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166° Régiment d'Artillerie de Position

(166° RAP)






Les origines du 166° RAP remontent aux suites de la révolution française et les guerres qui lui font suite. Il est recréé comme 6° RA durant les guerres napoléoniennes. Il participe à la guerre de 1914-18 comme 156° Régiment d'Artillerie à Pied. Le régiment est recréé comme 166° RAP le 10/04/1923 à Toul mais dissous de nouveau par conversion en 313° RA Porté au 01/01/1926.

Le 166° RAP est recréé à Morhange et Haguenau le 1 septembre 1937 à partir de batteries des 12°, 59° RA et 155° RAP, sous les ordres du Lt-Col WALFARD (futur commandant de l'artillerie du SD Sarre). Il s'installe début 1938 entre Morhange et Sarre-Union. Il est ensuite détriplé lors de la mobilisation, le 22 Aout 1939, pour créer les 49° RAMF à partir du 1° Groupe, le 150° RAP à partir du 3° Groupe et 166° RAP de temps de guerre à partir du 2° Groupe. Le 150° RAP prend quartiers sur le SF de Rohrbach alors que le 166° RAP reste sur la Sarre. Le CE MALMARY succède au Lt-Col WALFARD à cette occasion.

Le 166° RAP a édité un journal du front intitulé L'amphibie

Mobilisation

Le régiment est un rescapé ! Il aurait dû être dissout au 1er Septembre 1939 et remplacé par la création du 9° RA Colonial... La montée vers la guerre en cette fin Aout 1939 remisa ce projet aux oubliettes, malgré l'arrivée préalable de nombreux officiers destinés à assurer l'encadrement de ce futur 9° RAC. Le 166° RAP bénéficia donc durant un temps d'un effectif d'encadrement pléthorique de ce fait, avec en pratique deux noms par poste dans l'ordre de bataille... pas simple à gérer !
A partir du 24 Aout, la mise en place de l'échelon A (active) en position et l'arrivée des échelons B1 et B2 (réservistes) jusqu'au 26 Aout se déroule correctement.

A la mobilisation le régiment, dépendant du 20° CA, comporte trois groupes à trois batteries administratives chaque, totalisant 18 batteries de tir armées de 75mm Mle 1897, de 105mm L13 (1), de 155mm de divers types (155C St Chamond, 155L Mle 1877 et 155L Mle 1918), soit 72 pièces au total sur 15 km de front.


Ces batteries sont initialement réparties en 4 groupements tactiques :

  • Groupement A (Cdt RAYMOND - II/166° RAP), PC au Bois de Brill, et couvrant les 4° et 5° Bies administratives

  • Groupement B (Lt-Col SIVIEUDE - 49° RAMF), PC à Altrippe, et couvrant les 6° et 7° Bies administratives

  • Groupement C (Cdt MALMARY - 166° RAP), PC de groupement et du régiment à la Grande-Almette, et couvrant les 1°, 2°, 3° et 8° Bies administratives

  • Groupement D (Cdt PRUCHE - 49° RAMF), PC à Uberkinger, et couvrant la 9° Bie administrative


Insigne du 166° RAP

Insigne du 166° RAP, montrant son rattachement au SD Sarre



Organisation et ordre de bataille du Régiment après mobilisation

Commandement

Commandant du régiment : CE MALMARY, puis à partir du 14 septembre 1939, le CE puis Lt-Col ROBERT
Adjoint : Cne LAEDERICH
Transmissions : Cne MALGORN jusqu'au 10/12/1939
SRA : Lt LONGERNA puis Lt Le GURUN au 27/10/1939
Sce de Santé : Med-Cdt FARINAUD (muté au 31/10/1939), puis Med-Cne BLOCH.
Matériel et munitions : Lt GROSJEAN
Officier Z : Lt THOUVENIN
Officiers en réserve : Lt HOVASSE, ANDRE (muté le 20/10/1939), EYMANN, POLU

  • STA (Section de Transport Automobile) : Lt JEANNIN, Lt SEGALA, et Lt DELACOUR jusqu'au 27/10/1939


I° Groupe

Commandant : Cne SCHERRER puis Cne André FERREZ au 27/09/1939, adjoint : Lt CANIONI

Observation et réglages : Lt WIDMAIER et S-Lt KRONN
Transmissions : S-Lt L'HENRY
Santé : Med-Lt, puis Med-Cne MONIATTE
Approvisionnement : Lt DURAND, puis Cne DELLUC au 15 Septembre 1939
Officiers en réserve : Lt SCHOTT, RANDAGE, WIAME (muté au 15/04/1940), S-Lt MALNOY.

