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GEORGES Alphonse, Général






GEORGES Alphonse Joseph, le 19 août 1875 à Montluçon et mort le 24 avril 1951 à Paris

Alphonse Georges est un officier d'origine modeste qui grâce à ses compétences a eut une carrière exceptionnelle.

Officier sorti de Saint Cyr en 1897, il réussira le concours de l'Ecole Supérieure de la Guerre et préparera la guerre de 14 comme officier d'état major.
Il sera nommé commandant en 1914 , colonel en 1919 puis général en mars 1924.
Il sera remarqué par ses supérieurs pour ses compétences en matière de stratégie et sa faculté de résoudre des affaires ou d'autres se sont cassés les dents.

Il sera chef de cabinet du Ministre de la Guerre André Maginot de novembre 1929 à février 1931.

En novembre 1932, il est promu général d'armée et entre au Conseil supérieur de la guerre (CSG).

Dés 1935, le Général Weygand ayant atteint la limite d'age, il est remplacé par Gamelin dont l'image est passablement ternie et qui n'aura de cesse de freiner sa carrière et de priver de responsabilités celui qu'il voyait probablement comme un rival bien plus compétent que lui.
A la mobilisation, Georges sera nommé adjoint de Gamelin et commandant en Chef du front du Nord Est sans pour autant disposer des moyens nécessaires, les rapports entre les deux hommes ne s'étant pas améliorés, loin s'en faut.
L'incompétence de Gamelin reclus avec un entourage réduit dans le chateau de Vincennes et dont la préoccupation majeure était d'envoyer des estafettes auprès du pouvoir politique pour intercepter les bruits de couloir et tenter d'interceder en sa faveur finira tout de même par entrainer son limogeage le 19 mai, mais bien trop tard pour permettre à Weygand sorti de la réserve pour le remplacer et au général Georges de pouvoir redresser la situation.

Après l’armistice du 22 juin 1940, le général Georges organise pendant quelques semaines la nouvelle armée de Vichy qui ne doit plus compter que 100 000 hommes en métrople, puis, atteint par la limite d’âge en août 1940 (65 ans), est placé dans la deuxième section du cadre des officiers généraux.

En 1943, il rejoint le général Giraud en Algérie et participe activement au Comité français de la Libération nationale de juin à novembre, mais ne parvient pas à imposer son point de vue modéré. Il est éliminé par le général de Gaulle, et se retire alors définitivement de toute activité politique ou militaire.

À la Libération, il apporte son témoignage, notamment aux procès du maréchal Pétain et à l’instruction qui vise le général Weygand, puis se retire de la vie publique. Il meurt en 1951 au Val de Grâce à Paris.

Source : wikipedia, Max Schiavon



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