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Galgen: groupe électrogène 2 temps

Lié à la page suivante de la partie Constructions :
GALGENBERG - A15 (Ouvrage d'artillerie)


Fil ouvert par alainH ( 118 ) - Posté le 13/08/2019

Bonjour à tous,
le texte relatif au Galgenberg précise que les groupes électrogènes 2 temps sont de fabrication Sulzer. Or, la fiche Als.Thom indique qu'il s'agit en réalité de matériel fournis par cette firme. A signaler que 4 ouvrages du SF de Thionville sont concernés par ces moteurs 2 temps: Molvange, Soetrich, Koben et Galgen.
Bien cordialement
alainH


Réponse de Pascal ( 1371 ) - Posté le 14/08/2019

Bonjour Alain

Effectivement, il y a lieu de corriger cela. Sauf erreur de ma part, les moteurs en question étaient bien des moteurs Als.Thom, peut-être as-tu des informations la dessus ?

Bien cordialement, Pascal


Réponse de alainH ( 118 ) - Posté le 14/08/2019

Désolé Pascal, je n'ai aucune info sur les moteurs d'origine.
Peut-être le SHD, fonds Lemaître ?

Bien cordialement, alainH


Réponse de Frédéric Lisch ( 135 ) - Posté le 15/08/2019

Salut à tous,

Quelques petites erreurs se sont glissées dans le descriptif de l'armement des blocs.

EM : 1 créneau FM "dans la caponnière d'entrée". Techniquement, il ne s'agit pas d'une caponnière mais d'un blockhaus de défense intérieure. Celui-ci prend d'enfilade le hall de déchargement.

EH : il y a non pas une mais deux cloches GFM. La chambre de tir comporte DEUX créneaux FM et la porte blindée, un seul.

B2 : on peut préciser que ce bloc ne dispose pas d'issue de secours, ce qui est suffisamment rare pour être signalé.

La galerie creusée par les Allemands en direction du PO de Sentzich débute, d'après moi, au bloc 5 et non au bloc 6. Mais je peux me tromper. A vérifier...

Frédéric Lisch.


Réponse de Pascal ( 1371 ) - Posté le 15/08/2019

Salut Fred

Merci pour tes corrections qui ont été apportées. Pour la galerie, de mémoire là aussi, elle partait bien du 135 vers le flanc de la colline, mais je peux me tromper aussi, cela reste a vérifier.

Amicalement, Pascal


Réponse de mathieju ( 97 ) - Posté le 17/08/2019

Bonsoir Alain, Pascal et Frédéric,
La galerie creusée par l'occupant partait bien de la cage d'escalier du Bloc 6, à environ 6 m au-dessus de la galerie au pied du bloc. Elle est encore très clairement repérable par l'enduit sur la paroi de la cage d'escalier et des tuyaux de drainage au pied de la fermeture. Je peux faire des photos à l'occasion.
Elle est mentionnée sur les états des lieux de fin 1948 à 1953 (2 m x 1,50 m) et semble avoir été fermée vers 1949. Elle était signalée comme en bonne partie effondrée.
Cordialement.


Réponse de attila-77250 ( 394 ) - Posté le 18/08/2019
Dernière modification par attila-77250 le 18/08/2019.
Bonjour à tous,

En complément de la remarque de Frédéric, pour ce qui concerne la sortie de secours, celle-ci figure dans le fossé diamant du Bloc 1 juste en-dessous du créneau FM de défense et n'est pas indiquée dans le descriptif ni dans les photos d'ailleurs. Elle est équipée d'un porte blindée avec créneau FM et d'une grille externe partiellement découpée au chalumeau... pour ce qui est des échelons extérieurs, ceux-ci (de mémoire) ne semblaient plus présents en 2010.