  • 1° Bie administrative - Cdt : Lt CARTRON puis Cne Pierre FOUCRAS au 27/09/1939. Officiers : Lt GOURAUD, Lt SCHAEFFER, Lt HEYL, Lt TABOURET, S-Lt SPITZ. 2 batteries de tir de 75mm Mle 1897 (une à la Grande Almette initialement, puis à Diffembach et enfin à côté de l'autre batterie, qui restera tout ce temps à 500m au NO de St Jean-Rohrbach sur la route de Leyviller), soit 8 pièces

  • 2° Bie administrative - Cdt : Cne POUYAT. Officiers : Lt MATHIEU, Lt PHILIPPE, Lt GREGOIRE, S-Lt PY. 2 batteries de tir de 155C St Chamond au moulin de Leyviller

  • 3° Bie administrative - Cdt : Cne RECEVEUR. Officiers : Lt D'HALLUIN, S-Lt puis Lt de FOUCAULT, S-Lt ROLAND jusqu'au 27/10/1939, S-Lt BAZIN. 2 batteries de tir de 105mm L13 en sortie est de St Jean


  • STH (Section de Transport Hippomobile) 1 : Lt CHABOT


II° Groupe

Commandant : CE RAYMOND, adjoint : Cne RENUCCI

Observation et réglages : Lt VOISIN, puis Lt MARILL et Lt ZUBER
Transmissions : Lt BARBEROT
Santé : Med-Lt FAGOT (muté au 31/10/1939), puis Med-Lt Maurice ANDRÉ (muté au 15/03/1940 comme médecin chef du 163° RAP)
Approvisionnement : ?
Officiers en réserve : Lt COLIN, DERANSART, FORESTIER, GUILLERAULT (muté au 31/10) et S-Lt BRONNER.

  • 4° Bie administrative - Cdt : Cne LHOPITEAU, puis Cne THILLAYE du BOULAY jusqu'au 27/10/1939 et enfin Cne RUELLE. Officiers : S-Lt KUSTERER, S-Lt LOGEROT, S-Lt LORIN de REURE. 2 batteries de tir de 75mm Mle 1897 (une à Vahl-Ebersing, l'autre dans une ferme au SO de Lixing), soit 8 pièces, plus l'équipage pour les 75mm fixes des quatre casemates STG.

  • 5° Bie administrative - Cdt : Lt RODA. Officiers : Lt BANON, Lt WILDENBERG, Lt SAGER. 2 batteries de tir de 155L 77 à la sortie Sud-Ouest de Lixing

  • 6° Bie administrative - Cdt Cne HAHN. Officiers : Lt BERNHEIM, Lt LEBEAU, S-Lt BETTWY, BARBIER et MARTIN. 2 batteries de tir de 75mm Mle 1897 au nord d'Altrippe


  • STH 2 : Lt RIVIERE


III° Groupe

Commandant : CE PIERSON,
Adjoint : Cne, puis CE (au 15/09/1939) LAHAYE remplacé par le Cne POUYAT le 26/09/1939.

Observation et réglages : S-Lt CERLES
Transmissions : Lt HEMMERLÉ
Santé : Med-S/Lt KARCHER
Approvisionnement : Lt DURUPT (évacué médical le 31/01/1940)
Officiers en réserve : Lt JOUBIN, LEMASSON, LACHENAL, NEVEU et PERRIN

  • 7° Bie administrative - Cdt : Cne NAYROLLES. Officiers : Lt SIGNORET jusqu'au 27/10/1939, Lt FRANCO, S-Lt puis Lt BRONNER, S-Lt BLOCH, SCHMIDT et JACOB. 2 batteries de tir de 155L 77 à l'ouest de Frémestroff, soit 8 pièces

  • 8° Bie administrative - Cdt : Cne FABRE. Officiers : Lt KOCH, Lt PARIS, Lt LAURENT, S-Lt TEUTSCH. 1 batterie de tir de 155L 77 et 1 batterie de 155L 18 autour de la sablière à la sortie de St Jean vers Hilsprich

  • 9° Bie administrative - Cdt : Cne GIRAUD, évacué médical de 31/10, remplacé par le Lt puis Cne CANIONI. Officiers : Lt LEURAUD, Lt JEAN, S-Lt puis Lt DUNOYER de SEGONZAC, S-Lt GUELLE. 1 batterie de tir de 155C St Chamond et 1 batterie de 105mm L13 autour de Hilsprich, puis déplacées en octobre au sud de St Jean-Rohrbach.


  • STH 3 : Lt HENNEQUIN




Organisation et ordre de bataille du Régiment en fin de compte (Mai 1940)

Commandement :

Commandant du Régiment : Lt-Col ROBERT
Adjoint : Cne LAEDERICH

Transmissions : ?
SRA : Lt Le GURUN au 27/10/1939
Sce de Santé : Med-Cne BLOCH
Matériel et munitions : Lt GROSJEAN
Officier Z : Lt THOUVENIN

  • STA (Section de Transport Automobile) : Lt JEANNIN



I° Groupe

Commandant : CE André FERREZ
Adjoint : Cne RECEVEUR à partir du 12/04/1940.

