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BOUSSOIS

( Ouvrage d'infanterie )









Secteur Fortifié
SFMA - SF Maubeuge

Sous Secteur
Thiérache

Quartier

Maître d'ouvrage
MIL - CORF

Constructeur
Entreprises civiles

Année
1934

Commune
BOUSSOIS (59168)

Lieu-dit / Parcelle
Fort de Boussois

Coordonnées
50.294906 - 4.052949

Validité information
Verifié

Niveau de réalisation en 1940

Etat actuel





Notes et informations



ARMEMENT, Infanterie


Bloc 1 : Casemate simple flanquant vers le Nord-ouest, entrée de l'ouvrage, et équipée de:
- 1 créneau JM
- 1 créneau JM et canon AC de 47mm
- 1 cloche GFM
- 1 cloche pour arme mixte
- 5 créneaux FM de défense rapprochée

Bloc 2 : Bloc-tourelle
- 1 tourelle 2 armes mixtes (n˚ 553)
- 1 cloche GFM

Bloc 3 : Casemate simple flanquant vers l'Est
- 1 créneau JM
- 1 créneau JMAC47
- 2 cloches GFM (dont une sert d'observatoire pour l'Artillerie)
- 1 tourelle AM + Mo 50 (n° 605)
- 1 créneau FM de défense de façade et une goulotte à grenades
Le bloc 3 est équipé d'une issue de secours en sous-sol.


CONSTRUCTION, Cout


Le marché de la construction se monte à 8 260 000 francs de l'époque


CONSTRUCTION, Description


L'ouvrage de Boussois est un ouvrage d'artillerie projeté dont seuls les 3 blocs d'infanterie ont été construits.

Il a été construit sur le Fort de Boussois (Fort-de Kilmaine) érigé entre 1881 et 1883 dans le cadre des fortifications du système Séré de Rivières.

Il est composé de deux casemates d'infanterie simples flanquantes, encadrant un bloc pour tourelle à deux armes mixtes, le tout relié par galerie souterraine avec locaux (usine, caserne).


EFFECTIF, Commandement et/ou unité


L'équipage du Fort de Boussois est issu de la 102° CEO du 84° RIF
Il est composé de 5 officiers et de 195 hommes

Cdt d'ouvrage : Cne BERTIN
Cdt l'infanterie : Lt LEMAIRE
Cdt le Génie : Lt CHAPPIER

Bloc 1 : Lt VANNEVILLE
Bloc 2 : AC LORIAU
Bloc 3 : Lt VANTREPOTTE et lt DOXCELLIN (Obs artillerie)

Le Cne BERTIN commande en même temps la 102e CEO du 84e RIF.


EQUIPEMENT, Transmissions


Un central téléphonique d'observation avec standard à 32 directions est prévu dans le bloc 3 adjacent à la cloche GFM/J2. Ce central est relié au central principal de l'ouvrage proche du PC dans le casernement.

L'ouvrage est équipé de deux postes récepteurs installés dans le Bloc 3 et reliés à la courte antenne de 6m sur visière (3 poteaux de support). Le poste émetteur est installé au bloc 1.

Source(s) : SHD 2V244


ETAT ACTUEL , Etat - utilisation actuelle


L'ouvrage a été totalement ferraillé après guerre, et se trouve dans un état d'abandon total.


Il se situe en terrain militaire, et est noyé dans la végétation. Ses accès sont - en principe - murés.


HISTORIQUE, Chronologie


Le 19 mai, puis les 20 et 21, les blocs 1 et 3 recoivent des tirs de la part de pièces de 88 et de 150 mm placées à 1 500 m (hors de portée des armes de l'ouvrage).

Le 22 à 9 h du matin, après un bombardement par stukas, les Allemands traversent les fossés, coiffent les blocs et neutralisent les bouches de ventilation.

La 22 mai 1940 à 11 h, l'ouvrage se rend.
Source : lignemaginot.com


Le 21 mai 1940, le commandant de l'ouvrage demande des tirs sur la batterie de l'Epinette, sur le bois-Carré et sur la cote 146,3. Cet appui de feu lui est fourmi sans délai.

Source(s) : le petit ouvrage de la Salmagne - AMIFORT SF Maubeuge
page 41



HISTORIQUE, Construction


L'ouvrage fait l'objet d'un avant-projet (14 S) du 15 février 1934.

