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Types de moteurs diesel utilisés pour l'équipement de la ligne


Fil ouvert par Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 27/06/2020
Dernière modification par Ouvrage_39_45 le 27/06/2020.
Les groupes 4KD 22 semble aussi être implantées
sur le GO du Schiesseck
source; https://wikimaginot.eu/V70_construction_detail.php?id=10794&_Ouvrage_d%27artillerie-SCHIESSECK


Réponse de Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 27/06/2020

Dans la rubrique, matériel électrotechnique / groupe 4 KD 22 / déploiement du matériel
il manquerait le GO du Schiesseck
source; https://wikimaginot.eu/V70_construction_detail.php?id=10794&_Ouvrage_d%27artillerie-SCHIESSECK


Réponse de jolasjm ( 4047 ) - Posté le 27/06/2020

Bonsoir

Merci de nous avoir signalé cet oubli. La chose est corrigée.
N'hésitez pas à nous revenir si vous détectez d'autres erreurs.

Cordialement
Jean-Michel


Réponse de Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 13/07/2020

Bonjour

Dans la même optique de cohésion des informations wikimagninot j’ai effectué un contrôle crossé entre les infos :
Ouvrage xx / équipement électrique
et
Matériel électroméca / implantation.
Concerne les groupes du type : Sulzer / SMIM / SGCM ; source unique wikimaginot.

Mes remarques concernant l’approche ouvrage xx :
*) GO Molvange : Manque précision G4V 42
*) GO Soetrich : Manque précision GVU42
*) GO Anzeling : Manque précision G4V 42
*) PO Bovenberg : Manque précision 3GV33
*) PO Laudrefand : Manque précision 3GV33
*) PO Haut Poirier : Manque précision 3SR19
*) PO Welschhof : Manque précision 3SR19
*) GO Simserhof : Manque précision 6DD22
*) GO Rimplas : Manque mention 6SR19
*) GO Col de Brouis : Manque précision 2SR19
*) GO Castillon : Manque précision 6SR18
*) GO Gordolon : Manque mention 4SR14
*) GO Chenois : La note: "6SR19 (info à vérifier)" est probablement caduc
==> discut. 29/02/20 (photo à identifier)
*) GO Vélosnes : La note: "6SR19 (info à vérifier)" est probablement caduc
==> discut. 29/02/20 (photo à identifier)
*) GO Rochonvillers : Manque précision type G6V ?? (Voir Rq autre)

Mes remarques concernant l’approche groupe électroméca xx :
*) GO Rochonvillers: Un G6V42 à 225ch ?? À vérifier
*) GO Kobenbusch manque précision 375tr/mn-150ch dans la liste GVU42
*) PO Valdeblore manque dans la liste SR14
*) Abri Fontvive Nord ouest manque dans la liste SR14

Mes remarques diverses nécessitant éventuellement complément d’informations :
*) GO Chenois n'apparaît pas dans la liste des GO
*) GO Rochonvillers: c'était un 6 cylindres mais à 225ch c'est plutôt G6V 33 que G6V 42 ?
*) Rubrique GVU42: note fausse sur photo Molvange (G3V pour 4 cylindres ?)
*) Un 6SR19 pour le Barbonnet mais, pour le Suchet, autre usine ? et quoi ?
*) Molvange,Soetrich,Kobenbusch,Galgenberg,Hackenberg,Anzeling semble avoir été équipés, d'origine, de groupes Alsthom 2 tps (même à l'A19 ?) quelle type ? Transfert Alpin ? Quel PO/GO ?

Note :
Je tenterais, à l’occasion, la même démarche pour les groupes générateurs restants :
Alsthom, Baudouin, CLM, Renault, Supdi,
mais je présent qu’il y aura plus de questions que de réponses.


Réponse de Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 22/11/2020

Bonjour

Lors de ma précédence contribution à ce fil, j’ai oublié d’inviter, d’où
la probable méconnaissance de mes propositions de corrections.
C’est désormais fait ; le métier de contributeur s’apprend aussi sur erreurs !
Certains points, 2 ou 3, ont entre-temps, été signalés dans d’autre discutions.