  • 1° Bie administrative - Cdt : Cne Pierre FOUCRAS. Officiers : Lt GOURAUD, Lt SCHAEFFER, Asp. GAS. 2 batteries de tir de 75mm Mle 1897, soit 8 pièces à l'ouest de St Jean Rohrbach

  • 2° Bie administrative - Cdt : Lt SEGALA. Officiers : Lt WIAME jusqu'au 15/04/1940, Asp LEGRAND et HOUSSIAUX. 2 batteries de tir de 155C St Chamond à la lisière nord-ouest de St Jean-Rohrbach

  • 3° Bie administrative - Cdt : Cne RECEVEUR jusqu'au 12/04, puis Lt JOUBIN. Officiers : Asp CHATELLE. 2 batteries de tir de 105mm L13 à la lisière nord du BOIS de HABST.


  • STH 1 : Lt CHABOT


II° Groupe

Commandant : CE PIERSON
Adjoint : Cne POUYAT, puis Lt ROBERT à compter du 19 Mai 1940.

Transmissions : Lt HEMMERLE, puis Lt LAURENT fin Avril 1940
SRA : Lt DUNOYER de SEGONZAC
Transmissions : Lt HEMMERLÉ
Détails : S-Lt BLOCH au 11/04/1940

  • 4° Bie administrative - Cdt : Cne NAYROLLES puis Cne RUELLE. Officiers : S-Lt BLOCH jusqu'au 11/04/1940, Asp ROEDER et POIROT. 2 batteries de tir de 155L 77, soit 8 pièces, juste à l'ouest de la 3° Bie au BOIS de HABST

  • 5° Bie administrative - Cne FABRE. Officiers : Lt NEVEU, Lt LEHMANN jusqu'au 24/04/1940, muté à la 7° Bie, Lt LAURENT, remplacé par le S-Lt ROUX, Asp SALMON. 1 batterie de tir de 155L 77 au sud du BOIS de HABST et 1 batterie de 155L 18 autour de la sablière à la sortie de St Jean vers Hilsprich.

  • 6° Bie administrative - Cdt : Cne Nonce CANIONI. Officiers : Asp PELNARD, SETIEY et MILTENBERGER. 1 batterie de tir de 155C St Chamond à la lisière sud-ouest d'Hilsprich et 1 batterie de 105mm L13 à l'ouest de la route de Hilsprich à Petit-Tenquin.

  • 7° Bie administrative (ex-7°/160° RAP) - Cdt : Lt JACQUEMIN. Officiers : Lt AUFFRET, Lt LEHMANN (chef de Bie de Wittring), Asp GOUDARD et NAUD. 1 batterie de tir de 150 T à Wittring et 1 Bie de 150T à la lisière sud-ouest de Puttelange.


  • STH 2 : Lt HENNEQUIN


21° Bie antichar

(Batterie d'Ouvrage, constituée à partir du 16 Mai et créée le 20 Mai 1940) : 20 pièces de 47mm AC Mle 1937.
Commandant : Cne POUYAT, Officier adjoint : Lt BERNHEIM. Officiers : S-Lt ROUX. PC à la sortie de St Jean-Rohrbach vers Hilsprich.

Une batterie d'instruction (111°/166° RAP, Cne PREVOST) est rattachée au régiment.

Groupes d'obusiers de 220mm et 280mm courts

Il convient de noter l'existence de courte durée de deux groupes d'obusiers lourds composé l'un de 6 pièces de 220mm (trois batteries de tir rattachées au II/166° d'avant réorganisation et l'autre de 4 pièces de 280mm (deux batteries de tir rattachées au I/166° d'avant réorganisation de Mars). La création de ce groupe est étudié à partir du 20 Janvier 1940 et actée le 03/02/1940. L'effectif de ces nouvelles batteries est pris sur les autres batteries en attendant renforts.

Le groupe de 220mm sera sous les ordres du CE RAYMOND, avec les Cne THOMAS, NEYROLLES et Lt MARILL en commandants de batteries physiques. Le groupe de 280mm sera sous les ordres du CE FERREZ, avec les Lt SEGALA et CANIONI en commandement de batteries physiques (2 pièces sur deux batteries administratives). Les premières paires de pièces sont initialement envoyées, après réception, en école de feu du côté de Neufchateau. Le groupe de 220mm ne verra finalement pas le 166° RAP car il fait partie du transfert du II/166° RAP vers le 163° RAP. Le groupe de 280mm semble lui-même n'avoir pas dépassé le stade des écoles de feu et jamais avoir rejoint les positions de combat du 166°. Il disparait des rôles du régiment. La raison de cette disparition reste à clarifier.


La marraine du 166° RAP est Mme S. ROBERT-LAZARD. Elle sera nommée Maréchal des Logis honoraire rattachée à la 9° (et donc ultérieurement 6°) Bie. Elle fera plusieurs visites au régiment, apportant des cadeaux à chaque fois.



Historique des combats de 1939-1940


- 9 Septembre 1939 : dans le cadre de l' "offensive" de la Sarre, un groupement de marche est constitué à partir du 166° RAP, comprenant les 3 batteries de tir de 155C St Chamond (2° Bie et 9° Bie). Ce groupement est rendu mobile par l'utilisation de la STA du régiment ainsi que des STH1 et STH2. Il est commandé par le CE ROGER, du 49° RAMF, épaulé par le Cne RENUCCI, colonial surnuméraire au 166° RAP. Ce groupe de marche se déplace d'abord vers Grosbliederstroff puis à partir du 12 septembre à l'ouest de là sur la ligne L1.

