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SCHOENENBOURG

( Ouvrage d'artillerie )


L'ouvrage est ouvert au public









Secteur Fortifié
SFH - SF Haguenau

Sous Secteur
Pechelbronn

Quartier

Maître d'ouvrage
MIL - CORF

Constructeur
Entreprises civiles

Année
Commune
HUNSPACH (67250)

Lieu-dit / Parcelle

Coordonnées
48.973158 - 7.923389

Validité information
Verifié

Niveau de réalisation en 1940

Etat actuel





Notes et informations



CONSTRUCTION, Cartouche ou information constructeur


Le marché de construction de l'ouvrage à été adjugé à la société Coignet installée à Saint-Denis en région parisienne.
Cette société a cessé ses activités en 1987


CONSTRUCTION, Cout


Selon l'état budgétaire du 27 avril 1931 annexé ci dessous, le cout de construction de l'ouvrage, toutes sujétions comprises, était estimé à 41,2 Mio Frs 1931, soit l'équivalent de 25 Mio d'euros en 2015.


CONSTRUCTION, Description


L'ouvrage d'artillerie de Schoenenbourg est composé de six blocs de combat et de deux blocs d'entrée.


Bloc 1 : Casemate d'infanterie flanquant vers l'ouest.
- Un créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un canon antichar de 47 mm monté sur bi-rail.
- Un créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31
- Une cloche GFM type A (Fusil mitrailleur et Mortier de 50)
- Un créneau pour fusil-mitrailleur 24/29 (défense rapprochée)
- Goulotte lance grenades (protection du fossé)
Le bloc est doté d'une issue de secours débouchant dans le fossé diamant.
Il ne dispose pas de monte-charge,


Bloc 2 : Tourelle de mitrailleuses.
- Une tourelle de mitrailleuses.
- Une cloche GFM type A (Fusil mitrailleur et Mortier de 50)
Le bloc 1 ne dispose pas de monte-charge


Bloc 3: Tourelle de 75 mm.
- Une tourelle de 75 mm.
- une cloche GFM type A (Fusil mitrailleur et Mortier de 50)

Bloc 4: Tourelle de 75 mm - Observatoire d'artillerie O5
- Une tourelle de 75 mm.
- Une cloche GFM type A (Fusil mitrailleur et Mortier de 50 - Périscope J2)
- Une cloche observatoire d'artillerie VDP (vue directe et périscopique)

Bloc 5: Tourelle de mortiers
- Une tourelle pour deux mortiers de 81 mm.
- Une cloche GFM type A (Fusil mitrailleur et Mortier de 50)
- Une cloche LG (non équipée)


Bloc 6 : Casemate d'infanterie .
- Un créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un canon antichar de 47 mm monté sur bi-rail.
- Un créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31
- Une cloche GFM type A (Fusil mitrailleur et Mortier de 50)
- Un créneau pour fusil-mitrailleur 24/29 (défense rapprochée)
- Goulotte lance grenades (protection du fossé)
Le bloc est doté d'une issue de secours débouchant dans le fossé diamant.
Il ne dispose pas de monte-charge,


Bloc 7 : Bloc d'entrée munitions (EM)
- Un créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un canon antichar de 47 mm monté sur bi-rail.
- Deux cloches GFM type A (Fusil mitrailleur et Mortier de 50)
- Trois créneaux pour fusil-mitrailleur 24/29 (défense rapprochée)
- Goulotte lance grenades (protection du fossé)
Le bloc 7 est une entrée en puits, il communique avec les dessous de l'ouvrage par deux monte charges et un escalier.