Cordialement
Denis


Réponse de Pascal ( 2881 ) - Posté le 22/11/2020
Dernière modification par Pascal le 22/11/2020.
Bonjour Denis

merci pour avoie relevé ces éléments, je met les fiches à jour et reviens vers vous. J'en profite pour modifier le titre de ce fil de manière à ce qu'il corresponde mieux à son contenu

Bien cordialement, Pascal


Réponse de Pascal ( 2881 ) - Posté le 22/11/2020

Re

La liste des motorisations d'ouvrage a été mise à jour. Pour Rochonvillers, les moteurs étaient des 6GVU 42 à 350 CV, c'est corrigé.

- GO Chenois n'apparaît pas dans la liste des GO, pouvez vous preciser ?

- Le PO de Valdeblore et l'abri de Fonive sont cités dans la liste des moteurs SR14 installés, nous ne devons pas parler de la même chose, pourrez vous préciser ?

Pour Suchet, l'ouvrage ne dispose pas d'usine électrique. Un CLM 1 PJ 65 a été installé dans un local à l'entrée mais ne devait servir que pour l'éclairage (voir note sur la page de l'ouvrage). L'ouvrage était peut être alimenté depuis le Barbonnet.

Les ouvrages de Molvange,Soetrich,Kobenbusch et Galgenberg ont bien été équipés de moteurs 2 temps Alsthom remplaças ensuite par des moteurs 4 temps SGV-CM.Nous n'avons aucune indication sur une éventuelle réutilisation de ces moteurs après leur démontage.
Pour le Hackenberg et Anzeling, il ne me semble pas que cela ait été le cas.

Un topo sur les autres types de moteurs serait une bonne idée, puisque les mises à jour ne se font pas toujours de manière transversales. Votre aide est la bienvenue

Encore merci pour votre aide. Je ne comprends pas comment ce fil a pu passer ' à l'as ' en juillet, même sans invitation. Les invitations ne sont nécessaires que si vous compter inviter un membre particulier ayant des connaissances dans un domaine.

Bien cordialement, Pascal


Réponse de Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 22/11/2020

Mise à jour très rapide Pascal, super.
Il m’aura fallu plus de temps pour retrouver les précisions.

Chenois :
Dans rechercher une construction, avec filtre: type de construction « Ouvrage d’artillerie »
l’ouvrage du Chenois n’apparaît pas.

Valdeblore - Abri de Fonive :
C’est en partant de la fiche « matériel électromécanique », SR14, que seuls sont cité :
* l'ouvrage de l'Ancien Camp
* l'ouvrage de Frassinéa
* l'ouvrage Bas de Saint-Ours

Suchet :
En visionnant une vidéo Youtub, présentée comme du Suchet, j’ai souvenir d’une usine
avec un CLM 1 PJ 65 (mis en fonctionnement) et d’autres groupes en arrière plan.
Malheureusement, plus moyen de retrouver cette vidéo pour préciser.

Moteur 2 tps :
Ces moteurs ont été remplacés, essentiellement, pour leur surconsommation en air et du
fait, de la nécessitée de sur dimensionner les filtres.
Certains Ouvrages Alpin n’ont pas de salle de neutralisation ; l’attaque aux gaz étant jugée
peu probable du fait de l’implantation.
Ces 2 tps, presque neufs, auraient donc, probablement, constitués une aubaine de
réduction de coût surtout après 34.

Cordialement
Denis


Réponse de Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 22/11/2020

Erratum

Une erreur de recopie c’est glissée dans ma liste :
*) GO Gordolon : Manque mention 4SR14
Il convient de lire : 4SR19 et de corriger dans la rubrique Ouvrage Gordelon.
Désolé, Pascal, pour ce bug.