- 14 Septembre 1939 : Lt-Col ROBERT (artillerie coloniale, initialement identifié pour commander le 9° RAC) prend le commandement du régiment. Le CE MALMARY est mis en réserve de commandement. Deux jours plus tard, le 166° RAP passe sous contrôle du 9° CA, sauf la 9° Bie qui reste sous responsabilité du 20° CA tout en étant toujours attaché administrativement au 166° RAP.

- 23-24 Septembre 1939 : fin de l'offensive de la Sarre et retour du groupement de marche au bercail. Il aura tiré 800 coups environ durant ces deux semaines de combat. L'ensemble du secteur est réorganisé suite au passage du 20° CA dans un rôle défensif. L'ancien sous-secteur de St Jean-Rohrbach prend rang de secteur, avec deux sous-secteurs (Hoste et St Jean) qui sont chacun couvert par un groupement d'appui direct auxquels se rajoute un groupement d'action d'ensemble. Les groupements A et B demeurent inchangés, ce qui donne maintenant 5 groupements.

  • Groupement d'appui direct - Hoste : 1° Bie/I/166° RAP et III/49° RAMF

  • Groupement d'appui direct - St Jean : 2° Bie et demi-9° Bie avec les 155C et II/49° RAMF

  • Groupement d'action d'ensemble : 3° Bie, 8° Bie et autre demi-9° Bie avec les 105L

Dans les jours qui suivent, les officiers de l'artillerie coloniale prennent progressivement la place de leurs collègues de métropole du 166° d'origine, qui passent en réserve de commandement à leur tour.

- 26 Septembre 1939 : Le 166° RAP crée deux groupes tactiques homogènes. L'un (Groupe 155C) recouvre les trois batteries de tir de ce calibre (2° et et demi 9°) aux ordres du Cne SCHERRER, et l'autre (Groupe 105L) recouvre les trois batteries de tir de 105L 13, soit les 3° et demi 9°, aux ordres du CE LAHAYE.

- 1 au 8 Octobre 1939 : l'insertion des 11° et 18° DI en première position et des ajustements dans la frontière entre les 9° et 20° CA entrainent à nouveau des modifications au niveau du SD de la Sarre, qui est partagé entre plusieurs nouveaux secteurs. En fin de mouvement, le 166° RAP est rattaché au "Secteur Défensif de la Sarre Ouest", regroupant l'ancien SDS et le groupement colonial DAGNAN, sous les ordres du 20° CA. Le 49° RAMF est retiré et remplacé par des groupes d'artillerie divisionnaire.

  • Groupement d'appui direct - Hoste, aux ordres du 310° RAC : 1° Bie/I/166° RAP et IV/310° RAC

  • Groupement d'appui direct - St Jean, aux ordres du 166° RAP : VI/310° RAC (route St Jean-Unterholtz) et II/8° RAD. Un nouveau groupe de 155C formé des 2° Bie et demi-9° Bie avec les 155C commandé par le Cne SCHERRER est créé à partir des unités de l'ancien GAD-St Jean. Ce groupe est rattaché au Groupement d'action d'ensemble...

  • Groupement d'action d'ensemble, aux ordres du 208° RA : Groupement des 155C du 166° RAP et VI/208° RA

  • Groupement d'artillerie lourde lointaine, aux ordres du III/166° RAP : 8° Bie (155L) et un nouveau groupe homogène de 105L formé de la demi-9° Bie avec les 105L et de la 3° Bie, commandé par le CE LAHAYE.


- 16 Octobre 1939 : la crainte d'une attaque massive allemande, notifiée par le GQG français aux troupes en position, entraine une mise en alerte renforcée du dispositif d'artillerie. Ce sera une fausse alerte... La journée se traduit par de nouvelles réorganisations : le SDS Ouest est dissous tactiquement et le secteur devient celui de la 11° DI. L'artillerie et les troupes de position passent sous responsabilité de cette division... avec 3 sous-secteurs (Hoste-Kalmerich-St Jean) couverts chacun par un groupement d'appui direct et création de deux groupements d'action d'ensemble. Le PC péniblement construit pour le 166° RAP est repris par le 310° RAC du fait du déplacement du 1er à St Jean-Rohrbach, au 84 route d'Hilsprich.

- fin Octobre 1939 : les officiers d'active métropolitains surnuméraires sont progressivement mutés individuellement vers leurs nouvelles unités. A cette date, l'effectif du régiment est de 96 officiers (17 coloniaux d'active, 5 métropolitains d'active et 74 réservistes), 219 sous-officiers et 1747 brigadiers et hommes. Les pertes et évacuations depuis le début de campagne se montent à 170 hommes, dont 110 sont revenus, et une douzaine de chevaux perdus sur 289 à l'effectif. Début novembre, les 310° RAC et 8° RAD sont retirés et remplacés par le 52° RAD dans le cadre du remplacement de la 11° DI par la 62° DI. La 62° DI est remplacée à son tour un moins plus tard par la 19° DI dont le 19° RAD remplace le 52°.