Bloc 8: Bloc d'entrée pour les hommes (EH)
Ce bloc a été détruit à l'explosif par les allemands en 1944 et reconstruit sur un plan nouveau en 1950.
Dans sa configuration initiale, le bloc possedait comme armement :
- Un créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un canon antichar de 47 mm monté sur bi-rail.
- Deux créneaux pour fusil-mitrailleur 24/29 (défense rapprochée)
- Une cloche GFM type A (Fusil mitrailleur et Mortier de 50)
- Une cloche LG (non équipée)
- Goulotte lance grenades (protection du fossé)


DENOMINATION, Dénomination officielle


Les numéros d'abonnés de l'ouvrage de Schoenenbourg au réseau téléphonique de la fortification Maginot étaient :
- O 800 - Central Infanterie et Commandement
- A 800 - Central Artillerie
- Ob 803 - Bloc 1
- Ob 802 - Bloc 4

Le central de Tir de l'ouvrage est l'abonné Ct 801 par Central A800


EFFECTIF, Commandement et/ou unité


L'équipage est composé de 20 Officiers, 60 sous-officiers,550 caporaux et hommes de troupe provenant des 22° RIF - 156° RAF - 1° RG

Cdt d'ouvrage :Ct REYNIER Martial
- Officier adjoint : Lt LARUE René
- Major d'ouvrage : Cne GROS (Cdt la 2° CEO du 22° RIF)

Cdt l'Artillerie :Cne CORTASSE Jean
- Direction du Tir : Cne FRANCOIS, SLt PEYROU
- Officier SRA (Service de Renseignement d'Artillerie) : Lt PINARD Marcel
- Observateurs : Lt LEFROU, Lt COLSON
- ? Lt LORRAIN

Cdt l'Infanterie :Cne KIEFFER Etienne,
- Adjoint Asp FLECK
- Officier SRI (Service de Renseignement d'Infanterie) : SLt MATHIS

Cdt le Génie d'ouvrage (1° Génie): Cne STROH Pierre
- Chef électromécanicien : Lt LEMEUNIER Raymond
- Electromécaniciens : AC GEORGES puis AC DUBAN, Adj JOUAN, ROLLAND et GUILLERMET
- Sapeurs-mineurs : SLt RISCHMANN Jacques, puis Lt SUDRAT.

Médecin Chef : Lt BRANDEL Roger
- Officier Z : SLt AUDRAN Roger

Train (15° Génie) : SC PRUVOST

Transmissions (18° Génie): Adj GRUAIS

Cdt le bloc 1 : AC LORTHIOIR
Cdt le bloc 2 : Asp FLECK à compter de fin juin 40
Cdt le bloc 3 : Lt MICHEAUD (ou MICHAUD selon source) Léon
Cdt le bloc 4 : Lt SCHMITT Paul
- Officier observateur d'artillerie B4 : Lt COLSON
Cdt le Bloc 5 : AC BURST et Adj ESCHENLAUER
Cdt le bloc 7 : SLt KIEFFER Louis


Selon certains témoignages, les AC BURST et Adj ESCHENLAUER commandaient alternativement le bloc 5 et un les pièces de 120L situées à l'extérieur de l'ouvrage.


3 chars FT17 de la 1ère compagnie du 31ème Bataillon de Chars de Combats sont détachés à l’ouvrage le 10 mai jusqu’au 13 juin. Les sections stationnées près des ouvrages sont chargées de la défense des dessus et des entrées contre les attaques par parachutistes.


Source : www.chars-franais.net


EQUIPEMENT, Electrique


L'alimentation electrique de l'ouvrage est assurée en temps de paix (innocupation) par un poste de transformation extérieur situé à proximité de l'entrée des hommes.
En cas d'occupation, un poste de transformation intérieur de l'ouvrage installé tardivement en bas de l'entrée des hommes assure l'alimentation de ce dernier. Ce poste est raccordé au réseau civil (Electricité de Strasbourg ) par une ligne enterrée aux abords de l'ouvrage puis aérienne jusqu'au poste HT de Haguenau.
En cas de disparition du réseau civil, l'alimentation est alors assurée par l'usine electrique équipée de 4 groupes électrogènes 'Sulzer' de type 4 KD 22 dotés d' alternateurs de 165 KVA .
Leurs caractéristiques sont :
- Course : 320 mm
- Alésage : 220 mm
- Nombre de toursmn : 600
- Puissance normale : 165 cv
- Nombre de cylindres : 4

Les numéros initiaux de ces moteurs sont les suivants (numéros des cylindres les composant) : 19865-19868, 19869-19872, 19873-19876, 19877-19880


EQUIPEMENT, Hydraulique


L'ouvrage de Schoenenbourg est alimenté en eau par une station de pompage arrière avec pompe immergée à 117 m près de la caserne.
Un complément est assuré par le captage d'une source au bloc 6 assez réduite et d'une seconde source d'assez gros débit au bloc 5ainsi que par la récupération de l'eau ruisselant sur les chappes de bloc grace aux cunettes de ces derniers.

