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Effectif de l'ouvrage de Col de Garde

Question liée à la page suivante de la partie Constructions :
COL de GARDES (G) - EO10 (Ouvrage d'infanterie)


Fil ouvert par SCHOEN ( 421 ) - Posté le 23/02/2016

Bonjour,

J'ai relevé un commentaire sur facebook au sujet de cet ouvrage. L'auteur trouvait surprenant le chiffre de 111 hommes.

Les notes publiées avec la photo me semblait pompées sur Wikimaginot.

Ce chiffre de 111 hommes se retrouve dans Wikipédia.

Si personnes n'a l'info sous le coude, je chercherais dans ma biblio ce soir.

Antoine


Réponse de SCHOEN ( 421 ) - Posté le 23/02/2016

Rapidement, j'ai regardé sur fortif.be. Ils avancent le chiffre de 115.

Si l'on recoupe avec un ouvrage d'une taille similaire, par exemples Les Rochilles, ce serait plutôt une cinquantaines d'hommes...


Réponse de Pascal ( 1214 ) - Posté le 23/02/2016
Dernière modification par Pascal le 23/02/2016.
Salut Antoine

Si l'on peut estimer que l'équipage propre de cet ouvrage approchait les 50-60 personnes, ce qui correspondrait à l'effectif nécessaire pour assurer le service, il n'en est pas moins que cet ouvrage constituait en meme temps un abri pour une section mobile (comme c'est souvent le cas dans les Alpes); soit là encore prés de 50 personnes à rajouter.

Par ailleurs, les photos de la chambrée pour troupe ainsi que la taille de cette derniére (cf. plan de F Lisch) mettent en avant un nombre de places couchées important, lequel est à multiplier par 3 si l'on se fie au rôle inscrit au pochoir au niveau des places couchées (Cf. photo de A Loviny).

On approcherait donc bien de l'effectif annoncé de 111 personnes, donné par ailleurs me semble t'il dans un relevé d'époque des ouvrages du secteur sur lequel je vais tenter de remettre la main.


Cordialement, Pascal


Réponse de SCHOEN ( 421 ) - Posté le 23/02/2016

Pourquoi pas.

A l'abri actif de Restefond, je lis un peu plus 80 hommes.

On serait entre les deux.

Ca mérite de vérifier. Je vérifierais aussi de mon coté.

A++

Antoine


Réponse de jolasjm ( 2321 ) - Posté le 23/02/2016

Salut à tous,

Ma contribution bibliographique:
Le T5 de "Hommes et Ouvrages" p68 : 4 officiers et 111 hommes (soit 115 total)
"La ligne Maginot" (Mary, 1985) : idem
Inventaire du Patrimoine de la Région PACA : idem (mais pas surprenant car il reprend les même sources)

Je pense qu'en fin de compte le problème du 111-115 vient de la confusion entre nombre d'hommes (111) et effectif total (115).

Sachant que c'était aussi un abri d'intervalle pour une section, cela augmente l'effectif théorique de fonctionnement en tant qu'ouvrage de 48 unités, donc le 111/115 est plausible.

A+
Jean-Michel


Réponse de jolasjm ( 2321 ) - Posté le 23/02/2016

... notons au passage que le site Maginot.org de MM Cima avance lui le chiffre de 100 hommes.

A suivre.
Jean-Michel



Réponse de SCHOEN ( 421 ) - Posté le 23/02/2016

Cima semble se référer, ou se base sur le même document, à Jean-Marc Truchet, page 7 de casemates et avants-postes fortifiés de Menton au massif de l'Authion.


Réponse de Elian06 ( 22 ) - Posté le 23/02/2016

C'est vrai que ce chiffre semble assez élevé pour un petit ouvrage d'infanterie ou abris (comme vous voulez) personnellement je suis rentrée dans le fort et rien que moi je prenez 2/4 du couloir donc si il devait accueillir 111 homme ou plus il faudrait tous les répartir dans chaque sale mais ça me semble assez compliqué. Mais bon seul des documents CORF pourrez nous aidez mais l'ouvrage ne devait sûrement pas être habité par 111 hommes ou plus en 1940.