- Hiver 1939-1940 : la période est plus calme, laissant le temps pour l'organisation des positions, des PC et des observatoires d'artillerie. Comme partout ailleurs sur le front, le 166° RAP voit défiler la rotation des divisions et unités de renforcement, qui chaque fois modifient l'organisation tactique d'une façon ou d'une autre. Fin décembre, la 19° DI part et est remplacée par la 14° DI, apportant avec elle les 4° et 204° RAD.
Puis c'est la grande réorganisation du front de Mars 1940. Dès fin février, il est demandé au 166° RAP d'étudier la cession de son II° Groupe - qui est déjà dans les futures limites du 9° CA - au 163° RAP, lequel transfère par ailleurs l'un de ses groupes à un autre RAP. Ce transfert se fera en mettant à terme en position de commandement sur ce groupe des officiers métropolitains des I° et III° groupes et en les remplaçant par des officiers de la coloniale du II° Groupe. La 6° Bie est ramenée à Leyvillers sur le ban du 20° CA mais devra quant même être rattachée au 163° RAP en fin de compte.

- 10-13 Mars 1940 : la réorganisation est effective et se met en place. Le SD Sarre devient le SF Sarre mais donne ses deux sous-secteurs Ouest au SF de Faulquemont et gagne en contrepartie le sous-secteur de Kalhausen à l'est. Le 166° RAP cède son II° Groupe comme prévu, mais récupère une batterie de 150T (6 pièces, positionnées à Puttelange) et la 7° Bie du 160° RAP du secteur de Faulquemont (positionnée à Puttelange aussi, en provenance de Zimming). Le PC de régiment est déplacé vers Petit-Tenquin. L'ancien III/166° RAP devient le nouveau II/166° RAP.

- 7 Avril 1940 : Un coup de main de la 14° DI vers les positions allemandes est soutenu par l'artillerie. 2200 coups sont tirés. Le dit coup de main n'a pas de résultats probants. Le régiment est maintenu en état d'alerte dans les jours suivants dans la crainte d'une réaction allemande à l'expédition franco-anglaise de Norvège suite à son invasion de la Norvège et du Danemark par les nazis.

- 15 Avril 1940 : relève de la 14° DI par la 82° DIA. Les 4° et 204° RAD sont remplacés par les 66° et 266° RAD...

- 4 au 6 Mai 1940 : les PA de la ligne L1 au-dessus de Grosbliederstroff sont attaqués par l'infanterie allemande. L'observatoire avancé du bois éponyme (pylône à la cote 325), tout juste construit et tenu par des observateurs du 166° au profit de l'ALCA, est évacué en urgence.

- 7 Mai 1940 : le personnel d'artillerie (2 officiers, les Lt Pierre BANON et Marcel KIEFFER, 2 sous-officiers et 7 observateurs) de l'ouvrage du HAUT-POIRIER sont rattachés au 166° RAP. Ils dépendaient précédemment du 150° RAP du SF de Rohrbach, mais le passage de l'ouvrage au SF Sarre lors de la réorganisation de Mars avait entrainé une situation de subordination incohérente.

- 10 Mai 1940 : Attaque allemande contre la Belgique et les Pays-Bas. La position est survolée par de nombreux avions. L'observatoire de la cote 325 dans le bois de Grosbliederstroff est approché par 3 hommes du 166° commandés par le Lt DUNOYER pour une réoccupation. Ils sont de retour le 12, car les lieux sont déjà encerclés par les Allemands.

- 12-13 Mai 1940 : fort bombardement ennemi sur les abords et arrières de la ligne L1. Les avant-postes sont aussi pris à partie. Les côtes de l'Ermerich et du Brandenbusch sont prises, ainsi que Lixing-lès-Rouhling et Grosbliederstroff. La 6° Bie du 166° RAP ouvre le feu dans la nuit du 13 au 14 Mai (187 coups de 105).

- 14 Mai 1940 : 440 coups tiré par les pièces à longue portée (105 et 155L).

- 15-17 Mai 1940 : les Détachements d'Action Retardatrice en position avancée entre Sarre et Rosselle décrochent de leur positions. La LPR devient donc de fait la 1e ligne. Le 166° RAP rentre alors vraiment dans les combats à partir du 17 au soir.
Le 16 Mai, le 166° RAP voit la création d'une batterie supplémentaire (21° Bie) composée de 20 canons de 47mm Mle 1937 antichars tout juste reçus. 8 seront implantés dans des blockhaus prévus pour et 12 seront en position de campagne ou de circonstance. L'effectif de cette 21° Bie est pris parmi celui des autres batteries, qui est remplacé à son tour par des "nouveaux" issus de la 111° Bie d'instruction. La 21° Bie se met en place entre le 16 et le 17 Mai et les pièces sont livrées le 18 Mai à 13h.

