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SAINT HUBERT

( Dépôt de Munitions )









Secteur Fortifié
SFT - SF Thionville

Sous Secteur

Quartier

Maître d'ouvrage
MIL - CORF

Constructeur
Entreprises civiles

Année
1935

Commune
RICHEMONT (57270)

Lieu-dit / Parcelle
Bois de Saint Hubert

Coordonnées
49.284549 - 6.143423

Validité information
Disparu

Niveau de réalisation en 1940

Etat actuel





Notes et informations



CONSTRUCTION, Description


Les installations de Saint Hubert font partie des infrastructure arriéres de la ligne Maginot. Elles regroupent un dépôt de munition, une gare de transbordement et les installations de la tête d'antenne du réseau Ouest de la Moselle (ouvrages de Rochonvillers, Molvange, Soetrich et du Kobenbusch).
Elles sont le pendant du dépôt de Reinange pour la partie Ouest de la Moselle.

Le dépôt était raccordé au réseau ferroviaire privé de la sidérurgie (De Wendel et Cie) par un embranchement de voie normale de 4,6 km construit par l'autorité militaire ainsi qu'au réseau routier national. A partir de 1940 un tronçon de voie de 60 se dédoublant pour passer la Moselle au niveau des ponts de Lampen le relie au dépôt de Reinange situé sur la rive droite de la Moselle. Une voie de 60 double le relie aussi à un quai de transbordement installé au niveau du triage de Woippy. Cette voie mise en service en mai 1940 sera bombardée le jour de son inauguration.

Il dessert par voie de 60 le dépot de Marspich situé dans les bois de Florange et le dépot de Reinange ainsi que garce à une premiére antenne, le gros ouvrage d'artillerie du Kobenbuch dans la forêt de Cattenom près de Hettange-Grande et par une seconde antenne, ceux de Molvange et Rochonvillers près d'Angevillers.

Un dépôt de machines était situé à l'ouest juste à prés le triangle d'entrée. Celui ci était constitué de quatre bâtiments :
-Un de 5m x 5m réservé au combustible liquide en cuve enterrée. Les huiles étaient entreposées en fût de 200l.
-Un bâtiment pour les locaux de service et d'exploitation.
-Un hangar de stockage des engins moteur pouvant en en contenir 8.
-Un hangar-atelier pourvu d'une fosse d'entretien.

Le grill du dépôt, d'une longueur utile de 190m environ était composé de voies de 60 distantes l'une de l'autre de 3,20m. Ces voies étaient affectées comme suit :
- Voie 1: circulation.
- Voie 2 : garage pour les matériels divers (bogies, wagons-citerne, wagons pour l'entretien de la voie type plats Decauvilles.
- Voies 3 & 4 : plateformes Péchot vides.
- Voies 5 & 6 : voies de formation des trains.
- Voie 8 : voie de garage des plate-formes chargées. Cette voie permet de garer 9 x 3 soit 27 plate-formes correspondant à la plus forte des deux séries quotidiennes de départs de trains prévues par l'avant projet d'exploitation.
- Voie 9 : voie de circulation.

Les voies 3 et 4sont prévues pour contenir les 2/3 du matériel vide, le reste étant garé sur les voies 5, 6 ou 7. Il était admis que dès la mise en exploitation ces dernières voies seraient dégagées du fait de la mise en service des plate-formes qui y sont stationnées.

Un quai situé en bout de tronçon de voie normale permet le débarquement de matériel roulant monté sur des wagons directement sur un tronçon de voie de 60.


DENOMINATION, Indicatifs et n° d'abonné


Le numéro d'abonné du depot de Saint Hubert au réseau téléphonique de la fortification Maginot était le 2282


HISTORIQUE, Chronologie


Les installations du dépôt seront détruites par les sapeurs le 13 juin 1940 lors de leur retraite.

Sous l'occupation, les allemands procéderont à la récupération d'une grande partie des voies de 60 et du matériel en ne conservant que les tronçons nécessaires à assurer la continuité du réseau.

En 1946, il ne subsiste plus selon les photos aériennes q'une toute partie des voies, quelques bâtiments le long de celles ci et trois plates-formes Pechot abandonnées sur le site.


HISTORIQUE, Construction


Le dépôt de munitions de Saint Hubert a été construit de 1934 à 1935 pour le plus gros, des travaux complémentaires ont été effectuées jusqu'en 1940.

Un premier projet du dépôt arrière est constitué en Mai 1932 (dossier 1187/S). Celui-ci est néanmoins rejeté en l'état suite à commentaires de l'Inspection Générale des Munitions, se traduisant par la proposition d'une variante en Aout 1932. Ces retards successifs font que ce dépôt est le dernier des dépôts arrières de la RF de Metz a avoir été approuvé, en Novembre 1933 et par dérogation malgré le fait que les travaux n'aient pas commencé, alors que les restrictions budgétaires sur ce type d'infrastructures avaient déjà entrainé le report sine-die de trois des quatre dépôts équivalents de la RF de la Lauter. La contrepartie à cette approbation est une réduction du projet de 8,2 millions de francs à 5,6 millions.

Le projet technique de l'embranchement particulier en voie ferrée normale est approuvé en Mars 1934 pour un montant prévu de 3,2 millions de Francs et celui du dépôt proprement dit l'est à son tour quelques semaines plus tard en Avril, malgré des inquiétudes de la CORF sur le respect effectif du budget alloué de 5,6 MF.

Source(s) : SHD - Carton 6V11313bis



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