Autres points détectés entre temps :
*) GO Kobenbusch : Il faudrait GVU 42 en non GVU 33
*) GO Simserhof : Manque précision 6DD22 et doute sur la puissance :
Simserhof = 265 ch (Vitesse plus haute que les autres Ouvrages ?)
Hochwal Ouest = 240 ch
Matériel 6DD22 = 240ch
*) GO Castillon : Doute sur la puissance du 6SR18:
Castillon = 135 ch (Vitesse plus haute que les autres Ouvrages ?)
Grand Hohekirkel = 125 ch
Otterbiel = 125 ch
Materiel 6SR18 = 125ch

Suchet / Barbonnet
Je pence que j’inverse les 2 appellations ; j’entend par Barbonnet le fort Séré des rivière
implanté sur le mont Barbonnet et Suchet, le complément Maginot.
Après recherches, il paraîtrait plus juste de dire :
Barbonnet en 1914 renommé Suchet en 1940.

Cordialement
Denis


Réponse de jolasjm ( 4047 ) - Posté le 22/11/2020
Dernière modification par jolasjm le 22/11/2020.
Bonjour

Outre les points mentionnés par Pascal, sur les sujets laissés en suspens :

- Barbonnet (fort) : le fort a subi trois modernisations...
La première en 1928-29 durant laquelle les caponnières ont été bétonnées (les travaux avaient débuté avant 1914 mais avaient été laissés en plan) et la Nord convertie en magasin.
La deuxième en 1932, avec électrification de l'éclairage et installation d'une ventilation simplifiée dans la zone des tourelles. Le 1PJ65 vient de là. La puissance nécessaire était faible.
La dernière après guerre, entre 1950 et ??, à l'occasion de la réactivation de la ligne Maginot. Dans ce cadre, les tourelles Mougin ont été électrifiées elles-mêmes (elles étaient toujours manuelles en 1940), ainsi que les monte-charges et le reste du fort. Les groupes dont vous parlez sont réels, mais ont été installés dans ce cadre des années 50. Je n'en connait pas les références.

- Moteurs deux temps : aucun de ceux de Cattenom n'a atterri dans les Alpes, je vous le confirme. Le seul ouvrage du Sud-Est a avoir des Alsthom est le Pas du Roc, de 54 CV et pas de filtration gaz. Ces groupes au Pas du Roc ont été installés très tardivement en 1939 et sont d'une puissance très inférieure à ceux utilisés dans les ouvrages de la forêt de Cattenom. A noter qu'à la libération des Alsthom du N-E, la plupart des commandes pour les centrales électriques des Alpes avaient été passées, hors ouvrages tardifs (Barbonnet, Monte Grosso...).

Cordialement
Jean-Michel


Réponse de jolasjm ( 4047 ) - Posté le 22/11/2020

Rebonjour
Nos messages se sont croisés.

Le nom de "fort Suchet" est le nom Boulanger du fort Séré de Rivières sommital. Le ministre Boulanger avait décidé de nommer les forts Séré avec des noms de militaires célèbres en 1887. Il n'a jamais été donné à l'ouvrage Maginot puisqu'en 1940 ces noms étaient abrogés depuis belle lurette.

Cordialement
Jean-Michel


Réponse de mathieju ( 128 ) - Posté le 22/11/2020

Bonsoir amis passionnés,
Sans aucune information supplémentaire sur le sujet de la récupération des moteurs Sulzer, sans doute revendus à bas prix vers l'industrie ou à la construction fluviale, je souhaiterais une mise au point sur la réponse de Pascal.
Il y est question de "moteurs Alsthom", et j'ai aussi trouvé ces termes dans certains articles. Il semble même qu'Alsthom s'était porté candidat dans les appels d'offre.
Cependant, la CCM (Compagnie de Construction Mécanique)/Procédés Sulzer (d'origine Suisse) à Mantes-La-Ville proposait pour ses groupes électrogènes des alternateurs des Ateliers d'Orléans (voir des photos sur le dico).
Existait-il vraiment des moteurs Diesel Alsthom en sus des groupes alternateurs ?
Cordialement.
Jules


Réponse de Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 22/11/2020

Merci Jean Michel pour ces précisions.