- 18-22 Mai 1940 : la situation préoccupante dans le nord entraine le départ des premières unités, dont la 82° DI, le I/182° RALT (155 GPF) et le 310° RA. Ces journées sont mises à profit pour installer et prendre en main les nouveaux canons de 47mm pendant que les batteries du régiment soutiennent à distance les combats sur la ligne avancée L1 (Folkling-Rouhling). Le 22, le secteur laissé libre par le départ de la 82° DI est repris par l'une des demi-brigades de la 52° DI qui étend son territoire.

- 25-27 Mai 1940 : Les éléments avancés entre la LPR et la ligne L1 sont progressivement ramenés derrière la LPR. Une fois de plus, l'artillerie - qui perdra dans l'affaire une bonne partie de ses moyens - est réorganisée en groupements mixtes incluant le 166° RAP, le 49° RAMF, le III/120° RALA et l'artillerie divisionnaire de la division polonaise qui reste sur site. Retour du PC du 166° RAP (et du groupement C) au PC laissé inachevé dans le Pfaffenbusch. Le 166° RAP couvre les sous-secteurs des 41° RMIC et 174° RMIF.
En appui du 41° RMIC (Groupement B ou Est) on trouve l'artillerie polonaise (bies de 75mm et 155mm), et en appui du 174° RMIF (Groupement A ou Ouest) se concentre le 166° RAP (1° Bie de 75mm, Bies de 105mm et Groupe de batteries de 155C et les 150T) avec le II/17° RA (bies de 75mm). L'action d'ensemble longue portée est dévolue aux groupes de 4 batteries de 155L du 166° RAP et les trois batteries de 155 GPF du III/120° RALA.

- 28 Mai 1940 : Suite à cette réorganisation, le PC du 166° RAP est à nouveau déplacé... à Hellimer (Mairie et Presbytère).

- 29 Mai 1940 : l'ennemi arrive au contact des avant-postes et attaque celui de Guebenhouse. L'artillerie du groupement A soutient la défense de l'AP : 1198 cps de 75mm, 110 cps de 105mm et 396 cps de 155C sont tirés dans la journée. La 4° Armée est retirée ce jour du front, laissant seul le 20° CA pour couvrir l'ancien secteur de l'armée.

- 2 Juin 1940 : Attaque allemande vers les avant-postes. Le 166° RAP effectue de nombreux tirs de contrebatterie et de soutien et les batteries du II° Groupe sont encadrées par des tirs ennemis. Le régiment déplore son premier blessé, le soldat téléphoniste MILCENT.

- 3 Juin 1940 : Poursuite des tirs dans la journée. Un incident de tir - arrachement de bloc culasse - dans la soirée entraine le décès de deux canonniers de la 1° Bie, les soldats PIENOIR et ARVY, et 3 blessés dont deux graves. Les bouchons de Grundwiller et Guebenhouse sont abandonnés dans la nuit, donc l'ennemi est au contact de la LPR.
Un nouveau groupement d'ALCA est formé à l'occasion du retour proche de la LPR de la 52° DI. Ce groupement est donné en commandement au Lt-Col ROBERT, qui doit déplacer à nouveau son PC à Hellimer (PC béton derrière le presbytère)... Ce groupement d'ALCA comporte les 4° et 5°/II/166° RAP, le II/120° RALA (Bies de 105mm Mle 1936) et ... le II/163° RAP, ex II/166° RAP cédé début Mars au SF de Faulquemont.

- 5 Juin 1940 : Le 166° RAP participe dans la soirée à la couverture de Puttelange, attaqué par les Allemands. L'échange de tirs d'artillerie se traduit par la perte de 4 hommes (Br.C. MULLER, soldats LEHMANN, GRAMM et NICKES) et la blessure de 8 autres, dont le Lt NEVEU, lorsqu'un obus ennemi tombe sur une plateforme d'un 155L 77 de la 5° Bie. Un des blessés décèdera le 7 de ses blessures (Can. LUTHER)

- 6 Juin 1940 : Les 150T du Lt JACQUEMIN évacuent Puttelange qui est le siège de vifs combats. Le groupement centre appuie la contrattaque sur Puttelange du 88° BCP. Le II/166° RAP tire 1000 coups dans la journée. Dans la nuit du 6 au 7 les 150T reprennent position à Puttelange partiellement repris.

- 10-12 Juin 1940 : les services de renseignement aérien informent le régiment le 10 juin qu'un décompte de 32 batteries ennemies - muettes pour l'instant - est en train de se masser face au secteur. Le nombre repéré est porté à 60 dans la soirée. La position est remise en alerte renforcée dans la soirée et les batteries du 166° RAP tirent dans la nuit et les jours suivants sur les positions repérées de ces batteries. La 4° Bie/II/120° RALA en position avancée à Altrippe est ramenée à l'ouest de Freybouse.

- 13 Juin 1940 : l'ordre de repli général, conséquence de l'effondrement du front entre Reims et Meuse, arrive au 166° RAP à 19h. Le repli dans le cadre de la division de marche DAGNAN se fera dans le nuit du 14 au 15 Juin en emportant par ses propres moyens 8 pièces de 75mm, 12 de 105mm L13, 4 de 155L, les 20 de 47mm AC, et les 12 de 150T. Les autres pièces (12 de 155C St Chamond et 12 de 155 L77) seront détruites sur place pendant que le reste se repliera en 1e étape sur le canal de la Marne au Rhin vers Réchicourt. La destruction des 155 est toutefois reportée dans l'attente d'une possible évacuation par train...

