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METRICH - A17

( Ouvrage d'artillerie )









Secteur Fortifié
SFT - SF Thionville

Sous Secteur
Elzange

Quartier

Maître d'ouvrage
MIL - CORF

Constructeur
Entreprises civiles

Année
Commune
KOENIGSMACKER (57110)

Lieu-dit / Parcelle

Coordonnées
49.387864 - 6.291839

Validité information
Verifié

Niveau de réalisation en 1940
Construit

Etat actuel
Complet





Notes et informations



CONSTRUCTION, Description


L'ouvrage de Métrich est l'un gros ouvrage d'artillerie CORF. Il est par ordre d'importance le 4° ouvrage de la ligne, après ceux du Hochwald, du Hackenberg et du Simserhof.

Son armement était le suivant :

Bloc 1 : Casemate d'artillerie flanquant vers le Nord (Ouvrage du Kobenbusch)
- 3 canons de 75 mle 32 sous casemate
- 2 cloches GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50)
- 5 goulottes lance-grenades pour la défense du fossé

Bloc 3 : Tourelle de mitrailleuses et casemate d'infanterie flanquant vers le Nord
- 1 tourelle pour deux mitrailleuses Reibel MAC 31numéro 12
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un canon antichar de 37 mm sur birail
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31
- 2 cloches GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50)
- 1 goulotte lance-grenades pour la défense du fossé

Bloc 4 : Tourelle de mitrailleuses
- 1 tourelle pour deux mitrailleuses Reibel MAC 31 numéro 15

Bloc 5 : Tourelle de mortiers
- 1 tourelle pour deux mortiers de 81 mm numéro 301
- 2 cloches GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50)

Bloc 7 : Observatoire d'artillerie
- 1 cloche VDP (Vision Directe et Périscopique) pour l'observation d'artillerie
- 1 cloche GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50) utilisée comme cloche conjuguée pour l'observation

Bloc 8 : Tourelle de 75 et casemate d'infanterie flanquant vers le Sud
- 1 Tourelle de 75 mle 33 numéro 208
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un canon antichar de 37 mm sur birail
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31
- 2 cloches GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50)
- 1 goulotte lance-grenades pour la défense du fossé

Bloc 10 : Tourelle de 75
- 1 Tourelle de 75 mle 33 numéro 212
- 1 cloche lance-grenades (non équipée)

Bloc 11 : Tourelle de 135
- 1 tourelle pour deux obusiers de 135 mm numéro 103
- 1 cloche lance-grenades (non équipée)
- 1 cloche GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50)

Bloc 14 : Observatoire d'infanterie et défense des pentes sud-ouest de l'ouvrage
- 2 cloches GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50)
- 1 cloche GFM type A à deux créneaux utilisée comme observatoire d'infanterie

Bloc 15 : Mortiers , flanquement des arrières de l'ouvrage (ravin des entrées)
- 2 mortiers de 81 en façade
- 2 cloches GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50)

Entrée Munitions
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un canon antichar de 37 mm sur birail
- 2 cloches GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50)
- 3 créneaux pour fusil mitrailleur 24-29 pour la défense rapprochée de l'entrée
- 2 goulottes lance-grenades pour la défense des fossés

Entrée Hommes
- 1 créneau pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 interchangeable avec un canon antichar de 37 mm sur birail
- 2 cloches GFM type A (FM 24/29 et mortier de 50)
- 3 créneaux pour fusil mitrailleur 24-29 pour la défense rapprochée de l'entrée
- 2 goulottes lance-grenades pour la défense du fossé

Le bloc 8 et le bloc 11 partagent une cage d'escalier commune jusqu'à un étage intermédiaire situé à mi-hauteur ou sont situés les magasins M2 et les PC des blocs. Deux courtes galeries mènent de cet étage vers les puits séparés des deux blocs.
La situation est quasi similaire avec le PC de l'ouvrage situé à mi-hauteur du puit d'accès du bloc 7.