Ayant eux l’occasion de visiter le fort Barbonnet, lors d’un séjour de visites
Maginot Alpine, aucune présentation d’usine n’a été faite.
Une des Mougin, vue au pas de charge, était très sombre ; la présence d’éclairage
ne me passais sait pas comme une évidence, même encore de nos jours.

Bonjour Jules, nos derniers échanges dates !
Je suppose que sous « récupération des moteurs Sulzer » il convient de
lire : 2 temps supposés Alsthom.

Cordialement
Denis


Réponse de Pascal ( 2881 ) - Posté le 22/11/2020

Bonsoir Denis

Pour le Chesnois, il apparait bien dans la liste , sous 'Le CHESNOIS - CHENOIS'. Le 'Le' fait intégralement partie de son nom.

Pour la page SR 14, le paragraphe Déploiement a été ajouté comme sur les autres pages SMIM, citant l'intégralité des ouvrages. En effet, les photos qui y sont ne constituant pas une liste mais une simple illustration et celle de Fonvive y est manquante.

Les pages Gordolon et Kobenbusch sont corrigées.

Pour le Simserhof, soit la vitesse et le volant d'inertie diffèrent, soit simplement ces moteurs sont utilisés avec un alternateur plus puissant et capables de l'entrainer. Je vais ouvrir un fil de discussion sur ce sujet.

Pour Castillon, ce peut etre une simple coquille. Je vais ouvrir un fil sur ce sujet.

Fort Suchet n'est sauf erreur de ma part pas doté d'une usine électrique, ses équipements d'origine fonctionnaient en 110 V continus et c'est ce qui explique l'installation d'un CLM 1 PJ 65 avec une génératrice 110 V continus 3 KW et non pas un alternateur 220V triphasé 5 KVA. D'ou aussi le compresseur en bout de ce CLM qui ne sert à rien.
Ce groupe permettait du coup de faire fonctionner la ventilation et l'éclairage mais pas le groupe hydraulique des tourelles qui à lui seul demandait une puissance supérieure à celle fourni par ce CLM

Cordialement, Pascal


Réponse de jolasjm ( 4047 ) - Posté le 22/11/2020
Dernière modification par jolasjm le 22/11/2020.
Bonsoir Jules

Les gros ouvrages de Cattenom (Soetrich, Kobenbusch, Galbenberg) ont tous les trois été équipés au départ avec des moteurs Alsthom 2 temps. Les marchés correspondants ont été passé 2e semestre 1933 et les groupes installés lors du 1er semestre 1934.

Ces moteurs se sont avérés d'une part capricieux et d'autre part très (trop) gourmands en air de combustion, rendant la situation peu acceptable en régime gazé où le débit injecté dans l'ouvrage est restreint.

Informé de la situation, la CORF a demandé début 1935 à la Direction du Matériel du Génie (DMG) de démontrer la possibilité ou non d'alimenter directement ce type de moteur (ou d'autres d'ailleurs) en air directement pris à l'extérieur sans passé par la filtration, c'est à dire de vérifier la marche éventuelle en air gazé. La DMG semble avoir fait choux blanc puisqu'elle jette l'éponge en mai 1935. Le risque qu'on peut entrevoir est bien sur celui de corrosion... L'autre solution aurait pu éventuellement d'aller chercher l'air en hauteur au dessus des nappes de gaz, à la façon des fortifications belges de l'époque ou modernisées, mais le cout de la chose à du refroidir les ardeurs.

Selon Philippe Truttmann, les moteurs Alsthom auraient finalement été remplacés par de classiques SGCM en mettant à profit les travaux (et budgets ! ) d'alimentation des ouvrages en énergie par l'arrière, donc probablement vers 1937 ou 1938.

