la tourelle provenant de l'ouvrage de Berenbach.

Les cloches GFM percées elles aussi avec des charges creuses furent réparées.


CONSTRUCTION, Cartouche ou information constructeur

Le marché relatif au gros oeuvre a été attribué à l'Entreprise Générale d'Orléans.


CONSTRUCTION, Description

L'ouvrage du Four à Chaux est un ouvrage d'artillerie CORF de classe 2, comportant 6 blocs et 2 entrées.

Bloc 1 : Bloc d'artillerie
- une tourelle de 135 mm
- deux cloches GFM (guetteur fusil mitrailleur)

Bloc 2 : Bloc d'artillerie
- une tourelle de 75 mm
- une cloche JM (jumelage de mitrailleuses)
- une cloche GFM

Bloc 3 : Bloc d'artillerie
- une tourelle de 81 mm
- une cloche GFM
- une cloche LG (lance-grenades)

Bloc 4 : Observatoire d'artillerie et casemate cuirassée
- une cloche VDP (vue directe et périscopique, indicatif O10)
- deux cloches JM
- une cloche GFM

Bloc 5 : Bloc d'infanterie
- une tourelle de mitrailleuses
- une cloche GFM

Bloc 6 : Casemate d'infanterie flanquant vers l'ouest
- un créneau mixte pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 47 mm)
- un créneau pour JM
- une cloche JM
- une cloche VDP (indicatif O11)
- une cloche GFM
- une goulotte à grenades

Entrée des hommes : Entrée de plain-pied
- un créneau mixte pour JM/AC 47
- trois créneaux FM
- une cloche GFM
- deux goulottes à grenades

Entrée des munitions : Entrée pour camions convertie à l'alimentation par voie ferrée durant la drôle de guerre.
Le type de l'ouvrage du point de vue de la gestion de ses flux passe de B à A.
- un créneau mixte pour JM/AC 47
- trois créneaux FM
- deux cloches GFM
- deux goulottes à grenades

En raison de l'étroitesse et de la configuration du terrain, le FAC est un ouvrage d'artillerie "compact". Ses entrées, contrairement aux principes de la CORF, se situent à proximité immédiate des blocs de combats.
La dénivellation entre l'entrée des munitions au bas du vallon du Schmelzbach (cote 210) et l'entrée hommes au niveau des blocs actifs (cote 260), a nécessité la réalisation d'un plan incliné ascendant, unique dans le Nord Est (Certains ouvrages des Alpes comme le Lavoir en sont dotés).
Celui ci est long de 90 m et accuse une pente de plus de 28 %. Il est longé par un escalier de 215 marches. Il est équipé d'une monte-wagonnet entrainé par un treuil électrique situé au niveau supérieur.

Toujours en raison du relief et de l'étagement des galeries, l'entrée des hommes se trouve de plain-pied au niveau du casernement. Une autre disposition unique, les entrées hommes des ouvrages du Nord Est étant en puits ou en pente faible.

Bien que doté d'une voie intérieure de 0,60 m, le FAC n'est pas équipé de la traction électrique en raison du faible développement de ses galeries. Les wagonnets y sont donc poussés à la force des bras. En raison de la déclivité, les voies sont équipées d'un système de freinage afin d'éviter qu'un wagonnet dévale accidentellement les galeries vers le plan incliné.

Achevée tardivement le 15 mai 1940, une voie de 0,60 m extérieure reliait l'entrée des munitions à la gare de transbordement de Mattstall, situé 3,5 km au sud-ouest. Elle passait à travers la forêt en suivant approximativement la route militaire du FAC, au pied du chaînon du Hochwald.

En surface, les entrées et blocs actifs sont ceinturés par un réseau de barbelés et d'ardillons, doublé en avant des blocs par un champ de rails antichar à 6 rangs.
A l'origine, ce champ de rails était doublé par des troncs d'arbres.
Au nord-est des avants, au niveau de la route de Lembach à Ziegelhutte, une zone de 200 m de longueur était truffé de piquets Ollivier (Obus de 120 enterrés et surmontés d'un détonateur à traction fixé sur une tige extérieure).

Le réseau antichar et antipersonnel reste encore de nos jours bien visible et constitue un exemplaire à peu près unique dans sa conservation sur toute la Ligne Maginot.
Source(s) :
"200 km de béton et d'acier - La Ligne Maginot en Alsace"
Jean Bernard Wahl



DENOMINATION, Dénominations alternatives

Le fort tire son nom d'un four à chaux qui était en activité à proximité de la forteresse jusqu'en 1939.