Amicalement

Jean-Louis & Sylvie



Réponse de Pascal ( 1371 ) - Posté le 18/08/2019
Dernière modification par Pascal le 18/08/2019.
Bonjour Jules

Merci pour cette confirmation. Il doit s'agir de l'état des lieux fait par le Sgt Lalloz du Génie, lequel tiendra ensuite pendant des années un bureau de tabac bien connu à Hettange-Grande. Ce document a été récupéré à l'ATG de Thionville avant sa dissolution et versé aux archives du Galgenberg. Il mentionnait aussi les essais faits vers le bloc de 81 ainsi que la seconde galerie partant le la gare du M1 et débouchant en bord de route après l'EM. Le débouché doit encore être visible de nos jours en bord de route, mais cette galerie aussi est effondrée.
Il me semble d'ailleurs que ce rapport ci aussi Mr Ochem, une personne aimable qui était concierge des écoles Pasteur à Hettange et que j'ai connu étant gamin.

Amicalement, pascal


Réponse de mathieju ( 97 ) - Posté le 18/08/2019

Bonsoir Jean-Louis (attila),
C’est bien la sortie de secours au Bloc 1. Les vandales qui ont dérobé les guidages supérieurs en bronze des tourelles fin 2016 ou début 2017 se sont introduits par-là, avec soit une complicité intérieure pour déverrouiller la porte blindée, soit un bon connaisseur des ouvrages qui aurait échappé à la vigilance des guides lors d’une visite un peu surchargée.
Il n’y avait plus d’échelle extérieure d’origine dans le fossé, mais on y en a retrouvé une en aluminium, sans doute en attente de la suite des opérations, qui a bien sûr été confisquée, avant de verrouiller de nouveau la porte blindée.
Les vandales n’ont pas pu finir leur travail, mais le dommage est important.
Cordialement.
Jules Mathieu


Réponse de mathieju ( 97 ) - Posté le 18/08/2019

Bonsoir Pascal,
Les quelques rapports d’inspection du Galgenberg de 1948 à 1953 dont je dispose sont surtout des brouillons, souvent non datés et non signés (sauf un du Colonel Wehrle dans les années 1950’s), qui comportent des ajouts manuscrits sur le texte original dactylographié signalant les modifications effectuées.
Une première remarque : la galerie creusée depuis le bloc 6 est signalée comme aboutissant « à l’Est du bloc 5 », donc en direction de la frontière allemande. Était-ce dans le but de créer une prise d’air supplémentaire (pourquoi ?) ou plutôt une tentative de retournement de l’ouvrage en cas d’invasion américaine ? Il n’y a pourtant pas de casemate de 75 assez facile d’usage au Galgenberg.
Ces rapports ne font pas état d’une galerie vers la route militaire au Nord de l’EM, bien qu’effectivement une excavation intrigue à cet endroit dans le talus le long de la route militaire, et je crois qu’on en avait déjà parlé dans nos échanges. Quelle aurait pu en être l’utilité de doubler l’EM ? Outre la galerie du bloc 6, les rapports ne parlent que de 3 sondages de 1,20 m de profondeur dans les parois des galeries, sans doute pour en analyser le mode de construction et la résistance, dont un du M1 vers les escaliers du bloc 4 qui a subi en outre des forages de 15 cm avec des essais d’explosifs occasionnant quelques dommages au pied du bloc 4.
Bien cordialement.
Jules


Réponse de Pascal ( 1371 ) - Posté le 18/08/2019

Bonsoir Jules

Le rapport en question est normalement dans les archives de votre association. De mémoire, il s'agit d'un état des lieux complet de l'ouvrage établi en 1945-1946. L'ensemble des infos sur les quelques travaux et essais faits sous l'occupation y figure.

Bien cordialement, Pascal


Réponse de attila-77250 ( 394 ) - Posté le 19/08/2019
Dernière modification par attila-77250 le 19/08/2019.
Bonjour Jules,

Nous avons eu l'occasion de visiter cet Ouvrage dans son intégralité en 2010 puisque nous participions au Forum de la Fortification avec notre Association... et nous en connaissons un (Philippe) qui doit être "légèrement" furieux du vol survenu sur les tourelles.

