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LAUDREFANG - A37

( Ouvrage d'infanterie )


L'ouvrage est ouvert au public









Secteur Fortifié
SFFA - SF Faulquemont

Sous Secteur
Steinbesch ( Zimming )

Quartier

Maître d'ouvrage
MIL - CORF

Constructeur
Entreprises civiles

Année
Commune
LAUDREFANG (57114)

Lieu-dit / Parcelle

Coordonnées
49.090127 - 6.647972

Validité information
Verifié

Niveau de réalisation en 1940

Etat actuel





Notes et informations



ARMEMENT, Infanterie


L'ouvrage de Laudrefang est un ouvrage d'infanterie CORF comptant 5 blocs. Le bloc 3 n'est pas relié à l'ouvrage par galerie

Bloc 1 : Bloc infanterie et entrée
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses REIBEL MAC 31 et canon AC 47 mm
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses REIBEL MAC 31
- 2 mortiers de 81 mm en sous sol
- 2 cloches GFM, la cloche avant est une cloche GFM A modifiée B, la cloche arrière est une cloche GFM A partiellement modifiée en B.

Bloc 2 : Tourelle mitrailleuse
- 1 tourelle mitrailleuses REIBEL MAC 31
- 1 cloche GFM type A

Bloc 3 : Bloc infanterie ( non relié par galerie)
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses REIBEL MAC 31 et canon AC 47 mm
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses REIBEL MAC 31
- 2 mortiers de 81 mm en sous sol
- 1 tourelle mitrailleuses REIBEL MAC 31
- 2 cloches GFM type A dont une équipée pour l'observation d'artillerie (periscope J2)

Bloc 4 : Casemate infanterie
- 2 cloches GFM type A
- 1 cloche Lance Grenades (non équipée)
- une issue de secours protégée par deux créneaux FM.

Bloc 5 : Observatoire d'artillerie
- 1 cloche GFM type A
- 1 cloche VDP (Vision Directe et Périscopique)

Les cloches du Bloc 1 sont des cloches type A modifiées en type B. Pour l'une de ces cloches la modification n'a pas été menée à son terme, et comme l'ouvrage de l'Eisenling avec lequel elle partage cette particularité, a été laissée avec des créneaux du type A et du type B.


CONSTRUCTION, Cout


Le cout de construction de l'ouvrage s'est elevé à 24 Mio de francs (valeur 1930)


DENOMINATION, Dénomination officielle


La numérotation allemande de l'ouvrage était Werke 285


EFFECTIF, Commandement et/ou unité


L'équipage théorique de l'ouvrage est composé de 8 officiers et 267 hommes principalement issus des 156° RIF et 201° bataillon du Génie

Cdt d'ouvrage :Cne Gustave CATTIAUX
Officier Adjoint : Lt VINCENT
Génie : S Lt CATTIAUX
B1 : Lt COINTET
B2 : Sgt TREILHOU
B3 : Lt CHONE et AspTURLOT (163° RAP?)
B4 : AC MERCIER
B5 : Lt LENOIR (163°RAP?)


EQUIPEMENT, Electrique


L'alimentation electrique de l'ouvrage est assure par le réseau civil et en cas de coupure de ce dernier par deux groupes électrogènes SGCM 3cylindres de 68 CV


ETAT ACTUEL , Etat - utilisation actuelle


L'ouvrage a été merlonné par l'Armée française en décembre 2004.

Depuis Aout 2008 , l'association ASPOLT a entrepris la sauvegarde du bloc 3 et réalisé un remarquable travail de restauration.


HISTORIQUE, Chronologie


Des parlementaires de la 95.ID, puis de la 167.ID se présenteront devant l'ouvrage de LAUDREFANG pour tenter d'en demander la reddition et seront repoussés par des tirs de mitrailleuses !

A partir du 21 juin 1940les mortiers de l'ouvrage entrent en action au profit des ouvrages voisins d'Einseling et de Teting. L'ouvrage est dés lors pilonné par l'artillerie allemande du 21 au 24 juin 1940, avec des attaques à partir des arrières ciblant les cuirassements qui en portent encore les traces de nos jours

Le caporal-chef Jean GAUER sera tué dans la cloche GFM du bloc 2 dès le début des tirs.

L'ouvrage est réparé pendant les nuits par les sapeurs du sous-lieutenant René CATTIAUX (un homonyme du capitaine qui commande le même ouvrage): ils obstruent les créneaux défoncés en soudant des plaques de tôle et d'acier, ils liment les éclats de métal qui bloquent les tourelles de mitrailleuses, branchent des dérivation pour les tuyaux qui ventilent l'ouvrage, détournent l'évacuation des fumées suite à la destruction de la cheminée, etc...

Invaincu au moment de l'armistice, le PO de LAUDREFANG laissera flotter son drapeau tricolore juqu'au 2 juillet 1940 !

Sources diverses dont www.kerfent.com


- le 14 juin 1940, le commandant DENOIX vient s'installer à l'ouvrage.