L'ouvrage était appelé Ouvrage E dans les plans initiaux.


DENOMINATION, Indicatifs et n° d'abonné

Le numéro d'abonné de l'ouvrage du Four à Chaux au réseau téléphonique de la fortification Maginot était O 600.

Le bloc 4 (observatoire) porte l'indicatif O10 pour l'artillerie
Le bloc 6 (observatoire) porte l'indicatif O11 pour l'artillerie


EFFECTIF, Commandement et/ou unité

Au 2 septembre 1939, l'équipage de l'ouvrage est composé de 510 hommes (19 officiers et 491 hommes) issus des 165° RIF, 169° RAP et des 1°, 18° et 15° RG.

En juin 1940, l'équipage compte 580 hommes (24 officiers, 79 sous-officiers, 477 caporaux et hommes de troupe) répartis en 207 artilleurs, 212 fantassins et 161 sapeurs et personnels des service généraux relevant des 165° RIF, 168° RAP et 205° Bataillon du Génie. Cinq artilleurs sont détachés à l'observatoire O43 sur le Langenberg. L'ouvrage est en net sur-effectif.

Commandant d'ouvrage : Cdt EXBRAYAT (a)
Commandant en second : Cne THIEBAUT Léon (r)
Major d'ouvrage et chef du SRI : Cne MARTINELLE Adrien (r)
Commandant l'infanterie : Cne MARTIN (r)
Commandant l'artillerie et GAF2: Cne FAURE Marcel (a)
Commandant adjoint et Officier directeur du tir (PCA) : Lt BAUMGARTNER (r)
Chef du SRA : Lt SIEFFERT (r)
Chef du SRO : Lt MASSON Georges (r)
Commandant du génie : Cne SERIN (a)
Commandant en second : SLt GUENARD
Lt PELLETIER (détaché du 6° Génie du
Hochwald le 02/01/1940)


Bloc 1 : Lt MAXIME VINCENT (a)
Bloc 2 : SLt CHARDONNET
Bloc 3 : Lt HELMINGER (r)
Bloc 4 : Lt BEREMGER (a) et en juin 1940 Lt CAVAILLE (r)
Bloc 5 : SLt FERRY
Lt (MAXIME ?) VINCENT (a) et en juin 1940 Lt BLANCHARD (a)
Bloc 6 : Lt BARANGER (a) jusqu'au 24 Avril 1940, puis du 20 Mai au 30 Juin 1940 SLt DELAUNAY (a) pour l'observation d'artillerie
Entrée hommes : Ac LUXEMBOURG (a)
Entrée munitions : Ac GENSBITTEL (a)

Officier de détails et défense des dessous : Lt GEORGES VINCENT (a)
Service Z (lutte contre les gaz) : SLt RIOU (r)
Officier observateur à O11 (bloc 6) : SLt DELAUNAY (a)
Officier observateur à O43 (Langenberg) : SLt BERENGER (r)
Chef du service électromécanique : Slt GUENARD
Adjoint chemin de fer : SLt REYNDERS (r)
Chef du service des transports : Aspirant PARIN
Services adjoints : Aspirant RIVU et temporairement Aspirant TROMP (muté ensuite dans une casemate)
Chef du service de santé : Médecin Lt CLAER (r)
Médecin adjoint : Médecin SLt BONNET (r)
Pharmacien chimiste : Pharmacien SLt HY
Infirmier : POIRAT

(a) : active
(r) : réserve
Source(s) :
"200 km de béton et d'acier - La Ligne Maginot en Alsace"
Jean Bernard Wahl


1 section de chars FT17 de la 2ème compagnie du 31ème Bataillon de Chars de Combats sont détachés à l’ouvrage le 10 mai jusqu’au 13 juin. Les sections stationnées près des ouvrages sont chargées de la défense des dessus et des entrées contre les attaques par parachutistes.
Source(s) :
Source : www.chars-français.net