Ces différents points d'alimentation pouvaient fournir 4 à 6 m3 h.


HISTORIQUE, Chronologie


Du 3 septembre 1939 au 25 juin 1940, l'ouvrage de Schoenenbourg a tiré 15 792 obus de 75 mm, 682 obus de 81 mm et 723 obus de 120 mm (canons de Bange situés sur les dessus de l'ouvrage et servis par l'équipage).
Sur ce total, 13 388 coups ont été tirés sur la seule période du 14 au 25 juin 1940 lors des assauts répétés de l'artillerie allemande au cours desquels l'ouvrage reçut 56 obus de 420 mm, 33 obus de 280 mm, 160 bombes d'avion et 3 000 obus de 150 mm et 105 mm.

Du fait de ses accés en puits et de l'absence de M1, l'ouvrage ne sera pas utilisé par les allemands pendant l'occupation. Ils y démonteront deux groupes électrogènes de l'usine.
Lors de leur départ, les allemands dynamiteront les deux groupes électrogènes restant, mais seul l'un d'entre eux sera détruit,la charge mise sur le second n'explosera pas.
Après guerre les deux groupes démontés seront remis en place par le génie et le groupe détruit remplacé par un groupe électrogène acquis dans le cadre du marche signé avant guerre avec la Sté SULZER et vraisemblablement stocké par le génie.


le 25 juillet 1940, au cours d'une reconstitution, les caméras du Reich immortalisent l'assaut et la prise de l'ouvrage de l'ouvrage du Schoenenbourg.

"La Ligne Maginot de 1945 à nos jours" page 20


HISTORIQUE, Construction


Le projet de tracé de la région fortifiée Lauter-Vosges présenté lors de la 2° réunion CORF en décembre 1927 prévoit la construction d'un fort type CDF "à la corne Nord-Est du bois de Schoenenberg (sic)". L'ouvrage n'est pas remis en cause lors de la présentation de l'avant-projet durant la 4° réunion CORF, mais fait l'objet d'un débat lors des discussions autour de l'ouvrage de HOCHWALD (17° réunion - février 1929). Le général BELHAGUE estime lors de l'examen du plan de masse du HOCHWALD que l'existence des deux ouvrages de FOUR à CHAUX et SCHOENENBOURG sont exclusifs de celui du HOCHWALD : soit on construit ce dernier dans toute sa puissance, et les deux autres sont inutiles, soit on construit FOUR à CHAUX et SCHOENENBOURG en ouvrages puissants et le HOCHWALD est inutile. C'est finalement une cote intermédiaire - comme souvent - qui sera adoptée et présentée lors de l'examen du projet final de tracé de la région Lauter-Vosges (22° réunion - 29 Avril 1929) : un HOCHWALD puissant et deux "petits ouvrages" (au sens de 1929) à SCHOENENBOURG et FOUR à CHAUX en collatéraux.

L'avant projet de l'ouvrage de Schoenenbourg est daté du 27 mai 1929. Le projet de plan de masse sera discuté à la 46° réunion de la CORF le 26 novembre 1930. Ce plan-masse est présenté par le Col GOURANDY. Il comporte en tête une tourelle mitrailleuses de défense frontale, encadrée par deux blocs de flanquement équipés chacun d'une casemate mitrailleuses et une casemate pour deux mortiers de 75mm. En arrière on trouve un bloc tourelle de 81mm et un avec tourelle de mortiers de 75mm. Le tout est relié à une entrée et une "sortie de secours" en arrière dans le bois. La route de Bremmelbach à Hunspach passant dans l'ouvrage, elle sera déviée par l'arrière en passant prés des entrées. Les décision suivantes sont prises lors des débats :
- la casemate d'artillerie de gauche est difficile à défiler. Il convient de la remplacer par une deuxième tourelle de mortiers de 75mm, qui renforcera les feux frontaux.
- La casemate de droite est à déplacer pour en améliorer le défilement et la couverture de feux.
- L'entrée munitions et la sortie de secours sont trop proches l'une de l'autre (50 m) et doivent donc être séparées.
- Enfin, le nouveau tracé de la route n'est pas satisfaisant et doit être revu.