Bien amicalement
Jean-Michel

Piece jointe : extrait de rapport de chantier d'équipement des ouvrages de la chefferie de Thionville en Janvier 1934, avec les détails du marché initial du Galgenberg



Réponse de jolasjm ( 4047 ) - Posté le 22/11/2020

@ Pascal

L'info que j'ai est que le fort Suchet a été largement électrifié lors de la réactivation des fortifications dans les années 50, pour mécaniser les tourelles (rotation, monte-charges, etc.). Source : Rémi Fontbonne.
Est-ce avec un groupe spécifique installé dans le fort après guerre ou réutilisation d'énergie à partir de l'ouvrage Maginot ?... ou tout simplement grâce à l'alimentation par l'arrière ?

Amicalement
Jean-Michel


Réponse de mathieju ( 128 ) - Posté le 22/11/2020

Bonsoir Jean-Michel,
Complètement en accord avec toi. Mais les moteurs d'origine étaient des Sulzer de la CCM. Ma question concerne Alsthom: cette société s'étant portée candidate pour la fourniture des groupes électrogènes produisait-elle ses propres moteurs Diesel entraînant l'alternateur et sa génératrice, ou était-elle tributaire d'un fournisseur externe de moteurs (Sulzer ou autre) comme c'est le cas pour les moteurs SGCM du Galgenberg entraînant des bobinages Alsthom.
Je crois que l'appellation Alsthom s'est généralisée aux groupes indépendamment de l'origine des moteurs.
Jules


Réponse de jolasjm ( 4047 ) - Posté le 22/11/2020
Dernière modification par jolasjm le 22/11/2020.
Rebonsoir Jules

Non, selon les archives les moteurs d'origine sont bel et bien des diesel de marque Alsthom.
Ci-dessous une photo perso des moteurs Alsthom de l'ouvrage du Pas du Roc, les derniers encore existants

Amicalement
Jean-Michel



Réponse de Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 22/11/2020

Pascal, Jean-Michel

Pour l’électrification des tourelles du Barbonnet, je vous invite à suivre le lien :
http://fortiffsere.fr/avancedenice/index_fichiers/Page4974.htm
Les photos révèlent peu de câble ou/et d’équipement électrique !

Bonne soirée
Denis


Réponse de jolasjm ( 4047 ) - Posté le 22/11/2020
Dernière modification par jolasjm le 22/11/2020.
Denis,

Cédric et Julie Vaubourg se concentrent pour Fortiffsere.fr essentiellement sur les éléments issus de l’ère Séré de Rivières et non de ce qu’il s’est passé ensuite. Leurs photos ne montrent donc pas les éléments de modernisation.

Je vous renvoie vers les photos disponibles sur wikimaginot sur la page du fort Suchet, où les câblages électriques divers et éléments de motorisation sont bien visibles. Voir en particulier photos 43, 52, 55, 56, 58, 62, 64, 65, 66, 67.

Cordialement
Jean-Michel


Réponse de Pascal ( 2881 ) - Posté le 23/11/2020

Bonsoir

Pour le Barbonnet, la tourelle est dotée d'un moteur alimentant le groupe hydraulique permettant son soulèvement et d'un moteur pour sa rotation. Ces deux éléments étaient en 110 V continus et d'une puissance excédant bien celle pouvant être fournie par le CLM qui a été installé par après.
Elle peut aussi fonctionner manuellement, ces systèmes électriques étant débrayables .

On peut imaginer que lorsque la tourelle a été modernisée après 14, l'énergie qui lui était nécessaire était produite par un groupe convertisseur rotatif (moteur électrique couplé à une génératrice continu) alimenté par le réseau civil comme ce fut le cas au fort de Guentrange lors de la modernisation des années 30.
Cet équipement a probablement été démonté ensuite et remplacé par le groupe CLM actuellement visible pour n'assurer que l'éclairage et la ventilation, la manoeuvre de la tourelle étant entièrement manuelle.
Ce sont là des suppositions qui restent à verifier.