EQUIPEMENT, Divers

L’entrée de l’ouvrage du Four à Chaux est la seule dans le Nord-Est à être dotée d’un plan incliné ascendant, les blocs étant plus hauts que l’entrée. La pente est supérieure à 28% et le système de monte-wagonnets est similaire à ceux utilisés dans le Sud-Est avec le recours à un chariot spécifique ne permettant le transport que d’un seul wagon type Sud-Est à la fois.
Il est composé d’une voie de 60 avec des rouleaux en partie centrale pour éviter que le câble ne frotte au sol et d’une voie parallèle de faible écartement (+- 30 cm) destinée au contrepoids. Il est dépourvu de wagon parachute, cette fonction étant assurée par le chariot porteur.
Le premier équipement a fait l'objet d'un marché passé avec la Compagnie Générale des Mines et de la Métallurgie (Paris) en mai 1933.
Un second marché est passé le 06 décembre 1936 à Crozet-Fourneyron pour le même équipement, soit pour remplacer le premier, soit parce que la Compagnie Générale des Mines et de la Métallurgie n'a pas pu honorer son marché.
Un équipement devait devait être remplacé en 1939 (?), cet équipement ayant un débit horaire trop faible et étant dépourvu de frein parachute (à vérifier).

Le FAC possède également trois monte-charges Simplex ou Roux-Combaluzier de 1 à 1,5 T dans les blocs 1, 2 et 3.
Source(s) :
Wikimaginot page dico "Plans inclinés/Monte-wagonnets"
"200 km de béton et d'acier - La Ligne Maginot en Alsace"
Jean Bernard Wahl



EQUIPEMENT, Electrique

A l'instar de la plupart des gros ouvrages de la ligne Maginot, l'ouvrage du Four à Chaux est raccordé au réseau de distribution électrique civil par une ligne moyenne tension enterrée alimentant un poste de transformation intérieur.

L'usine, disposition unique, est situé à proximité et au niveau de l'entrée des munitions.
Elle est dotée de quatre groupes électrogènes à moteur SULZER 4 KD 22 prenant le relais en cas de coupure du réseau civil.
Leurs caractéristiques sont :
- Course : 320 mm
- Alésage : 220 mm
- Nombre de tours/mn : 600
- Puissance normale : 165 cv
- Nombre de cylindres : 4

L'ouvrage est dépourvu de traction électrique.

Deux des moteurs ayant été prélevés et les deux autres détruits par les allemands, ils sont remplacés en 1953 par deux SULZER 4 DF 22.


EQUIPEMENT, Hydraulique

L'ouvrage est alimenté par un puits artésien de 214 m de profondeur et d'un débit de 6m3/h. L'eau, à une température de 16°, alimentait trois réservoirs (l'un a été saboté par les Allemands) dont la contenance était de 150 000 L à l'origine.
Source(s) :
Mémoire-et-fortification.fr
SILE



EQUIPEMENT, Transmissions

L'ouvrage est doté d'un central téléphonique composé de matériels type TM 32:
- Deux panneaux muraux pour abonnés à 32 et 16 directions
- Une table d'opérateur à 14 circuits

L'ouvrage du Four à Chaux est raccordé au réseau téléphonique de la fortification Maginot par un câble à 38 paires depuis la chambre de coupure G2 et par un second câble à 14 paires depuis la chambre de coupure G1.
La casemate de Schmeltzbach Ouest lui est raccordée par un câble à 6 paires.


HISTORIQUE, Chronologie

L'ouvrage est occupé dés le 24 aout 1939 .

Le 1 septembre 1939, l'observatoire du MAIMONT signale au SR de l'ouvrage l'évacuation des villages allemands.

Le 2 septembre, le lieutenant MASSON et le capitaine Raoul FAURE assistent, du haut du bloc 6, à l’évacuation des villages français.

Le 18 janvier 1940, la tourelle de 75 du bloc 2 tire sur une concentration de Pionniers à l'entrée du village allemand de Nothweiler.

Le 17 mars 1940 à 22h10, une alerte au gaz est déclenchée. l'ouvrage reste en alerte une partie de la nuit.

le 15 mai 1940 une voie de 0,60 m extérieure est achevée, elle relie l'entrée des munition à la gare de Matstall à 3,5 km au sud-ouest.

Le 12 mai, le bloc 2 intervient pour aider le poste d'observation de la Schaufelshalt à Wingen. L'ennemi s'en emparera tout de même au prix de lourdes pertes.

Le 13 mai 1940, le bloc 2 ouvre le feu pour dégager les troupes d'intervalle au Litschhof. Le capitaine Faure demande à l'ouvrage du Hochwald Est de tirer vers Niederschlettenbech et Rechtenbech en Allemagne.

Le 20 mai, l'artillerie allemande prend l'ouvrage pour cible.

Le 20 mai, le Four à Chaux et le Hochwald tirent sur une compagnie allemande qui se trouve près de la maison forestière du Boesch à Climbach.