Manifestement, il ne peut s'agir que d'une action éxécutée par des personnes TRES bien informées, tant sur la disposition des lieux que sur la façon d'agir au plus rapide... donc possédant des plans détaillés, connaissant bien les horaires d'ouverture et bien au courant des voies d'accès en forêt !!

Cela reste vraiment une imbécillité de 1ère classe mais, bon, on ne refait pas le monde. Nous renvoyons à notre note sur les pillages et pensons de plus en plus sérieusement que le rétablissement des pièges Maginot d'origine pourrait calmer ces razzieurs... quitte à les doubler avec des ardillons "Séré" (LOL). Un bon système de protection serait de rétablir des mines dans les fossés diamant par exemple, les promeneurs et chasseurs n'auraient rien à craindre puisqu'il est rare que le gibier saute dedans... mais là, nous sommes peut-être un peu "excessifs" ;-)

Pour info complémentaire, lors de notre visite complète du Schoenenbourg en 2013, on nous a montré les tentatives de forçage de la porte de l'issue de secours du B1 (celle-ci étant modernisée et munie d'une alarme cela à fortement découragé les possibilité d'intrusion) comme quoi, la bêtise humaine est largement diffusée.

Amicalement

Jean-Louis & Sylvie


Réponse de Pascal ( 1371 ) - Posté le 19/08/2019

Bonjour

Concernant le fabricant des moteurs d'origine de l'ouvrage (comme ceux de Soerich, Molvange et Kobenbusch), c'est Philippe Truttmann qui cite Alsthom comme étant le fabricant de ces moteurs dans la Muraille de France.
A noter qu'il attribue aussi le projet de prise d'air supplémentaire depuis la galerie des câbles partant de l'usine du Galgenberg comme une réponse envisagée à cette surconsommation d'air.

Amicalement, Pascal


Réponse de mathieju ( 97 ) - Posté le 20/08/2019

Bonsoir Pascal et amis passionnés,
En ce qui concerne les états des lieux du Galgenberg, je dispose de 4 livrets dactylographiés et annotés, dont celui qui semble le plus complet (environ 50 pages) est non daté et signé du Col. Wherle. Les autres sont des extraits partiels de celui-ci surchargés de notes. Dès que possible, après les problèmes de santé de ma femme, je retournerai fouiner dans la masse de documents à A15. Je suis peut-être passé à côté du document initial, mais il n’est jamais question d’une galerie débouchant près de l’EM dans les éléments que j’ai à disposition.
Par rapport à ALS.THOM dans la rubrique « Sociétés et Entreprises » du site, et au texte de la dernière ligne qui suppose que les alternateurs fournis à l’origine avec moteurs Sulzer auraient pu être conservés, j’ai ajouté aux photos du Galgenberg une prise de vue de la plaque signalétique d’un alternateur ALSTHOM mentionnant la date en 1934. Les fiches d’essais des moteurs SGCM de remplacement datent de fin 1937, début 1938, ce qui indique qu’effectivement les alternateurs initiaux auraient bien été conservés.
Par contre, il y a une bizarrerie dans les projets de prise d’air supplémentaire par la galerie des câbles. Les quelques plans de projet y relatifs que je possède ne sont pas datés, comme la plupart des autres, secret militaire oblige, sauf un qui mentionne le 17 mai 1938, donc après l’installation des moteurs SGCM. Cherchons l’erreur.
Cordialement.
Jules.


Réponse de Pascal ( 1371 ) - Posté le 21/08/2019

Bonjour Jules

il me semblait de mémoire que ces plans étaient effectivement tardifs, cette prise d'air ayant été vraisemblablement envisagée en même temps que la création de l'entrée de câbles de l'alimentation électrique par l'arrière. Voilà pourquoi je disais 'il attribue'.
Des essais avaient été fait au niveau du 135 pour créer une prise d'air sous rocaille, mais n'ont pas du être concluants. Je ne connais pas la date à laquelle ceux ci ont été faits.

Cordialement, Pascal


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