Je vais contacter Edelweiss qui pourra certainement nous renseigner.

Cordialement, Pascal


Réponse de mathieju ( 128 ) - Posté le 23/11/2020

Bonjour Jean-Michel,
Au temps pour moi, désolé, les anciens moteurs étaient bien des Alsthom 2 temps. J'ai d'ailleurs retrouvé dans mes archives du Galgenberg une fiche d'alimentation en air qui le confirme.
En fait, j'avais Sulzer en tête pour l'avoir lu il y a quelques années dans une publication (je cherche à la retrouver) et c'était aussi précisé dans la fiche Wiki relative au Galgenberg jusqu'à ce qu'Alain Hohnadel ne propose une correction le 13/8/2019.
Amitiés.
Jules


Réponse de serederivieres06 ( 50 ) - Posté le 23/11/2020

Bonsoir, pour avoir pas mal œuvré, surtout en électricité, au Barbonnet, je peux éclaircir quelques points :
- Le CLM 1 PJ 65 situé au Séré de Rivières a été installé par l’association au début de la prise en compte du fort vers 1985 (don du Génie). Celui-ci servant à éclairer la Jeanne d’Arc pour la faire visiter.
- Il n’y avait, comme installation électrique (donc en 1985), que les locaux sous les tourelles (éclairage et monte-charges) le reste du fort en était dépourvu.
- J’ai une copie de document du Colonel commandant la Sous- commission d’Artillerie de Forteresse, daté de février 1956 ou il est demandé, suite au réarmement des tourelles, d’étudier la mise en place d’un groupe électrogène pour l’éclairage, la ventilation et la rotation des tourelles.
Dans ce même document il est indiqué (à priori il a été mis la charrue avant les bœufs) que les tourelles ayant été réarmées celles-ci sont pratiquement en état de fonctionner, le Service du Génie mettant au point un dispositif de rotation électrique pour celles-ci (donc en 1956), alors que « les données de bases nécessaires » : implantation des locaux à munitions, des locaux à personnel et du groupe électrogène n’ont pas été définis.
D’autre travaux étaient prévus (entre autre le comblement du fossé au niveau de la caponnière nord lieu ou une partie des munitions devaient être stockées), des percements de galeries, etc. mais à priori les budgets ne suivirent pas donc « les données de bases nécessaires » ne furent pas réalisées…
De mémoire un départ pour le Séré de Rivières est bien présent dans l’usine du BT (datant de ?).
Il faudra attendre la fin du confinement pour pouvoir vérifier cela.
Cordialement
Marc


Réponse de Pascal ( 2881 ) - Posté le 23/11/2020

Bonsoir Marc

Merci de ces éclaircissements qui sont les bienvenus. Au final, pas de CLM 1PJ 65 en 1940 et Fort Suchet était alors alimenté depuis l'ouvrage CORF du Barbonnet en courant triphasé.
Les tourelles étaient manoeuvrées à la main, sauf le cas ou un second départ depuis la sous-station tourelles du Barbonnet aurait été créé pour alimenter directement les tourelles de Suchet en 110 V continus.
Cela expliquerait que les moteurs 110V équipant les tourelles soient toujours présents. Resterait dans ce cas à savoir de quelle époque ils sont puisque si ils ont été installés avant la contribution du Barbonnet, ils devaient etre alimentés par un autre dispositif, groupe convertisseur ou groupe électrogène continu (génératrice).

Cordialement, Pascal


Réponse de Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 23/11/2020

Bonsoir Pascal

L’hypothèse que le fort, en 1940, aurait été alimenté en tri depuis l’ouvrage, rand inutile
une demande, en 1956, d’installer un groupe électrogène au fort.
Le besoin électrique aurait été déjà satisfait.
La présence d’une sous station tourelle à l’ouvrage (dépourvue de tourelle) pour les
tourelles du fort, serait techniquement une mauvaise idée.
Transporter du courant continu, à peine à 110V, même sur courte distance ; il ne
reste rien au bout du câble.
Et si, le fort aurait été en chantier inachevé ? Soit, jamais de raccordement !
A partir de 1954, la stratégie de défense nationale bascule de l’ouvrage vers l’atome.
L’attrait d’un vieux fort, de veilles tourelles de 155, aurait pu s’estompé.