- 14 Juin 1940 : dans la nuit le retrait des 4 155L et 12 155C vers la gare de Bénestroff est entamé. Seuls 8 155C peuvent être retirés de batterie (2° Bie) et déplacés. 14 des 20 canons de 47mm arrivent à St Jean-Rohrbach, les autres restant dans les blocs STG C (Confluent), G, H, I. Les deux canons de la STG A sont évacués in-extremis et rejoindront le bois de Tange entre Albestroff et Nébing. L'offensive allemande de la Sarre débute à 6h30 par une forte préparation d'artillerie et des bombardements aériens. La 1° Bie est fortement secouée, mais les 3° et 4° tirent tant que possible. Les avants trains des 155mm L 18 sont détruits dans l'affaire, forçant à abandonner ces pièces à leur tour.
Le décrochage du 166° RAP débute à 21h dans des conditions imprévues pour un régiment dit "de position" donc dépourvu d'une bonne partie de son matériel organique de transport...

- 15 Juin 1940 : Le repli dans la nuit se fait avec difficultés du fait des bombardements et du contact de l'ennemi. Au point de concentration au bois de Tange (Albestroff), on fait le bilan suivant :

  • 1° Bie : 7 canons de 75mm sur les 8 ont pu rejoindre, mais 3 pièces sont inutilisables. Les effectifs inemployés par manque de canons sont mis sous les ordres du Lt GOURAUD avec ordre de se replier séparément. La batterie de 4 pièces restantes combattra en divers endroits.

  • 2° Bie : les 8 canons de 155C St Chamond sont à la gare de Bénestroff, où aucun train ne peut partir ! Elle reprend la route pour rejoindre le 166°.

  • 3° Bie : les 8 canons de 105mm sont présents.

  • 4° Bie : les 8 canons de 155L 77 ont été sabotés sur place. Seul le personnel rejoint.

  • 5° Bie : les 8 pièces ont été sabotées sur place. Seul le personnel rejoint.

  • 6° Bie : les 4 canons de 155C St Chamond ont été sabotés sur place, et seuls 2 des 4 canons de 105L 13 ont pu être ramenés, les deux autres ayant été détruits par le bombardement.

  • 7° Bie : les 6 mortiers de 150T de Puttelange ont pu rejoindre. Les 6 mortiers de 150T de Wittring (Lt LEHMANN) sont momentanément injoignables, mais rejoindront le régiment le 16 Juin. La 7° Bie sabote sur ordre ses 150T pour libérer des tracteurs pour atteler les 47mm AC. Quand le Lt LEHMANN recevra le lendemain l'ordre de détruire aussi ses pièces et de céder son matériel de transport, il demandera - outré - un ordre écrit...

  • 21° Bie : seuls 9 canons de 47mm AC sur les 14 ont pu rejoindre, grâce à des aller-retours de tracteurs. Un a été détruit par bombardement et 4 n'ont pu être transportés par manque de tracteurs et de temps. Les 9 pièces sont scindées en trois détachements de 3 pièces, commandées par le Cne POUYAT, le Lt BERNHEIM et le S-Lt ROUX.

Le 166° RAP reprend son repli à 14h vers un bois à l'ouest d'Avricourt.

- 16-17 Juin 1940 : le régiment reçoit l'ordre de se mettre en position derrière le canal vers Foucrey pour soutenir le 133° RIF qui doit se rétablir là. Les 105mm de la 6° Bie se placent à Avricourt. La 21° Bie AC est mise à disposition de la division de marche DAGNAN et de la 1° DI polonaise. Le PC s'établit à Ibigny puis Foulcrey et les positions sont reconnues. Les effectifs de batteries désarmées sont regroupés le 16 sous les ordres du CE FERREZ et partent à pied vers Ancerviller, à 16 km au sud de là. La colonne de 3 pièces de 47mm commandée par le Lt BERNHEIM se perd vers Réchicourt et se met au service du I/41° RMIC et mènera un repli indépendant de son unité de rattachement. Une 2e colonne de trois 47mm (Lt JACQUEMIN puis S-Lt ROUX) rejoindra BERNHEIM le 18 avec le 133° RIF. Les trois colonnes de 47mm donnent chacune une pièce de 47mm aux Polonais.
Le 17 au soir, le 166° RAP est partiellement dissous de manière à compléter le 49° RAMF qui dispose encore de moyens de transport significatifs. La 1° Bie et 3° Bie sont tactiquement rattachées au 49°, et les 4°, 5° et 7° Bies sont dissoutes. Le 17 au soir, le 166° se résume à son EM, sa STA, les STH et les 2° et 6° Bies... Les effectifs sans emploi sont regroupés et partent eux aussi vers le sud sous les ordres du Cne RECEVEUR.

