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Suggestions et remarques

Lié à la page suivante du Dico :
Principe de gestion de l’eau dans la fortification - 2 - Alimentation en eau dans la catégorie Principes et généralités


Fil ouvert par SCHOEN ( 770 ) - Posté le 09/03/2020

Hello,
Je découvre avec un grand intérêt ton article sur l’alimentation en eau. Un sujet très riche qui m’intéresse depuis très longtemps.
Voici mes observations sur tes écrits, sachant que j’aurais plein de autre chose si j’avais un temps de dispo en ce moment et plein de cas particulier. Je vais donc choisir.

Les aerorefroidisseurs n’était retenu que quand l’apport de la source d’eau était insuffisante.

Je relève que tu utilise le terme de nappe phréatique. Retiens plutôt nappe aquifère, phréatique étant réservé au nappe de faible profondeur, aquifère étant pour toutes nappes.
À propos de nappe phréatique, elles sont généralement associés à des cours d’eau (Rhin, schwarzbach). Celles ci peuvent être débordantes, notamment celle du Rhin, obligeant à calfeutrer la tête du puits pour éviter d’inonder la construction. (Je joindrais des photos).

La valeur d’une nappe n’ait pas strictement dépendant de sa hauteur, mais de son volume. C’est ainsi que selon l’hydrogéologie locale, il est régulièrement nécessaire de forer très profondément (des roches perméables) pour trouver une nappe aquifère.
La maçonnerie est généralement construite au fur et à mesure du creusement, notamment en cas de sous-sol meuble (technique de fonçage). Ce sont alors généralement des buses en béton cellulaire dont les anneaux en partie basse sont percé pour former crépine.

Le tubage d’un forage est plein sur toute sa hauteur et non longueur (je chipote) aussi pour que les petites nappes aquifère qui pourrait être contaminé ne puisse communiquer avec la nappe d’eau visée.

Il peut paraître surprenant pour certain forage, de rencontrer de l’eau à faible profondeur et même en surface. Ce sont alors des puits artésien, des puits qui aboutissent dans une nappe ou l’eau est légèrement sous pression pour des causes hydrogeologiques.

Ne voudrais tu pas citer le forage le plus profond de la ligne Maginot, celui de la casemate de bining. De mémoire dans le 350m de profondeur.

Non, Kilstett disposait, comme toute les casemates ayant un groupe électrogène, d’un electropompe centrifuge.

Concernant oberheide, es tu sur de la raison ? Cela peut être en raison d’un manque de place, pour rejoindre un couche géologiquement plus stable ?

Sauf erreur, je ne relève pas de mention pour la récupération des eaux de pluies en dalles. C’est le principe retenu de base initialement, remplacé pour la majeure partie par des puits ou forage, sauf quand il y avait pas de nappe aquifère ou encore techniquement difficile.

Je vais regarder ce que j’ai comme note. De mémoire j’avais même fait des dessins au propre.

Antoine


Réponse de Pascal ( 2580 ) - Posté le 09/03/2020

Salut Antoine

Merci pour tes commentaires, ces deux fiches feront rapidement l'objet d'une révision. Envoies moi des infos, docs et photos qui pourraient faire le complément, je suis preneur de tout ce qui peut enrichir ces pages

Il me reste deux pages à developper, le traitement de l'eau, la distribution et l'évacuation.

Quelques remarques ou questions :
Pour l'alimentation en eau par Japy, c'est effectivement l'abri de l'ancienne redoute. Je m'étais noté de corriger cela avant de valider.
Concernant le puits de la casemate de Bining, quelle est la source de cette profondeur ? Les pompes hydrauliques de l'époque puisaient à priori jusqu'à 200 mètres. Sais-tu quel type et marque de pompe y était installé, as tu des infos ou de la doc là dessus?

Pour Oberheide, ton argument est pertinent, la réserve d'eau se trouve dans ce sous-sol et la construction en sous sol permet d'économiser un sérieux volume de béton en dalle supérieure. Cette solution pourrait avoir eu comme conséquence de permettre d'utiliser une pompe de surface, et non pas avoir été dictée par la volonté d'utiliser un tel type de pompe. Il me faudrait retourner sur place, ce que je ferai dans les prochaines semaines je pense.

Pour ce qui est des aéro-refroidisseurs, il y a deux catégories. Le principe d'un échange avec l'air extérieur semble être utilisé selon les instructions du fabricant des moteurs et la disponibilité des ressources. Si ceux ci sont de gros consommateurs ou si les ressources en eau sont faibles, il est utilisé.
Les petits aérorefroidisseurs servant au réchauffage de l'air de l'ouvrage sont des solutions rationnelles qui me semble t'il ne sont que peu utilisées. Je manque d'infos là-dessus.

La récupération de l'eau de dalle par les lunettes est mentionnée dans le sous chapitre "Alimentations diverses" et leur emploi était limité au cas extrême de pénurie d'eau du fait de la "contaminibilité" élevée de cette eau.