DENOMINATION, Dénomination officielle


Ouvrage A17


DENOMINATION, Indicatifs et n° d'abonné


Les indicatifs pour l'artillerie des observatoires de l'ouvrage étaient les suivants :
- Bloc 1 : cloche GFM indicatif O 24.
- Bloc 7 : cloche VDP indicatif O 22
- Bloc 11 : cloche GFM indicatif O 21.
- Bloc 15 : cloche GFM indicatif O 23


Les numéros d'abonnés de l'ouvrage d'artillerie de Métrich au réseau téléphonique de la fortification Maginot allaient de 572 à 580


EFFECTIF, Commandement et/ou unité


La garnison théorique de l'ouvrage était de 769 hommes de troupe et de 26 officiers, fournis principalement par le 167e RIF pour l'infanterie, le 151e RAP pour l'artillerie, le 203° Bon du Génie pour le Génie et les Transmissions.

Cdt d'ouvrage : chefs de bataillon Toussaint puis Lauga
Cdt de l'artillerie : commandant Rouquet (22e batterie)
Cdt de l'infanterie : capitaine de Cordoue
Cdt le génie : lieutenant Haffner
Major d'ouvrage : Cne Mercier Jean-Marie

Cdt bloc 1 : lieutenant Mury
Cdt bloc 4 : sous-lieutenant Thil
Cdt bloc 5 : sous-lieutenant Girard
Cdt bloc 8 : lieutenant Laurent
Cdt bloc 10 : lieutenant Martel
Cdt bloc 11 : lieutenant Bourgery
Cdt bloc 15 : lieutenant Lejeune


EQUIPEMENT, Electrique


L'ouvrage était alimenté en electricité par un poste de transformation raccordé au réseau civil par un cable enterré.

En cas de disparition du réseau civil, une usine electrique comportant quatre groupes electrogènes à moteurs SGCM 6 cylindres type G6 VU33 de 230 CV prenait le relais

L'usine elctrique était par ailleurs équipée d'un groupe électrogéne auxilliaire à moteur CLM 1PJ 65 de 8 cv assurant l'éclairage de la partie usine et entrainant le compresseur chargé du gonflage des bouteilles d'air comprimé déstinées au démarrage des groupes SGCM


ETAT ACTUEL , Etat - utilisation actuelle


L'ouvrage a beaucoup souffert de la nature du terrain dans lequel il est construit. L'anhydrite se gonfle en présence d'eau et fait se soulever les radiers. Cela était particulièrement visible au niveau de la galerie aprés le M1 et du casernement. La galerie avait été refaite après guerre du fait de son soulèvement


Dés le milieu des années 80 l'ouvrage a été la proie des récupérateurs et ferrailleurs. Ce phénomène s'est amplifié dans les années 90.

En 1983 et 1988 il fut l'objet de plusieurs campagne de démontage et de transfert vers d'autres ouvrages, certains matériels ont ainsi pu être préservés et sont aujourd'hui visibles dans d'autres ouvrages ouverts au public.

L'ouvrage a été merlonné à la fin des années 1990 par l'Armée.


HISTORIQUE, Chronologie


En 1940, les Allemands ayant percé dans les Ardennes et dans la Sarre, ordre est donné aux troupes d'intervalle de battre en retraite vers le sud A partir des 15 et 16 juin : les ouvrages du secteur se retrouvent encerclés dès le 17.
Le Métrich n'est la cible d'aucune action allemande. Après la signature de l'armistice du 22 juin 1940, l'application du cessez-le-feu commence à 0 h 35 le 25 juin , le commandant de l'ouvrage reçoit l'ordre d'évacuer le 2 juillet avec remise des installations intactes aux troupes allemandes, l'équipage étant emmené en captivité.

Entre 1943 et 1944, à cause des bombardements anglo-saxons sur l'Allemagne, les arrières de l'ouvrage (le M 1, l'usine et la caserne) sont transformés en bureaux et en usine souterraine. Des essais avec des charges creuses sont pratiqués sur les blocs3.

En 1944, l'ouvrage est utilisé du 10 au 12 novembre par la 19. Volksgrenadier-Division allemande pour retarder la 90th Infantry Division américaine
Source : wikipédia


Le 1 novembre 1947, les tourelle de 75 des blocs 8 et 10 fonctionnent à nouveau électriquement.

" La ligne Maginot de 1945 à nos jours" pages 33,34


le 13 novembre 1939, le général freydenberg assiste aux premiers tirs réels .

Faites sauter la ligne Maginot pages 69


HISTORIQUE, Construction


Cout de la construction :127 Mio ( 1930)
Construit par la Sté Constructions Générales



© 2018 -Tous droits réservés wikimaginot.eu - Cette page a été mise à jour le 04/07/2018