Cordialement
Denis


Réponse de serederivieres06 ( 50 ) - Posté le 24/11/2020

Bonjour , un autre document daté de 1947, émanent de l'Inspection du Génie , concernant le réarmement des tourelles de 155 précise que celles-ci avaient été modifiée en 1932/34 avec, entre autre, l'installation de l'éclairage électrique.
Je me souvient d'un câble entre les 2 ouvrages mais je ne me suis jamais penché dessus (il y avait tant à faire ....) pour savoir si c'est de l'elec ou du phonique. Donc à vérifier...
Cordialement
Marc


Réponse de jolasjm ( 4047 ) - Posté le 24/11/2020
Dernière modification par jolasjm le 24/11/2020.
Bonjour Marc

Je confirme que la modernisation de 1932 au fort Suchet n'a porté que sur l'éclairage, la ventilation et quelques renforcements de cuirasse des tourelles et travaux de Génie Civil, le tout pour un budget (approuvé) de 600.000 Fr de l'époque (550.000 pour les travaux sur les tourelles et la ventilation/éclairage + 50.000 pour l'isolement de ces tourelles par rapport au fort pour permettre à terme un minimum de surpression). Cette somme est bien intégrée dans le budget du Programme Restreint de 1930, puis dans le programme des 362 MF de début 1931 (la somme est d'ailleurs déjà approuvée depuis mi-1930 !). Ces travaux ont été réceptionnés fin du 1er trimestre 1932.
A noter que l'alimentation électrique par l'arrière du secteur Barbonnet / St Roch n'a été mise au budget qu'en fin 1938 pour l'exercice 1939, ce qui impliquait l'obligation absolue avant cela d'avoir une(deux) centrale(s) dans l'ouvrage (ou éventuellement le fort) pour pourvoir à l'alimentation de la ventilation et de l'éclairage en place depuis 1934 dans les tourelles de 155mm du fort Suchet. Ces travaux d'alimentation par l'arrière auraient du être achevés (incluant Agaisen et Monte Grosso) en octobre ou novembre 1939 si j'en crois les rapports d'avancement de travaux du Gal Olry. Pas certain que cela ait été le cas...

La modernisation visant à mécaniser la rotation et les monte-charges date d'après guerre. A la date de conception de ce projet, le bétonnage des caponnières et descentes laissées en plan en 1914 venait juste de s'achever.

@ Denis : je reviens sur un point que vous avez mentionné plus haut : l'existence d'une séquence avec un CLM au Barbonnet avec une centrale derrière. En y réfléchissant, cela ne peut avoir été pris que dans l'ouvrage Maginot, puisque le 1er groupe SMIM de l'usine a été démonté dans les années 50 et transféré au Castillon. Ce groupe manquant a été remplacé au Barbonnet par un petit CLM dédié juste à l'éclairage.
Je ne pense pas qu'on puisse dire que l'état français se soit désintéressé de la ligne Maginot, ou du Barbonnet en particulier, dans les années 50. L'état français a dépensé après guerre des milliards de l'époque sur la ligne Maginot et cela jusqu'en 1960. Le budget voté en 1951 est de 1 milliards, couvrant la période 1952-53, puis 1,7 milliards est à nouveau voté pour 1954-55 et enfin 1 milliard de plus pour 1956-57. Le budget décroit ensuite pour ne plus devenir que de l'entretien à partir de 1960. L'effort de remise en état et d'amélioration après l'état des lieux de 1946-48 a donc été important. La modernisation des tourelles du Barbonnet - fait avéré - en faisait partie, comme la réparation ou le remplacement de tourelles de nombreux autres ouvrages, le rachat de groupes électrogènes, etc - y compris dans le sud-est -.
D'ailleurs pour en revenir aux groupes électrogènes, l'armée a commandé en Février 1954 trois groupes de remplacement pour la RF de Metz composés de moteurs Alsthom JMT 160 de 230CV nominaux (260CV max), avec alternateurs AO AT41B de 195 kVA pour un ouvrage, mais j'en ignore le nom (pas précisé dans les rapports de réception de 1956 !)