Lors des études préliminaires, il était prévu comme ouvrage d'artillerie, équipé de blocs pour tourelles de 75mm, de 3 blocs d'infanterie, et de deux entrées. Les restrictions budgétaires amèneront cependant à reporter entrées et blocs d'artillerie en 2e cycle. Ce principe est validé lors de la 54° réunion de la CORF, tenue en juillet 1934.

Le marché de la construction est daté du 13 novembre 1934 - pour un montant prévisionnel de 8.260.000 F - alors que les plans de détail de l'ouvrage ne sont pas encore finalisés ni approuvés (1). Le plan d'implantation général de l'ouvrage n'est lui-même approuvé que le 23 Novembre 1934 (DM 7623 2/4-S). Les travaux réels ne débutent qu'au mois de Mars 1935, l'hiver ayant été simplement limité à de la préparation de chantier.

Le projet du bloc 1, casemate à gauche et entrée 1er cycle de l'ouvrage, est émis le 10 Décembre 1934 (dossier 119/S). L'ITTF, dans un souci de standardisation des blocs d'entrée des ouvrages de Maubeuge, demande à ce que le projet soit amendé de sorte à être aussi identique que possible au plan de l'entrée de BERSILLIES, approuvé plus tôt et qui doit servir de modèle aux autres. cet aller-retour entraine un léger retard, qui fait que l'implantation spécifique du bloc n'est finalement approuvée que le 28 Février 1935 (DM 1469 2/4-S).

L'organisation détaillée du bloc 2 (tourelle deux AM) est finalisée le 21 Décembre 1934. Ce projet présente un bloc à protection réduite (2,00 m, soit le type de protection des tourelles de 75mm Mle 1905 d'avant 1914), ce qui parait inacceptable à l'ITTF et la CORF qui proposent de passer en protection 3 (2,75 m) tout en demandant l'évaluation de l'impact sur les couts d'une telle décision. Par ailleurs, le couloirs, paliers et portes sont conçus trop étroit pour permettre la manutention des filtres de rechange, il est donc demandé de les élargir. Le bloc 2 est approuvé finalement sur ces bases le 8 Février 1935 (DM 998 2/4-S).

Les plans de détail des organisations souterraines sont soumis à approbation le 26 Janvier 1935 par la DTF de Valenciennes (dossier 180/S). Ce dossier est incomplet au sens où il ne traite pas de la partie transmissions et énergie, qui seront traités ultérieurement, mais intègre les commentaires qui avaient été faits sur le plan des locaux de BERSILLIES, approuvé en janvier. Les commentaires des organismes centraux sont donc de ce fait limités. L'ITTF demande cependant le report en 2e cycle des DMP des galeries de l'ouvrage à l'exception de celui de l'égout. Ce dernier voit sa protection réduite sous le fossé du fort, du fait d'une épaisseur de roc homogène suffisante au-dessus. L'approbation intervient le 4 Mars 1935 (DM 1565 2/4-S).

Le dernier bloc à être défini en détail est le bloc 3, casemate à droite et tourelle AM/Mo50mm. Il est présenté le 14 Mars 1935 (dossier 262/S de la DTF), et soulève les points suivants :
- l'obligation de traverser la chambre de tir casematée pour accéder à la cloche GFM Sud et au réservoir d'eau est problématique.
- La filtration étant à l'étage inférieur du bloc, il est inutile de faire monter le monte-charges jusqu'à l'étage supérieur. Une simple échelle peut être installée pour la communication entre étages, ainsi qu'une trappe de manutention de 1,00x0,90m.
- la disposition du bétonnage autour de la tourelle AM/Mo50 est à modifier du fait de la décision récente de rendre cette tourelle éclipsable et non plus simplement tournante (plan joint).
L'approbation intervient le 11 Mai de la même année (DM 3757 2/4-S).

Lors de l'avancement des travaux de percement de la galerie entre les blocs 2 et 3 (juin 1935), ceux-ci furent confrontés à un problème lié à la présence de galeries de mine désaffectée - attribuées à des travaux locaux du début du 19e siècle. A l'exploration, il s'avère que ce réseau est au même niveau et sous l'ouvrage au droit de la position du futur casernement. Après sécurisation de ces galeries en mauvais état et relevé de ce qui pouvait l'être de l'ampleur du réseau partiellement écroulé, un plan de sécurisation est développé par la DTF et approuvé par le ministère le 1er Aout 1935.

Source(s) : SHD 2V244
SHD 7N3795 (1)




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attaque du boussois
2 messages, le dernier est de jolasjm le 23/09/2018