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Etablissements Daydé

(Daydé)






La société Daydé spécialisée dans les constructions métalliques a fourni des équipements dans le cadre de la construction de la Ligne Maginot.

Etablissements Daydé

Plaque constructeur




Historique succinct

En 1858, Louis-Gabriel Le Brun (ingénieur Arts et Métiers - Angers) rachète avec Alexandre Lévêque (ingénieur Arts et Métiers - Châlons) les Ateliers Mauroy qui deviennent les Ateliers de construction de Creil.
Ils se specialisent en chaudronnerie et machines vapeur.

Après le décès de Lévêque en 1875, Le Brun agrandi les Ateliers de construction de Creil et s’associe en 1877 avec Daydé qui prend rapidement une part importante dans la gestion de l’entreprise. Henry Daydé né en avril 1847 dans l’Aude était ingénieur Art-et-Métiers (Châlons).
Les établissements Le Brun changent alors de dénomination pour devenir Le Brun et Daydé. Sous la poussée de Daydé, ils orientent leur production vers la construction métallique en se spécialisant dans les ouvrages d’art.

En 1880, après l’embauche d’Auguste Pillé, ingénieur issu de Centrale et neveu de Le Brun, la société change de raison sociale et devient les établissements Le Brun, Pillé et Daydé . Elle conservera peu de temps cette dénomination pour changer à nouveau de dénomination et devenir les établissements Pillé et Daydé en 1882 au départ de Georges Le Brun.

Les ateliers Daydé

Ateliers Pillé et Daydé

Les ateliers Daydé

Ateliers Pillé et Daydé



En 1898, Henry Daydé et Auguste Pillé créent la Compagnie Générale d’Electricité de Creil spécialisée dans l’appareillage électrique, l’outillage et les turbo alternateurs. En 1906, la Compagnie Générale d’Electricité emploie 320 ouvriers et sera réquisitionnée lors du premier conflit mondial pour la production de matériels et munitions à destination de l’armée.

Compagnie Générale d'Electricité de Creil

Usine de la CGE à Creil

La Compagnie Générale d’Electricité cessera son activité en 1929

En 1908, l’entreprise prend le nom d’Etablissements Daydé suite au décès d’Auguste Pillé. Elle conservera cette dénomination jusqu’en 1964, date à laquelle elle est absorbée par la Compagnie des Travaux Métalliques devenue Eiffel constructions Métaliques et aujourd’hui Eiffage métal.

Photo Plaque Daydé

Production

Sous leurs différentes dénominations, les établissements Daydé ont été un acteur majeur dans le domaine de la construction métallique.
On leur doit en France nombre de ponts et viaducs ferroviaires ou routiers dont la plupart sont toujours en service, comme le viaduc de Passy ( Paris - aujourd’hui dénommé pont de Bir Hakeim - 1905), le Pont Mirabeau (Paris, 1896), le pont-canal de Briare (Loiret, 1895), Tancarville (Normandie - 1959) et bien d’autre, la liste est longue.

Etablissements Le Brun, Pillé et Daydé

Pont de Cadillac

Etablissements Le Brun, Pillé et Daydé



A signaler, une réalisation peu ordinaire dans ce domaine pour le compte de la FCM, le pont basculant qui permit de désenclaver leur usine à La Seyne-sur-Mer (1917).

Forges et Chantiers de la Méditéranée (FCM)

Pont transbordeur de la Seyne-sur-Mer sur Mer (Forges et Chantiers de la Méditérannée)



Ils furent aussi très actifs dans ce domaine à l’étranger (Roumanie, Espagne, Viet-Nam, Afrique…)

Bien que les ouvrages d’art aient représenté la majeure partie de leur production, celle-ci n’est pas restée cantonnée à ces derniers et les établissement Daydé se sont fait remarquer dans le bâtiment avec, en exemple, la charpente métallique du Grand Palais à Paris (1900), celle de la gare Saint-Jean à Bordeaux (1898) ou encore les hangars aéronautiques Daydé-Jeumont pour le ministère de l’Air à partir de 1936.

Les travaux publics furent eux aussi dans leur compétences en témoigne les barrages hydro-électriques de Long-sur-Somme (1901-1903) , l’usine électrique de Creil (Oise - 1998) ou encore le barrage de Genissiat (1937-1947) avec leur notable contribution au groupement d’entreprises l’ayant réalisé.

En dehors de ces deux domaines, Daydé à fourni bien des équipements dans le domaine de la construction métallique comme des portes d’écluses (Le Havre…) ou encore, pour l’équipement de la Ligne Maginot, les dispositifs d’obturation de galerie (portes pare-souffle) ainsi que certains réceptacles à douilles au pied des blocs d’artillerie.

Ouvrage d'artillerie du GALGENBERG

Dispositif d'obturation (Porte pare souffle)
Ouvrage du Galgenberg







Rédaction

Pascal Lambert





Sources :

caea.info
Usinage - diaphane.org
Archives Hauts de France
wikipedia
Openeditions.org (Morgane Hamon)





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