Wikimaginot, le wiki de la ligne maginot




L'OLIVE (Fort de)

( Ouvrage d'artillerie )









Secteur Fortifié
SFD - SF Dauphiné

Sous Secteur
Haute Clarée, Guisane

Quartier
Peyrolles

Maître d'ouvrage
MIL - Séré de Riviéres

Constructeur
Entreprises civiles

Année
1883

Commune
NEVACHE (05100)

Lieu-dit / Parcelle

Coordonnées
44.997037 - 6.645984

Validité information
Verifié

Niveau de réalisation en 1940

Etat actuel





Notes et informations



CONSTRUCTION, Description


Le fort de l'Olive est un fort construit en 1881 et 1882.
Deux casemates de construction MOM sous roc pour tube de 75 mle 1897 sur affût à lambourdes d'ancrage seront rajoutées en 1934. Ces casemates flanquent en direction des cols de Thure et de l'Échelle.

Un téléphérique à traction animale permettait , depuis le village de Plampinet ,de ravitailler le fort


CONSTRUCTION, Mission, ou Fonction de l'objet


La mission du Fort de l'Olive était de contrôler la vallée de la Clarée et d'interdire le débouché des cols-frontières des Acles (2212 m), de l'Échelle (1779 m) et des Thures (2194 m).


EFFECTIF, Commandement et/ou unité


1884 : 6 officiers et 9 sous-officiers, 216 soldats

1914 :Effectif théorique
Infanterie: 1 officier et 62 soldats du 110 ème Régiment Territorial
Artillerie: 2 officiers, 105 soldats et 1 cheval du 11 ème régiment d’artillerie à pied
Génie et services divers: 5 télégraphistes
Soit un effectif de 175 hommes (et 1 cheval !)

1939-1940 : La position d'artillerie est occupée par le 10° Bie du 154° RAP aux ordres du SLT Levillain


EQUIPEMENT, Hydraulique


Le fort de l'Olive est doté de deux citernes de 330 et 80 m3 alimentées par les sources de l’Enlon d’un débit de 10 lminute
grâce à une conduite en fonte de 1800 m.


EQUIPEMENT, Transmissions


Le Fort de l'Olive est raccordé au réseau téléphonique de la fortification Maginot par un câble souterrain à 3 paires depuis le blockhaus de l'Enlon et une liaison par ligne militaire aérienne depuis le central (PTT?) de Plampinet


ETAT ACTUEL , Etat - utilisation actuelle


Le Fort de l'Olive a été cédé à la commune de Névache par l'état en 2011


10/2014 - Un richissime investisseur serait potentiellement intéressé pour acquérir les 30 340 mètres carrés de l’ex-emprise militaire perchée à 2.239 mètres dans le massif des Cerces, au-dessus de la vallée de la Clarée, afin d’y installer un haras.
Il ne s’agirait pas d’un banal centre équestre. L’objectif serait d’y créer un centre d’oxygénation en altitude pour des chevaux de compétition dont la valeur marchande sur les champs de course est estimée à plusieurs millions d’euros.
source : ledauphine.com


HISTORIQUE, Chronologie


En juin 1940, le fort de l'Olive tirera sur le fort Jaffereau à Bardonécchia et dans le même temps, reçut une quarantaine d'obus de 149 mm tirés par la batterie italienne du Chaberton avant que cette dernière ne soit détruire par les mortiers français.
Les dégâts occasionnés au fort sont encore visibles de nos jours


HISTORIQUE, Construction


Le fort de l'OLIVE, bâti entre 1881 et 1883 dans le cadre des fortifications Séré de Rivières de Briançon, est modernisé à la marge par adjonction entre 1890 et 1894 d'un magasin caverne pour la poudre et d'un téléphérique de liaison avec Plampinet.

Compte tenu de sa position avancée très bien placée pour protéger les cols de l'Echelle et des Thures, la 14° Région Militaire propose d'ajouter pour un montant de 100.000F aux travaux à réaliser en 1932 par la MOM l'achèvement des deux casemates pour 75mm sous roc, restées inachevées suite à un début de travaux en 1928-29 (Note 933 3/2-S du 12 Novembre 1931 du Gal SERRIGNY).