- le 15 juin, DENOIX fait connaître aux officiers de l'ouvrage l'ordre de départ qu'il a avec lui depuis le 14 juin. Le même jour à 21 heures, le lieutenant KELLER et sont détachement quittent l'ouvrage pour aller occuper les casemates des QUATRE-VENTS

"On a livré la Ligne Maginot" pages 9, 10 et 12


Lors d'une inspection locale faite par le Col GRENET (Directeur de la DTF Metz-Est) en Janvier 1932, celui-ci est informé de la présence de plusieurs mines (plomb, cuivre) abandonnées datant de la 2e moitié du 19° siècle dans les flancs de la falaise juste en avant de la position fortifiée entre St Avold, Longeville et Dourd'hal. Deux importants réseaux sous le Castelberg et le Hochwald sont mentionnés. GRENET informe l'état-major général, qui ordonne un recensement général de ces cavités.

Ce recensement met en évidence un certain nombre de cavités plus ou moins référencées et taillées dans le grès solide, juste en avant de l'EINSELING et du LAUDREFANG. En assez bon état, elles peuvent servir d'abri à un assaillant (le réseau de Hochwald peut abriter jusqu'à un régiment…) et présentent des sorties proches de la ligne.

Le danger étant réel, l'EMA décide de faire évaluer ces réseaux par le Génie de la 6° Région Militaire (DM 472 3/11-1 du 12 Février 1932), puis de les faire détruire, ce qui est fait fin 1932.

Cette alerte entraine une étude plus large qui permet d'identifier une situation similaire devant COUME en 1933.
Source : SHD 7N3809


HISTORIQUE, Construction


Le marché de construction a été attribué à la Générale de Travaux Publics


Dans les plans initiaux de tracé de la position Est Nied issus de la CDF, le sommet 392 à Laudrefang n'aurait jamais dû être fortifié puisque la ligne devait passer en arrière de là, dans le bois de Stocken puis vers Faulquemont, Créhange et la forêt de Rémilly. La rectification de tracé intervient en Mars 1930 du fait de la mise en exploitation du gisement minier de Faulquemont. L'ouvrage de la COTE 392 (futur LAUDREFANG) apparait donc à cette occasion et voit son existence officialisée dans l'avant-projet d'organisation sommaire Est-Nied 444/S du 24 Juillet 1930, examiné par la CORF en réunion plénière le 7 Aout. Le projet d'organisation générale final est approuvé fin septembre 1930 par l'EMA, ouvrant la voie à l'étude du plan de masse des différents quartiers du secteur et des éléments constitutifs.

Le plan de masse de l'ensemble de la cote 392 (Dossier 3/S) est émis le 4 Janvier 1931. Il comporte :
- B1 : flanquement gauche par casemate de mitrailleuses
- B2 : tourelle mitrailleuses frontale
- B3 : flanquement droite ver le bois de Laudrefang - une casemate mitrailleuses et une tourelle mitrailleuses. A ce stade du projet, il n'est d'ailleurs prévu qu'un seul créneau jumelages vers le Sud compte tenu de l'action possible en flanquement de la tourelle.
- B4 et B5 : observatoire et liaison de couverture entre les blocs 1-2 et 3. La finalité essentielle du B4 est d'assurer la couverture du B3, non vu du reste de l'ouvrage, et d'assurer des feux frontaux sur la crête descendant vers St Avold. L'observatoire est placé sous le sommet vers le Nord-Ouest car il doit assurer les vues sur l'ensemble de la falaise jusqu'au KERFENT. Sa cloche GFM assure la couverture des B1 et B2.
- B6 et B8 : deux tourelles de CO 75mm (gauche, droite et se combinant en action frontale). Il a été initialement envisagé côté gauche une casemate pour trois CO de 75mm, mais cette idée fut finalement rejetée par la DTF au motif de l'impossibilité de défiler cette casemate de directions dangereuses en avant de la falaise au Nord. Le bloc de 75mm en flanquement droit est d'emblée conçu avec tourelle car l'ouvrage est le dernier maillon d'artillerie côté droit de la RFM et nécessite donc une capacité de couverture sur un vaste secteur. C'est la même raison que celle qui a dicté l'implantation de la tourelle de CO75mm du FERMONT à l'autre extrémité de la RFM.
- B7 : tourelle LB de 135mm frontale pour couvrir les vallons profonds montant de St Avold, Longeville et Dourd'hal.
L'ensemble dispose de deux entrées, d'un fossé sur trois côtés, et d'un escarpement au Nord défendus par quatre coffres et caponnières. En 1er cycle seuls les blocs d'infanterie B1 à B5 sont à construire ainsi qu'uniquement la communication souterraine entre B1 et B2. Ce dernier point évoluera cependant lors de l'étude ultérieure du plan d'implantation général.

A ce stade, l'ensemble a un coût estimé de 111 millions de francs, dont 18,6 en premier cycle.

Lors de l'examen de ce plan de masse (49° réunion de la CORF) le Gal BELHAGUE, constatant de nombreux ravins et points non battus par les armes de l'ensemble 392, demande à ce que son B1 et son B3 soient équipés d'une chambre de tir additionnelle pour mortiers de 81mm. Les blocs tourelles d'artillerie de cet ouvrage sont aussi jugés trop proches les unes de autres et trop alignés sur une direction dangereuse. Ceci, bien que théorique puisque concernant des blocs de 2e cycle, sera corrigé.

En 1939 avant la déclaration de guerre il fut envisagé de relier le bloc 3 à l'ouvrage et de créer une entrée séparée greffée sur la galerie créée. Ce projet restera lettre morte.
Source : SHD 7N3809, 7N3810


Description touristique


Le bloc 3 de l'ouvrage est ouvert à la visite



© 2018 -Tous droits réservés wikimaginot.eu - Cette page a été mise à jour le 10/07/2018