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Armée des Alpes







La notion d' Armée des Alpes remonte à la révolution. Cette grande unité apparaitra et disparaîtra ensuite au gré des événements et conflits. L'Armée des Alpes est recréée en temps qu'entité purement administrative sans rôle opérationnel à la fin des années 20 au moment de la relance des études de protection de la frontière du Sud-Est. Cette entité est commandée par un "Commandant désigné" dont le rôle est de prendre en charge l'unité effective en cas de mobilisation.

Les "commandants désignés" sont successivement :


Le "commandant désigné de l'Armée des Alpes" est membre par ailleurs du Conseil Supérieur de la Guerre (CSG) et a autorité sur les 14° et 15° Régions Militaires (RM) dont les unités organiques composent le front des Alpes du Jura à la Corse. En particulier il a pour rôle de cadrer les priorités et orientations de construction de la défense des Alpes. A ce titre, les généraux en charge de la responsabilité auront tous un impact significatif sur la question de la défense des frontières du Sud-Est.

Les relations entre l'armée des Alpes et la CORF seront relativement tendues sous l'ère DEGOUTTE, du fait de l'opposition totale de vision entre les deux parties concernant les formes de fortification en général et celles à appliquer sur la frontière Sud-Est. Ce conflit ira jusqu'à des prises d'initiatives locales de constructions commandées par le général sans que l'EMA ou la CORF ne soit consultés, mettant le général commandant la 15° RM dans une situation délicate vis à vis des directions centrales (note interne EMA du ). Les relations se normaliseront sous ses successeurs (le général JACQUEMOT sera le premier à recevoir des rapports et documents complets sur les constructions CORF sud-est !), et ce jusqu'à disparition de la CORF fin 1935. Les travaux étant ensuite repris sous responsabilité des Régions Militaires, et essentiellement réalisés par la MOM, les alpins reprendront plein contrôle des constructions sur le front... aux limites de budget prés...

La défense du Théatre d'Opération Sud Est (TOSE) est confiée en aout 1939 à la 6° Armée. Celle ci reprendra en décembre 1939 le nom d'Armée des Alpes aprés avoir cédé une large partie de ses effectif aux armées tenant le front du Nord-Est.
L'armée des Alpes tient la totalité de la frontiere entre la France et l'Italie, son secteur s'étend du Jura à la Corse comprise.

Insigne de l'Armée des Alpes

Insigne de l'Armée des Alpes




Composition

La composition donnée ci après est celle à la date de la déclaration de guerre de l'Italie à la France le 10 mai 1940


Commandement

Le commandement de l'Armée des Alpes a été assuré par le Gal Besson puis par le Gal René Olry.
Son poste de commandement était établi à Valence, dans le département de la Drôme (Grand séminaire fin aout 39 puis Hotel des bains résineux).
- Commandement : Gal BESSON puis par le Gal René OLRY à compter du 5 décembre 1939
- Chef d'EM : Gal MER
- S/Chef d'Em : LtCol de Grancey
- 1° Bureau : Cdt Plan
- 2° Bureau : Cdt Bapst
- 3° Bureau Cdt Cusenier
- 4° Bureau : Lt Col Vernoux
- Cdt l'artillerie : Gal Lemiere
- Cdt le Génie : Gal Gaglio
- Cdt l'aviation : Gal Baltus jean


Eléments organiques

Forces aériennes
- GR II/14 - Groupe de Reconnaissance II/14

Eléments rattachés le 10 mai 40
- GBC 514 - Groupe de Bataillon de Chars 514 - LtCol FLAMANT


8° DIC - Division d'Infanterie Coloniale

Commandement : Gal Gillier Louis
- 78° GRDI Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie
- 4° RIC (Régiment d'Infanterie Coloniale)
- 25° RTS (Régiment de Tirailleurs Sénégalais)
- 26° RTS
- 8° RACT (Régiment d'Artillerie Coloniale)
- 208° RALC (Régiment d'Artillerie Lourde Coloniale)





Historique

La défense du Théatre d'Opération Sud-Est (TOSE) est confiée en aout 1939 à la VI° Armée. Celle ci couvre alors l'ensemble des fontiéres communes avec l'Italie, du Rhône jusqu'à la Méditérannée. A la fin de septembre 1939, une fois la mobilisation achevée, la VI° Armée comptera prés de 550 000 hommes répartis le long de la frontiére.
L'attitude au départ non belliqueuse de l'Italie incitera le haut-commandement à prélever progressivement des unités pour les réaffecter sur le théatre d'opération du Nord-Est. La VI° Armée perdra ainsi dés la fin septembre 39 le XVI° Corps d'Armée et les 31° DI et 1° DINA redéployées sur le front nord-est et le mouvement s'accélèrera encore avec l'arrivée de l'hiver et la redescente des troupes quittant la montagne devenue impraticablle jusqu'au printemps.

Début décembre, la VI° Armée est devenue une armée de réserve et sa seule mission est une mission d'observation. Elle deviendra en décembre 1939 l'Armée des Alpes et ne comptera plus en jun 1940 que 185 000 hommes.

Mussolini ayant compris qu'il ne pourra revendiquer que les terres effectivement conquises déclare la guerre à la France le 10 juin 1940 et masse ses troupes, soit plus de 300 000 hommes le long de la frontiére. Le général Olry doit alors faire face à deux fronts, le premier le long de la frontiére avec l'Italie et le second au nord, les troupes allemandes ayant debordé les armées du nord-est prennent la direction du Sud et risquent de prendre l'Armée des Alpes à revers.

Au Nord, les Allemands sont à Dijon dés le 15 juin et le Gal Olry met sur pied le groupement du général Cartier composé de 30 000 hommes équipés avec du matériel de récupération. Ceux ci se battront successivement sur les lignes d'arret constituées par le Rhône, l'Isère puis la Durance.
L'offensive italienne est elle lancée le 21 juin et les alpins tiendront héroiquement la position malgré les assauts répétés des italiens, seuls quelques avant-postes étant débordés puis repris pour la plupart.

Le 25 juin, lorsque les combats cesseront conformément à l'armistice signée à Rome le 24, l'armée des Alpes sera dissoute.

L'Italie n'aura en tout et pour tout 'conquis' quelques 800 hectares de territoire ainsi qu'une partie de la ville de Menton devastée, l'offensive allemande ayant elle été stoppée à Voreppe à une douzaine de kilomètres de Grenoble. La Bataille des Alpes aurait couté coté français 40 morts, 84 blessés et 150 disparus; coté italien 631 morts, 2 631 blessés et 616 disparus (chiffres à confirmer)





Sources :

wikipédia,
SHD,
Revue Historique des Armées,
secondeguerre.net,
france1940.fr,
Secteur Fortifié du Dauphiné,
Hommes et ouvrages de la ligne Maginot tome 5







Secteur(s) concérné(s) :SFD




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