Amicalement, Pascal


Réponse de jolasjm ( 3622 ) - Posté le 09/03/2020

Bonsoir à tous

Sur la partie pertinente aux Alpes:

Roquebrune n’est pas le seul ouvrage à bénéficier d’un captage de source interne. Gordolon en est un autre, avec deux galeries de captage, dont une verticale ! En fait, Gordolon était tellement pourri de sources qu’il aurait sans doute suffi de planter un robinet dans n’importe quel mur de galerie pour avoir de l’eau !

Concernant les captages de sources externes, quand le dénivelé entre la source et l’ouvrage était supérieur à quelques dizaines de mètres (cas de Rimplas par exemple, ou du saint Antoine) la canalisation était equipee de un ou plusieurs bassins de rupture de charge pour minimiser la pression dans la canalisation).

Amicalement
Jean-Michel


Réponse de jolasjm ( 3622 ) - Posté le 09/03/2020

... il me semble qu’on avait déjà eu ce débat, il me semble, mais je ne suis pas sûr que les échangeurs sur eau de refroidissement permettant le chauffage des locaux avaient le nom d’apéro-refroidisseurs. Ce terme me semble réservé aux dispositifs de refroidissement par circuit ouvert par l’air extérieur,

Amicalement
Jean-Michel


Réponse de Daniel-1952 ( 643 ) - Posté le 09/03/2020

Bonsoir à tous,

je pense que vous parlez de l’alimentation en eau des ouvrages, car dans le SF Altkirch, comme 110 Bettlach le puits était l'intérieur de la casemate , ainsi que dans certaine construction du secteur. (je ne puis les nommer de mémoire).

Amicalement
Daniel


Réponse de SCHOEN ( 770 ) - Posté le 09/03/2020

Re

Je viens de vérifier. La muraille de France, ancienne édition, p,385, le puits de Bining faisait 250 m (moins que ce que j'avais en mémoire). Je viens de lancer un appel à contribution si des fois il y en a qui ont pris des photo quand ils ont démontés les équipements qui y restaient.

Pour les aérorefroidisseurs, je n'ai pas surveillé tous les ouvrages visités, le seul que j'ai en mémoire est Schoenenbourg pour la caserne.

Antoine



Réponse de SCHOEN ( 770 ) - Posté le 09/03/2020
Dernière modification par SCHOEN le 09/03/2020.
J'ai ajouté des vectorisation des dessins de la notice.

J'ai regardé pour d'autres photographies.

A Windstein, il y a beau puits creusé dans le grès, mais ce doit être une photo argentique à numériser...

Ci-dessous :

La pompe à piston à double effet (abri du Wolschachen)

Pulsateur et pompe à piston en réserve au Hohekirkel peu avant sa récupération.



Réponse de jolasjm ( 3622 ) - Posté le 10/03/2020

… petite précision car je ne l'ai pas fait dans le message d'origine : le puits vertical de drainage au Gordolon est… vers le haut ! c'est ce qui en fait son originalité (les puits vers le haut ne sont pas fréquents ;-) car l'eau est en général en dessous...). Elle avait été creusée après coup pour collecter les infiltrations arrivant de dessus sur les galeries basses de l'ouvrage.

A+
Jean-Michel


Réponse de Pascal ( 2580 ) - Posté le 10/03/2020

Bonjour à tous

Merci pour ces compléments, n'hésitez pas si vous en avez.
Jean-Michel, non, le terme "apérorefroidisseur" n'a probablement jamais été utilisé ;-). Plus sérieusement, ce terme semble n'être destiné qu'au refroidissement avec de l'air extérieur et comme il risque de générer une confusion, je vais changer le paragraphe.

Antoine, merci pour ces deux photos d'une "Hydro pompe" Mengin.
Une page sur cette pompe est prévue, tout comme sur la pompe Flux. Il semble que cela ait été les deux principaux modèles utilisés (les seuls?) en pompe à commande hydraulique.
Si j'ai bien compris, les deux premières photos sont de la pompe immergée de l'abri du Wolschachen et les deux dernières de la partie nommée "Presse hydraulique " placée à l'extérieur du puits du Hohekirkel ?


Amicalement, Pascal


Réponse de jolasjm ( 3622 ) - Posté le 10/03/2020

Ha ha !
Je suis trahi par la fonction de correction automatique de saisie de mon téléphone…
Maintenant on sait comment je me "refroidis" ! Habituellement, cela permet plutôt de réchauffer...

Amicalement
Jean-Michel


Réponse de SCHOEN ( 770 ) - Posté le 10/03/2020

Pascal,
Oui pour les photos sauf que la pompe est une recup d’ailleurs initiée par p. Truttmann, je suppose d’un des abris du coin.
Dommage, je ne me souviens pas quelle association l’a récupéré. Pas l’aalma en tout cas.


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