- 18 Juin 1940 : la bataille du canal de la Marne au Rhin bat sont plein. Les faibles moyens du 166° supportent les combats du 133° RIF. Les 105mm de la 6° Bie tirent à partir de Foucrey, puis se replient vers Glonville. Dans la journée et devant le risque d'encerclement, l'EM du régiment se replie sur Blamont. Les 1° et 3° Bie suivent le destin du 49° RAMF avec leurs petits moyens (2).

- 19 Juin 1940 : PC à Blamont au petit matin. Les éléments à pied prennent la direction d'Anglemont près de Rambervillers. Le 166° est temporairement renforcé par une batterie de 75 du 1° RA Polonais. La 3° Bie (105mm) n'a plus que 200 coups disponibles et ne pourra être réapprovisionnée. La 6° Bie (105mm) remonte de Glonville et sont redirigés vers Val et Chatillon pour ensuite repartir vers Raon-l'Etape... Dès la fin des munitions, elle aura autorisation de décrocher et de se mettre en 2° échelon. A l'ouest de là, la 52° DI flanche et force la division DAGNAN de se couvrir vers l'ouest. Dans la journée le PC s'établit à Harbouey et les 1° et 3° Bies se replient vers Neuviller, suivies dans la nuit suivante par le PC/EM qui s'établit à Badonviller, puis vers Raon-l'Etape... durant la nuit le 166° atteint Neufmaisons et s'y positionne.

- 20 Juin 1940 : Une section de 75mm de la 1° Bie (Lt SCHAEFFER) va se positionner très en avant en bouchon antichar à Raon-l'Etape. Elle est rapidement tournée par les Allemands dans la nuit du 20 au 21, entrainant le sabotage des canons et le repli de la section. Nouveau repli du régiment vers St Dié dans l'après-midi. Les restes du régiment se placent à la Hollande entre Etival et St Michel sur Meurthe et envoie STA et STH à St Dié. Des 6 pièces de 47mm restantes, il n'en reste plus qu'une après les combats de Raon-l'Etape et St Dié. La batterie de 105mm de la 6° Bie, toujours intacte mais sans munitions, arrive à la Bourgonce.

- 21 Juin 1940 : le régiment se réfugie dans les montagnes entre la Bourgonce et Les Rouges-Eaux où il retrouve le groupe du CE FERREZ qui avait pris de l'avance. La section restante de 75mm (Section FOUCRAS) de la 1° Bie est mise en position antichar en début de route montant dans le massif mais ses deux pièces sont rendues inutilisables par un fort groupe d'éléments isolés qui s'oppose à la mise en place d'une défense active...
Alors que ces événements pénibles se déroulent, le 166° RAP est cité à l'ordre du 20° CA pour ses actions décisives de juin 1940 réalisées en dépit de moyens de mobilité très réduits :

"Le Général de Corps d’armée HUBERT cite à l’ordre du 20° corps d’armée le 166° Régiment d’Artillerie de position. Depuis le début des hostilités, sous l’action énergique et l'intelligente initiative de son chef, le Lieutenant-Colonel ROBERT, le 166e RAP, malgré la pénurie de ses moyens organiques, a rempli magnifiquement les missions variées qui lui avaient été confiées. Les 6 et 14 Juin 1940 en particulier sous un bombardement intense par canons et par avions, il n’a cessé, malgré les pertes éprouvées, d'apporter à l’infanterie l’appui constant de ses feux précis. Enfin, dans La nuit du 14 au 15, il ne s’est replié que sur ordre, enlevant sous le feu la presque totalité de son matériel et mettant le reste hors d’usage."
Signé : HUBERT.


- 22 Juin 1940 : journée du statut quo dans le massif du Haut-Jacques. Finalement à 16h arrive l'ordre de déposer les armes signé du Gal CONDÉ à 13h15 et transmis par le groupement DAGNAN. Le matériel restant (4 pièces de 105mm) est saboté sur place, les archives et fonds détruits, les unités regroupées (3).

- 23 Juin-3 Juillet 1940 : Le régiment est rassemble à St Dié et part vers l'Alsace via Ste Marie aux Mines. Après une longue marche, il est cantonné à Sélestat et les hommes sont séparés des officiers, qui seront envoyés aux offlags XVII A, XXI A, XXI B, V A et X B (Neuenburg). La captivité débute.



Rédaction : Jean-Michel Jolas - 05/2022 - © wikimaginot.eu

Sources :
Rapports d'officiers, documents et JMO du 166° RAP - SHD carton 34N630

Notes :
(1) certaines sources citent des 120mm L Mle 1878, mais cela n'est pas confirmé par le JMO du régiment.
(2)on raconte que la 1° Bie a été amenée à tracter 3 canons de 75mm avec un tracteur Nash qui avait fait 1914-18, le tracteur portant un canon sur sa plateforme et tirant les deux autres, le deuxième attelé au premier par un cordage...
(3) Le JMO du 166° RAP est caché dans une caisse à gargousses et enfoui dans le sol en vue d'une récupération future. Il sera récupéré peu de temps après par le Cne LAEDERICH, adjoint du régiment qui a réussi à s'évader et sera remis aux autorités militaires.



Secteur(s) concerné(s) :SFSA




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