Le 13 juin après le repli des unités d'intervalles, le chef de bataillon Exbrayat, commandant du Four à Chaux, prend aussi le commandement de tout le sous-secteur de Langensoultzbach.

le 15 juin, l'artillerie allemande concentre ses tirs sur la vallée de la Sauer en amont de Lembach. Les Allemands profitent des couverts pour se rapprocher de l'ouvrage. A chaque observation exploitable, le bloc 2 ouvre le feu.
Dans la soirée des officiers de l'ouvrage reçoivent le message suivant: " se tenir prêt à abandonner la Ligne Maginot. En cas de départ, assurer les destructions de l'ouvrage".

Le 18 juin, un batterie d'artillerie en position au nord-ouest de Lembach tire sur le bloc 5. Au bloc 1 la tourelle de 135 ouvre le feu et anéantit la batterie.

Bombardé sporadiquement par les allemands à partir du 10 Mai 1940, l'ouvrage connaît cependant un calme relatif du 22 Mai au 19 Juin 1940.

19 Juin 1940:
L'attaque allemande vers Gunsthal-Verrerie débute dés 3h du matin. Les bloc 1 et 2 ont effectué de nombreux tirs pour contrer l'offensive allemande, sans pour autant suffire à stopper l'offensive. En fin de journée, seul ce qui est situé à l'Est de la casemate de LEMBACH (incluse) reste français. Durant une partie de la journée, l'ouvrage a été bombardé par l'aviation allemande. A 12h15, le bloc 6 est endommagé, une bombe le touchant directement, et une autre explosant à 10m devant le fossé diamant en détruisant le FM de défense rapprochée, endommageant les jumelages et les parois intérieures, et en arrachant la grille de l'IS. Le bloc est partiellement réparé dans les jours suivants et peut reprendre ses tirs d'interdiction de la route de Lembach dés le 22.

Le 21 Juin, le Four à Chaux, de même que le petit ouvrage de Lembach et les casemates et blockhaus avoisinants passent au secteur fortifié de Haguenau.

Après le cessez-le-feu du 25 juin 1940, les soldats se rendent sur ordre du Haut-Commandement français et partent en captivité, bien que l'ouvrage ait résisté et rempli sa mission sans capituler.

En 1942, l'ouvrage fut utilisé par la 3ème compagnie du Pionnier Lehr Bataillon de l'armée allemande pour expérimenter un gaz explosif destiné à réduire les ouvrages fortifiés.
Cet essai fut nommé Taifun (Typhon) et entraînèrent la destruction du bloc 1 dont la tourelle de 135 fut projetée et sorti de son puits pour retomber à quelques mètres de sa position initiale. Les galeries en bas du bloc se disloquèrent et une partie de l'ouvrage vit ses parements fissurés. Les allemands continuèrent leurs essais avec les autres blocs en réduisant la dose de gaz. Les tourelles des blocs 2 et 3 furent soulevées mais pas arrachées, celle du bloc 5 fut projetée hors de son avant-cuirasse et s'éleva sur prés de trente mètres avant de retomber.

En 1944, les allemands saboteront les installations intérieures de l'ouvrage et dynamiteront l'usine électrique ou ne restaient que deux groupes électrogènes.
Ils laissent derrière eux un ouvrage dont les blocs sont détruits ou fortement endommagés et les dessous ravagés.

L'ouvrage fut restauré dans les années 1950 et 1960 par l'autorité militaire, à l'exception du bloc 1, qui jugé irrécupérable fut simplement abandonné.

Il a été confié au syndicat d'initiative de Lembach et ouvrit au public en 1983.
Source(s) :
"L'ouvrage du Four à Chaux" Syndicat d'initiative de Lembach et Environs.
"Faites sauter la Ligne Maginot" R. Bruge.
La ligne Maginot - Guide des Forts à Visiter.
"200 km de béton et d'acier - La Ligne Maginot en Alsace"
Wahl Jean-Bernard.



HISTORIQUE, Construction

L'ouvrage du FOUR à CHAUX est prévu d'emblée dés les premières études de la RF de la LAUTER.

L'avant projet de tracé de la région fortifiée de la Lauter-Vosges, présenté lors de la 2e réunion CORF le 9 Décembre 1927, prévoit au sud-est de Lembach un fort type CDF. Ce point est rediscuté lors de la 4° réunion CORF (30 Janvier 1928) portant à nouveau sur l'avant-projet de tracé, où l'ouvrage Sud-Est de Lembach, au FOUR à CHAUX, est maintenant un "ouvrage en ligne de tourelles" (pour plus de détails voir l'article "Terminologie des constructions CORF" dans la partie Dico du site).