A noter que durant la phase de projet de l'ouvrage Maginot, il a toujours été prévu à terme (en 2e cycle) de relier les tourelles du fort Suchet à l'ouvrage Maginot par galerie (elles avaient un temps été nommées Blocs 4 et 5 - mais je cite cela de mémoire). Ces tourelles faisaient tactiquement partie de l'ouvrage Maginot, et donc il ne serait pas surprenant que des départs aient été prévus au tableau de distribution de l'usine de l'ouvrage, au moins à titre de réservation pour le 2e cycle. Une vérification à l'usine sera intéressante quand les circonstances le permettront.

Bien cordialement
Jean-Michel


Réponse de Ouvrage_39_45 ( 11 ) - Posté le 27/11/2020

Bonsoir à tous

En observant les photos récentes de l’entrée de l’ouvrage Barbonnet, on constate la
présence d’une poste transformateur de temps de paix.
L’architecture de cette bâtisse n’est pas typé Maginot et ressemble plus au style 60-70.
L’observation des photos d’Aout 1940 n’ont pas l’ombre d’un poste antérieur.
Si en 40, une ligne aérienne BT n’existait pas, c’est probablement aussi le cas de la
ligne HT, enterré, plus complexe à réaliser.
Dans la même logique, s’il n’y avait pas de ligne aérienne jusqu'à l’Ouvrage ; pourquoi
un équivalent, plus long et haut irait au Fort !
Cela conforte d’hypothèse de Marc; aucun raccordement, Fort ou Ouvrage, au réseau civil.
Le CLM à l’ouvrage, n’a qu’une machine tournant (et non 2, alternateur + excitatrice),
c’est donc bien une dynamo pour courant CC donc l’usage reste limité à l’éclairage.
Ce dernier remplace donc le raccordement externe inexistant, pour la maintenance.
Le fait que l’Ouvrage alimentait le fort en tri, est, après réflexion, plausible.
En 56, la demande d’un groupe pour le Fort aurait pu être motivée par la complexité,
de devoir démarrer un groupe à l’Ouvrage, pour avoir du jus au Fort.

Concernant les groupes Alsthon (3*180cv environ), commandé en 56, pour un Ouvrage
inconnu ; il est possible qu’il s’agisse d’une nouvelle construction top secret.
Livrer directement 3 groupes à l’adresse finale, exemple Fort aux Cartes, ne serait pas
d’une discrétion formidable alors que, noyé sous le couvert de la rénovation Maginot,
c’est comme une lettre à la poste.

Comme convenue, j’ai effectué des contrôles croisés entre la dotation électroméca des ouvrages
et le déploiement cité sous matériel ; cette fois pour les Baudouin
Globalement, un presque sans faute :
*) Matériel BD1 : orthographe de GaRuche dans l’intitulé de l’unique photo.
*) Déploiement DB3 : orthographes de EschErange et HumMersberg
*) Sous matériel, pas d’accès direct au DB2 comme c’est le cas pour DB1/3/4.
Cela laisse faussement penser que le DB2 ne serait pas retenu Maginot.

Dans mes recherches, il me reste deux GO (Vulmix et Turra) donc ne n’ai aucune
indication sur la mature de l’usine.
Au regard de la taille, de l’armement, le BD4 serait éligible ; comme bien d’autres.

Cordialement
Denis


Réponse de Pascal ( 2881 ) - Posté le 28/11/2020

Bonjour Denis

Merci pour cette révision, les pages Baudouin ont été mises à jour.

Cordialement, Pascal


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