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HUNTZIGER Charles, général d'armée






Général d'armée HUNTZIGER Charles Léon Clément, né le 25 juin 1880 à Lesneven (Finistère) et mort le 12 novembre 1941 à Bréau-et-Salagosse (Gard),



Avancement, carrière


1898 - 1900 Ecole militaire de Saint-Cyr
Mars 1922 - Promu Colonel
1924- Chef de corps du 16° Régiment d'Infanterie Coloniale (RIC) en Chine
25 février 1928 - Chef d'état-major de l'Inspection Générale des Troupes Coloniales
7 décembre 1928 - Promu général de brigade
9 septembre 1930 - Chef de la Mission Militaire au Brésil
20 mars 1933 - Promu général de division
17 mars 1934 au 19 juillet 1938 - Commandant des Armées du Levant
13 mars 1935 - Promu général de corps d'armée
17 mai 1938 - Promu général d'armée
17 mai 1938 au 2 septembre 1939 - Membre du Conseil Supérieur de la Guerre
03 septembre 1939 au 5 juin 1940 - Général commandant la 2° Armée
5 juin 1940 au 25 juin 1940 - Général commandant le 4° Groupe d'Armées
25 juin 1940 au 6 septembre 1940 - Chef de la délégation française auprés de la Commission d'application de l'armistice de Wiesbaden
6 septembre 1940 au 11 aout 1941 - Secrétaire d'etat à la guerre, Gouvernement de Vichy
11 aout 1941 au 12 novembre 1941 - Commandant en Chef des Forces terrestres, Gouvernement de Vichy
11 aout 1941 au 12 novembre 1941 - Ministre de la guerre, Gouvernement de Vichy
12 novembre 1941 - Mort dans un accident d'avion




Général Huntziger Charles




Grand officier de la Légion d'honneur (décret du 30 juin 1937).
Croix de guerre 1914-1918 (citation à l'ordre de l'armée).
Médaille commémorative de la Grande Guerre




Son rôle en 1940 - 1941


Brillant officier lors de du precedent conflit, Huntziger, comme la plupart des chefs de l'armée française des années 30, pensait les Ardennes inviolables et n'envisageait pas cette voie comme une voie d'accés royale pour l'ennemi, malgré le précédent de la premiére guerre mondiale.

La 2° armée qu'il commande subira de plein fouet la réalité du terrain dés le 13 mai 1940 lorsque les allemands effectuent la percée de Sedan sans que les troupes françaises ne puissent les contenir, et il lui sera un temps reproché d'avoir facilité la percée allemande par son manque d'initiative et de réaction appropriée.

C'est finalement et bien commodément le Général Corap qui endossera la responsabilité de l'échec patent du GA1 et sera seul limogé, bien qu'il ait été pendant les mois précédant l'invasion allemande l'un des seuls à tirer réguliérement la sonnette d'alarme et à tenter d'alerter le Haut-Commandement de la criticité de la situation sur cette partie du front.

Ayant à priori été le seul général d'armée resté joignable aprés la défaite, il présidera la délégation française chargée de signer l'armistice du 22 juin 1940 dans la clairière de Rethondes qui entérinera le départ en captivité des équipages de la partie Nord-Est de la fortification Maginot pourtant invaincus. Il sera aussi le plénipotentiare chargé de ratifier l’armistice de Rome le 24 juin 1940, laquelle conformément aux usages de la guerre laissera libres les troupes de l'Armée des Alpes qui avaient elles su tenir la position sans fléchir face aux italiens.

Huntziger sera l'un des signataires du Statut des juifs (loi du 2 juin 1941) qui dépasse sur certains points l’ordonnance allemande légalisant le génocide d’avril 1941, alors que le 3 septembre 1940, il avait été avec le général Koeltz à l'origine de la première protestation formelle du régime de Vichy contre l'annexion de fait des départements du Rhin et de la Moselle.

À l’automne 1941, Darlan tente de l'écarter du pouvoir ainsi que les généraux Weygand et Doyen afin de disposer des coudées franches pour collaborer librement avec l'allemagne nazie.

Le rôle de Huntziger dans cette période trouble de l'histoire de France restera pour le moins ambigu.




Sources : generals.dk, wikipedia, livresdeguerre.net



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