L'avant-projet final de tracé de position Lauter-Vosges présenté en Avril 1929 lors de la 22° réunion CORF confirme finalement la construction de deux petits ouvrages (au sens de 1929) à LEMBACH et FOUR à CHAUX.

Le plan de masse de la tranche Markbach-Lembach-Schmeltzbach est établi le 2 Décembre 1930 (dossier 528/S de la DTF de Strasbourg).

Ce plan de masse, contenant les deux ouvrages de LEMBACH et FOUR à CHAUX ainsi que les casemates Ouest de LEMBACH et de la CARRIERE, étant approuvé, la CORF demande à la DTF de Strasbourg par note 55/ORF du 22 Janvier 1931 la constitution des plans d'implantation de ces organisations et rappelle les attendus et contraintes des différents éléments constitutifs. Le budget alloué à la tranche se monte à 56 millions de francs.

Un premier projet d'implantation des organisations autour de Lembach est proposé par la DTF le 21 Mars 1931 (215/S). L'ouvrage du FOUR à CHAUX contient deux tourelles de mortiers de 75mm, une tourelle 81mm, une tourelle LB 135mm, une tourelles mitrailleuse, une casemate de flanquement Ouest, une casemate de flanquement Est - éloignée à 200 mètres est de l'ouvrage - le tout quasiment en ligne, et une annexe côté Ouest en contrebas (casemate de la CLAIRIERE). A la suite d'une reconnaissance faite sur site, ce projet est demandé à être remanié significativement sur la partie FOUR à CHAUX.

A la suite d'une reconnaissance faite sur site mi-Avril, ce projet d'implantation général, jugé insuffisant, est demandé à être remanié significativement sur la partie FOUR à CHAUX.

Compte tenu de l'ampleur des changements, la DTF doit resoumettre simultanément un nouveau plan de masse (celui de fin 1930 est devenu de fait caduque) et un plan d'implantation. Ce deuxième projet de plan masse/implantation des ouvrages de Lembach (461/S) est émis le 16 Mai 1931. L'ouvrage du FOUR à CHAUX y subit les changements suivants :
- bloc casemate d'infanterie Ouest : rotation de 10 grades vers la droite de l'ensemble pour mieux couvrir la vallée et la tourelle de mitrailleuses par la cloche JM.
- avancée du bloc tourelle mitrailleuses pour améliorer la couverture des pentes montant du village vers l'ouvrage, et ajout d'une cloche GFM.
- déplacement du bloc d'infanterie cuirassé Est vers l'ancien emplacement de la tourelle mitrailleuses.
- détachement de la casemate de flanquement Est, qui devient une casemate isolée entre l'ouvrage et la casemate simple de SCHMELTZBACH. Cette casemate est ajournée au passage en 2e cycle au motif de la protection suffisante apportée dans le vallon Est de l'ouvrage par la tourelle mitrailleuses et la cloche JM droite du bloc d'infanterie cuirassé.
- ajournement en 2e cycle du bloc pour tourelle de mortiers de 75mm de gauche au motif du peu de vues vers l'ouest rendant l'action de cette tourelle problématique. Le bloc tourelle lance-bombes de 135mm est déplacé à gauche vers l'emplacement de la tourelle reportée.
- ajournement en 2e cycle de la casemate de la CARRIERE.

Les ajournement permettent au passage une économie de 7 millions de francs par rapport au budget alloué par note 188/ORF du 21 Mars 1931. La quasi intégralité de ce boni (6 millions) sera affecté au bénéfice de l'ouvrage d'OBERROEDERN, de son côté en net dépassement de budget.

L'ensemble est représenté en 53° réunion CORF (8 Juin 1931), avec pour effet une demande d'approbation de la partie LEMBACH (note 452/ORF du 20 Juin 1931) mais aussi une nouvelle demande d'autres modifications sur le FOUR à CHAUX.

La partie "plan de masse" est approuvé par DM EMA 1557 3/11-1 du 23 juin 1931 et l'implantation par DM 4° Direction 2999 2/4-S du 2 juillet 1931.

Ultérieurement, l'usine qui était prévue à côté du casernement et proche de l'entrée Hommes (dénommée "issue de secours" dans les plans initiaux) est relocalisée au niveau de l'entrée des Munitions.