La CORF, consultée sur le sujet, émet un avis très défavorable, considérant les embrasures sous roc proposées bien trop vulnérables - nécessitant bétonnage et cuirassements - et le budget prévu par ailleurs notoirement insuffisant. Elle préconise un renvoi pur et simple du projet en deuxième cycle compte tenu des retards budgétaires globaux déjà lourds à cette date. Elle recommande en outre de trouver des positions d'artillerie vers le blockhaus de LENLON, qui soient défilées du Chaberton et qui permettent le même résultat sans investissement.

La 14° Région Militaire revient à la charge, avec l'appui écrit de l'EM de la 27° DI, en Avril 1932 pour confirmer son devis initial et pour signaler l'absence de positions correctement défilées vers LENLON. Contre l'avis de la CORF, l'Etat-Major Général donne raison à la 14°RM et prescrit la réalisation des travaux sur budget MOM par ailleurs alloué à la défense des Alpes (DM 1302 3/11-1 du 14 Mai 1932).

L'avant-projet est représenté à la CORF le 22 Juillet 1932 et soulève les même commentaires que six mois auparavant, sur un ton nettement moins diplomatique cette fois-ci. Le général BELHAGUE souligne ainsi qu'il n'est plus acceptable de présenter en 1932 un projet basé sur de grandes ouvertures frontales justiciables d'une artillerie rayée - solution qui aurait été juste acceptable au 19° siècle... L'ITTF, consulté en parallèle, réitère et supporte en Aout 1932 les commentaires de la CORF en insistant sur la nécessité de protéger la face frontale des casemates par une protection à minima de 1 compte tenu de la relative fragilité du rocher et à l'exposition à des coups directs provenant des cols.

L'EMA en la personne de GAMELIN ne souhaitant pas se dédire vis-à-vis de la 14°RM, mais sensible aux arguments des généraux BELHAGUE et BICHLER, renvoie alors le projet à ses concepteurs pour prise en compte des commentaires, en particulier sur la question du bétonnage et de la taille des créneaux, quitte à limiter le champ d'action des pièces au strict minimum sur chacun des deux cols (DM 2350 3/11-1 du 22 Aout 1932).

La chefferie de Briançon retourne un projet modifié le 4 Novembre 1932 (651/S). Ce document prévoit maintenant un mur de 2,25 mètres frontalement et des embrasures restreintes à 1,14 x 1,68 m côté Thures et 1,14 x 1,28 m côté Echelles. A ce stade, 60.000 F ont déjà été engagé sur la campagne de travaux de 1932 et Briançon estime nécessaire de faire rajouter 70.000 F à cela, incluant la nécessité de faire faire le travail par une entreprise civile compte tenu de la complexification des choses.

La finalisation des galeries et le bétonnage des deux casemates - en protection plus faible que prévue mais avec des volets d'embrasure pour protéger les servants, tel que proposé par le Gal BICHLER - intervient sur les campagnes de travaux 1933 et 1934. Le surcout des travaux est financé par le report - "sine-die" à ce moment-là - d'un projet d'éclairage des locaux souterrains pour 50.000 F pourtant approuvé en 1933. En avril 1933, 90 mètres de la galerie d'accès aux casemates sont percés sur les 100 mètres prévus. A l'été 1934 le percement est achevé.

Fin 1934, la 14°RM revient avec son projet d'éclairage électrique des casemates cavernes ainsi que l'électrification du téléphérique Plampinet-l'EPINE, encore à traction animale. La CORF, consultée, décline à donner son avis considérant - avec un rien de mauvaise humeur compte tenu du passé sur ce dossier - le sujet "hors de ses attributions (sic)". Le projet sera approuvé pour les 60.000 F de partie éclairage, à réaliser sur crédits 1935, mais renvoyé aux calendes pour la partie téléphérique (chiffrée à 170.000 F).

Source : SHD - cartons 7N3845 (EMA - relations avec la 14° RM) et 7N3797 (Avancement des travaux)



© 2018 -Tous droits réservés wikimaginot.eu - Cette page a été mise à jour le 20/03/2018