Réponse de jolasjm ( 2321 ) - Posté le 23/02/2016

Bonsoir Elian06

Les hommes vivant dans les ouvrages de la ligne Maginot fonctionnaient en 3 x 8 et donc dormaient dans une couchette à tour de rôle. Ce principe de la "banette chaude", qu'on retrouve dans la marine, faisait que l'équipement en places couchées se limitait (en gros) à un tiers de l'effectif en théorie (ou dit autrement, chaque lit servait à 3 hommes à tour de rôle).

Dans ces conditions, et si on se base sur un effectif de 111 hommes, 37 couchages étaient en théorie suffisants.

Les officiers et surtout le commandant étaient mieux lotis.

Cordialement
Jean-Michel


Réponse de Elian06 ( 22 ) - Posté le 24/02/2016
Dernière modification par Pascal le 24/02/2016.
Bonsoir jolasjm

Tu es sûr pour les 3 homme ? Car franchement vu les photos cela serait plus 2 hommes par lit et que 3 à moins que l'un des 3 soit vraiment très maigre mais sinon c'est impossible du moins pas dans cette ouvrage en tout cas. Pour effectif il faudrait vérifié les documents CORF ou des ancien officier de l' ouvrage


Réponse de jolasjm ( 2321 ) - Posté le 24/02/2016

Bonsoir,

Heureusement, ce n'était pas 3 hommes à la fois dans le même lit :-). Cela aurait été en effet difficile vu la largeur des lits Maginot !

Je m'explique : chaque lit était affecté à 3 hommes qui l'occupaient à tour de rôle toutes les 8 heures. A tout moment un tiers de l'effectif était aux postes de combat, un tiers dans les locaux communs ou aux corvées, et un tiers au lit. Au bout de 8 heures les rôles tournaient, et ainsi de suite toutes les 8 heures.

Cordialement
Jean-Michel


Réponse de Elian06 ( 22 ) - Posté le 25/02/2016
Dernière modification par Pascal le 25/02/2016.
Ah d'accord j'avais mal compris . Je vais me lancer à la recherche des plans CORF du col de garde.


Réponse de Elian06 ( 22 ) - Posté le 20/04/2016

j'ai peut être une théorie, vu que l'ouvrage était un peu en retrais et vu que l'ouvrage avait déjà quelque hommes a l’intérieur peut être qu'en cas d'urgence une garnison venait directement pour atteindre 110 hommes.Vous en pensez quoi ?


Réponse de jolasjm ( 2321 ) - Posté le 23/04/2016

Bonjour

De façon générale, les ouvrages n'étaient pas occupés en permanence, mais uniquement en cas d'alerte ou de mobilisation. En temps de paix, il n'y avait qu'un simple gardiennage plus ou moins nombreux selon la taille et la position de l'ouvrage.

Le col de Garde n'est pas particulièrement en retrait puisqu'il fait partie intégrante de la ligne principale de résistance. A ce titre, il était clairement prioritaire dans le dispositif Maginot au même titre que Sainte Agnès ou Castillon, ne serait-ce qu'en vertu du principe de continuité de la protection d'infanterie.

Là où je vous rejoins cependant, c'est qu'on a affaire à un ouvrage de type "abri actif", dont l'équipage est composé de deux groupes indépendants de soldats: ceux qui assurent le fonctionnement et l'activité défensive propre des postes de combat de l'ouvrage (disons une soixantaine de personnes), et une section d'infanterie (48-50 personnes) dont le rôle était d'occuper les intervalles à l'air libre et qui n'étaient simplement qu'abrités dans l'ouvrage.

A la mobilisation ou en cas d'alerte un certain nombre de soldats d'active venaient prioritairement occuper l'ouvrage et le mettre en ordre de marche, le temps que les réservistes ou mobilisés viennent compléter l'équipage, ce qui en général était assez rapide vu que les troupes de forteresse étaient mobilisées localement.

Sans connaître directement l'enchainement de ce qui s'est réellement passé dans le cas du col de Garde, on peut imaginer un schéma du type 15 à 20 hommes arrivent ou sont déjà en place à la déclaration d'alerte, et ensuite dans les heures à la paire de jours qui suit, le reste de l'équipage actif (40 personnes) et la section d'intervalle logée dans l'ouvrage (48 personnes) sont incorporées à leur tour.

Cordialement
Jean-Michel


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