Sa construction s'étala jusqu'en 1935. En fin 1934, constatant l'exposition de l'accès à l'ouvrage par la route du fond de vallée de la Sauer, la DTF de Strasbourg propose la construction d'une route d'accès à l'ouvrage alternative, quittant la route principale de Lembach au sud-est de Mattstall et passant par les flancs du de montagne au dessus du Verlorenerbach. Approuvé par DM en Mars 1935, ce chantier ne peut être introduit au budget qu'en 1936.

Le plan incliné de l'entrée des Munitions est commandé à la société Crozet-Fourneyron du Chambon-Feugerolles (Loire) le 8 Décembre 1936.
Source(s) :
SHD, carton 7N3762, 2V244, 7N3823



Description touristique

Le Four à Chaux fut construit entre 1930 et 1935 par 800 ouvriers environ, principalement des étrangers. Le gros oeuvre fut effectué par l’Entreprise Générale d’Orléans, tandis que les mécanismes comme les tourelles de tir ou le système d’aération furent réalisés par des entreprises spécialisées. Le fort tire son nom d’un four à chaux qui fut en activité à proximité de la forteresse, jusqu’en 1939, et qui donna son nom à la région entourant l’ouvrage. C’est également devenu le nom civil de celui-ci, son nom de code en temps de guerre ayant été A4. Il fait partie des 108 forts de la Ligne Maginot, répartis sur 750 km de frontières. Il appartient au Secteur Fortifié des Vosges.

Les soldats appartenant aux Régiments d’Infanterie de Forteresse (RIF) furent mobilisés à plusieurs reprises avant la deuxième Guerre Mondiale, lorsque Hitler annexa l’Autriche, les Sudètes, et la Bohème. C’est dès la fin du mois d’août 1939 que ces soldats furent mobilisés une dernière fois en vue de protéger le pays de l’invasion allemande. Pendant la « Drôle de Guerre », les soldats avaient organisé la vie dans l’ouvrage, aménagé une épicerie dans la salle du puits, récupéré bétail et tonneaux d’alcool à Lembach, un village vide, ses habitants ayant été évacués en Haute-Vienne, à Droux. L’esprit qui règnait alors dans le fort témoigne du moral des troupes, qui d’après des témoignages était malgré tout relativement bon.

Ils restèrent dans la forteresse jusqu’au 1er juillet 1940, jour pendant lequel ces régiments furent contraints à la reddition par le Haut-Commandement Français, après s’être battu principalement aux mois de mai et de juin 1940. En effet, quelques jours après l’Armistice du 22 juin 1940, la Ligne Maginot fut donnée à l’armée allemande qui était parvenue à envahir la France, notamment par le nord du pays.

C’est un ouvrage dit de moyenne importance, couvrant une superficie de 26 hectares, avec 6 blocs de combats dont 3 d’artillerie, et 2,0 km de galeries souterraines hors locaux. L’effectif était de 580 hommes.


Horaires d'ouverture au public

du 02/01 au 31/03 : 14h30
en Français et en Allemand
uniquement les samedis et dimanches

du 01/04 au 30/04 : tous les jours,
14h00 + 16h00 en Français
13h30 + 15h30 en Allemand

du 01/05 au 30/09 : tous les jours,
10h00 + 14h00 + 16h00 en Français
10h30 + 13h30 + 15h30 en Allemand

du 01/10 au 31/10 : tous les jours,
14h00 + 16h00 en Français
13h30 + 15h30 en Allemand

du 01/11 au 23/12 : 14h30
en Français et en Allemand
uniquement les samedis et dimanches

du 27/12 au 30/12 : tous les jours
14h30 en Français et en Allemand

Tarifs :
- Adulte: 7,00 €
- Etudiant: 5,50 €
- Ancien combattant: 5,50 €
- Enfant (de 6 à 17 ans) : 4,50 €
- Tarifs spéciaux pour familles et groupes


Coordonnées et adresse

Syndicat d’Initiative de Lembach et Environs :
2, route de Bitche
67510 Lembach

Tél :
+33 (0)3 88 94 43 16 (bureau du Syndicat)
+33 (0)3 88 94 48 62 (accueil du Four-à-Chaux)

Fax :
+33 (0)3 88 94 20 04

Adresse web du site: www.lignemaginot.fr

lignemaginot.lembach@orange.fr





Fils de discussion



Effectif du FAC
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Entrée Munitions
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le 18 janvier 1940
6 messages, le dernier est de prerogative le 19/04/2019

Pages web
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Equipement électrique
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Moteurs diesel DF 22
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