Le plan de masse amendé de l'ouvrage et des organisations collatérales est approuvé par DM 280 3/11-1 du 2 Février 1931. Une autre version est approuvée ultérieurement le 16 Février 1931 (DM 401 3/11-1). Issu de ce plan de masse, un plan d'implantation sommaire est approuvé, sous réserves, le 2 Mars 1931 (DM 763 2/4-S).

Le plan d'implantation final des organisations avant de l'ouvrage est émis le 27 Avril 1931 (dossier 349/S de la DTF de Strasbourg). Ce projet, qui se différencie principalement des précédents par le remplacement de la casemate de 75mm de gauche par une tourelle équivalente et le report plus en arrière des entrées, est commenté dans la note 343/ORF de la CORF puis discuté lors de la 52° réunion de la CORF, le 8 Mai 1931 :
- le Gal BELHAGUE fait remarquer la présence d'un angle mort aux approches de l'ouvrage nécessitant l'étude de l'ajout d'une cloche lance-grenades.
- L'observatoire périscopique prévu dans le bloc tourelle de 75mm doit être remplacé par une cloche d'observation directe.
- En 2ème cycle, la 3ème tourelle de mortiers de 75mm droite pourrait être remplacée - après étude - par une tourelle LB 135mm, à placer là ou bien dans l'ouvrage d'OBERROEDERN.
Moyennant ces commentaires, le plan d'implantation peut être approuvé.

Le plan d'implantation définitif est approuvé les 22 mai et 24 juin 1931.

Le gros oeuvre est terminé en 1935 et l'armement initial est en place.
Le second oeuvre et les finitions seront mis en place entre 1935 et 1937. Des compléments d'armement (canon de 47 AC) seront installés en 1937 et l'ouvrage enfin prêt.

Les travaux pour l'alimentation électrique par l'arrière non prévue au départ seront lancés en 1937 et ne se termineront qu'en avril 1940. De nombreux travaux de drainage seront effectués en 1938 et 1939.
Source : SHD 2V244, 7N3762


Horaires d'ouverture au public


Du 3 avril au 31 octobre :
- Ouvert tous les jours de la semaine de 14h à 18h, le dimanche de 9h30 à 11h puis de 14h à 18h

Les 1er et 11 novembre :
- Ouvert de 9h30 à 13h puis de 14h à 18h

Du 20 décembre au 3 janvier :
- Visite unique à 14h30


ATTENTION : Ouverture des caisses :
- Du lundi au samedi : de 14h à 16h
- Les dimanches et jours fériés : de 9h30 à 11h et de 14h à 16h

Visite guidée pour les groupes toute l'année sur réservation

Il faut compter au minimum 2 heures de visite pour effectuer le parcours souterrain d’environ 3 km. Prévoir des chaussures confortables et des vêtements chauds (température constante de 13°C).

Le fort est accessible aux handicapés sur 90% du circuit de visite, grâce à un ascenseur. Mais attention, la totalité du parcours de visite (2,5 km) n'est peut-être pas à la portée de toutes les personnes à mobilité réduite.

Tarifs :
- Adultes : 8 €
- Scolaires (6 à 18 ans) : 5 €


Coordonnées et adresse


Office de Tourisme de Hunspach
Association des Amis de la Ligne Maginot d'Alsace (AALMA)
3, route de Hoffen
67250 HUNSPACH

Tél : 03.88.80.96.19
Tél : 03.88.80.59.39
Fax : 03.88.80.41.46

e-mail :maison-ungerer@wanadoo.fr



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